J’ai intégré le top 100 Amazon avec mon livre auto-édité

Comme vous l’aurez compris si vous suivez mon blog depuis le début, il y a bientôt deux mois, j’ai arrêté de travailler pour me consacrer à l’écriture de romans à temps plein. Fin juin, je vivais ma dernière journée de salariée en CDI. Début juillet, je commençais l’écriture d’un nouveau roman. Début août, j’ai publié ce roman en exclusivité Amazon grâce à Kindle Direct Publishing, qui est un outil qui permet aux écrivains de s’auto-éditer. Quinze jours plus tard, je suis première des ventes de ma catégorie, classée numéro 2 dans deux autres catégories et je suis 64ème du top 100 Amazon qui est un petit peu le Saint-Graal des auteurs. Mon livre est disponible en ebook et en version papier (lien dans la colonne de droite si vous voulez jeter un coup d’œil). A noter que le classement est valable à l’heure à laquelle j’écris, étant donné qu’Amazon met à jour toutes les heures ses classements, il est fort possible que je retombe dans la journée, que je remonte demain, etc.

top 100 amazon

classement global

C’est mon premier roman publié et même si je compte en publier encore trois d’ici la fin de l’année, on ne peut pas dire que je dispose de la même expérience que ceux qui arpentent Kindle Direct Publishing depuis plusieurs années. Néanmoins, je voulais vous partager ce que j’avais fait pour en arriver là. Je consacrerai d’autres articles à comment écrire un roman en un mois (ce que j’ai fait) mais ce qui nous intéresse tout de suite, c’est « qu’est-ce que j’ai mis en place comme stratégie pour monter dans ce top ? ».

Attention, vous risquez d’être déçus ! Je n’ai pas appliqué de stratégie spécifique pour ce premier roman. J’ai simplement fait preuve de bon sens. Déjà, j’ai commencé à me renseigner sur les stratégies pour monter dans le top 100 uniquement après avoir déjà publié mon livre. Selon les différents articles que j’ai lus, mon livre était par conséquent déjà voué à l’échec puisqu’ils disent tous quelque chose de très important : il faut massivement mobiliser votre réseau le jour de la sortie du livre. Et pour ça, il faut les préparer et les teaser, plusieurs semaines auparavant. Il faut également prévoir des séances de dédicace pour accompagner la sortie du livre, le faire découvrir et aller à la rencontre du lectorat. Et enfin, il ne faut pas publier n’importe quand.

Alors, je n’ai pas mobilisé massivement mon réseau le jour de la sortie du livre. Je ne les ai pas préparés. Je n’ai pas prévu de séance de dédicace pour l’instant même si ça me plairait et que je suis en train de voir comment il faut faire pour en obtenir une. Et j’ai publié à peu près n’importe quand : en plein milieu du mois d’août, quand personne n’achète de livres. Selon les calendriers des ventes, les pires mois pour publier sont : juillet, août, novembre, décembre. Les grandes vacances et la période de Noël sont propices à d’autres achats apparemment, pas ceux des livres.

 

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Qu’ai-je fait alors ?

1 – La couverture

On m’a demandé plusieurs fois qui avait fait ma couverture, je vous livre mon secret : il s’agit d’une photo libre de droits prise sur pixabay, que j’ai ensuite mise en page sur canva, un outil gratuit également, à l’aide du gabarit, gratuit, fourni par Kindle Direct Publishing. Le résultat me convenait mais à réception de mon épreuve j’ai découvert que l’ensemble était en basse qualité : légèrement flou un peu partout. J’ai donc sollicité une amie @Laure-Anne Michel, qui m’avait refait la couverture avec les mêmes éléments, en HD. Cette fois-ci, aucun problème de qualité.

Je pense que la couverture est l’élément crucial de votre roman : c’est celui qui permet aux utilisateurs de cliquer pour en savoir plus. Qu’ils soient en train de naviguer sur Amazon sur leur PC ou sur leur Kindle en train de chercher la prochaine lecture, ils vont voir en premier lieu la couverture et peut-être trois mots de votre résumé. Faites en sorte qu’ils cliquent sur la couverture ! Ils pourront ensuite découvrir votre résumé, accrocher aux premières pages du roman qu’ils peuvent feuilleter, etc.

 

2 – Mon réseau

Je n’ai pas vraiment encore fait appel à mon réseau. Je compte le faire en septembre pour passer la barre du Top 50 Amazon. J’ai néanmoins contacté des personnes : j’ai écrit un message à 5 personnes par jour pendant une semaine, pour les mettre au courant du fait que j’avais publié mon roman et pour leur donner le lien. Certains l’ont acheté, lu et m’ont laissé un commentaire. Mon but au début était de profiter du mois d’août pour obtenir quelques achats et des commentaires et de faire un « vrai » lancement en septembre. Le fait est que tout se déroule encore mieux que prévu. Je compte donc activer mon réseau, lors d’une réunion BNI (un réseau d’entrepreneur) en septembre tout en faisant une promotion pour mon livre : cela me permettra de générer de nouvelles ventes et de continuer à grimper dans le Top.

 

3 – La date de mon lancement

Quoiqu’en dise d’autres articles, il me semble que la date de mon lancement m’a été très bénéfique. Il y a effectivement peu de ventes de roman début août. Mais cela m’a permis de me démarquer grâce à mon réseau : je n’ai pas eu besoin de beaucoup de ventes pour monter dans le top du classement. A savoir que le classement se fait en fonction de votre nombre de ventes, du nombre d’emprunts sur l’abonnement Kindle et je pense que la notation et les commentaires y sont également pour quelque chose. Résultat : après une vingtaine de ventes et probablement autant d’emprunts dans l’abonnement, j’étais déjà 8ème des ventes de ma catégorie.

 

4 – Les catégories

J’ai choisi des catégories fines et spécifiques dans lesquelles des livres qui s’apparentaient fortement au style de mon livre, étaient déjà. Je n’ai pas cherché à brasser large, je suis allée au plus fin. Plutôt que de laisser mon livre dans la catégorie globale « Adolescents », je l’ai mis dans Adolescents >> Science-fiction et fantastique >> fantastique. Il y a beaucoup moins de compétition dans les catégories plus affinées, c’est ce qui m’a permis de monter dans le top de ma catégorie.

 

5 – L’abonnement Kindle

Il faut savoir que quand vous publiez avec KDP, vous avez deux moyens de rémunérations :

  • Les ventes directes d’ebooks et de livres papiers
  • L’abonnement Kindle

L’abonnement Kindle n’est pas obligatoire, vous pouvez tout à fait décider de ne pas faire partie de cette large bibliothèque. Pour ma part, j’ai dit oui et je ne le regrette pas car chaque emprunt vous permet d’être un peu plus connu, d’avoir des personnes qui vous lisent et de grimper dans le classement. Je ne sais pas combien je toucherai, la rémunération sur l’abonnement Kindle se fait au nombre de pages lues et il n’y a pas de prix fixe, cela dépend des mois et du nombre de pages lues globalement dans le monde par mois. On perçoit une part du fonds KDP alloué pour rémunérer les auteurs en fonction du nombre de pages lues, tout le fond est distribué tous les mois.

L’important est que je pense que l’abonnement Kindle a permis à des personnes d’emprunter mon livre alors que peut-être, si elles avaient dû payer pour, elles ne l’auraient pas acheté.

 

Voilà pour ce que j’ai mis en place de mon côté. Evidemment, ça n’a rien à voir avec les techniques que j’ai pu lire sur d’autres blogs. Attention, cela ne veut pas dire que ces autres techniques ne fonctionnent pas : je crois que chacun a sa façon de faire et qu’il faut que cette manière de faire vous corresponde également.

A l’instant où j’écris, je viens d’atteindre la 50ème place du top global Amazon 😊. Comme je vous dis, c’est toujours en mouvement.

top 50

 

Dans mon prochain article, je vous expliquerai comment j’ai fait pour écrire un roman de 345 pages en un mois.

2 réflexions sur “J’ai intégré le top 100 Amazon avec mon livre auto-édité

  1. Mélanie dit :

    Pour la couverture (que je compte refaire malgré le fait que j’aimais beaucoup la première réalisée par une graphiste et pour laquelle je n’ai rien eu à débourser, ma maison d’édition s’en étant occupée), j’ai demandé un devis à une illustratrice dont j’admire le travail : Tiphs Art. Je crains un peu la somme qu’elle va m’annoncer pour la couverture complète + une carte de mon monde (+ éventuellement des marques pages).
    Je m’interroge sur l’abonnement Kindle : si je comprends bien, les lecteurs payent un abonnement pour lire le roman en ligne, donc une fois lu ils n’en gardent pas de trace ? Et de votre côté vous êtes payée à la page lue ? C’est ce qui est le plus rentable finalement ? Plus que la vente de livre papier ou de E-book ?

    Aimé par 1 personne

    • Jupiter Phaeton dit :

      Bonjour Mélanie, les lecteurs paient un abonnement pour pouvoir emprunter tout ce qu’ils veulent (à raison de 10 livres simultanément maximum) dans l’abonnement Kindle. Ils paient 9,99 euros par mois, ils peuvent conserver le livre dans leur bibliothèque virtuelle autant de temps qu’ils le souhaitent, à raison de 10 livres maximum. Ca ne les empêche pas de payer pour acheter le livre s’ils souhaitent le conserver à vie dans leur bibliothèque, de la même manière ça ne les empêche pas de payer pour un livre qui n’est pas compris dans l’abonnement. Une fois qu’ils « rendent » virtuellement le livre, il disparaît de leur bibliothèque virtuelle mais ils peuvent le ré-emprunter quand ils le souhaitent. Et Amazon leur notifie qu’ils ont déjà emprunté ce livre quand ils repassent sur la page du livre en question. Côté auteur, il n’y a pas d’obligations de mettre son livre dans l’abonnement Kindle. Si nous le faisons, nous sommes rémunérés de deux façons : comme tout le monde, si quelqu’un achète mon livre, je touche ma redevance. Tout le monde n’a pas l’abonnement Kindle donc même si mon livre est disponible dans l’abonnement, je fais également des ventes à côté. La deuxième partie de la rémunération concerne effectivement l’abonnement et ici nous sommes rémunérés à la page lue. Il y a un fonds KDP qui est d’un peu plus de 20 millions d’euros en ce moment et qui est redistribué à l’ensemble des auteurs tous les mois, en fonction du nombre de pages lues de leur livre dans l’abonnement. Grosso modo, on gagne 0,0044 euros à la page. Je gagne donc moins quand on emprunte mon livre (qui fait 512 pages selon les normes KDP) et qu’on le lit en entier (parce qu’il y a aussi ceux qui ne le lisent probablement pas en entier) que quand on l’achète. Mais cela me rend aussi accessible à toutes les personnes qui ont l’abonnement Kindle. Si elles hésitent devant le résumé de mon livre, c’est plus facile de se dire « allez je l’emprunte de toute façon ça ne me coûtera pas un euro de plus ». Je gagne autant avec l’abonnement qu’avec les ventes (mais je suis deux fois plus lue dans l’abonnement). Je n’ai pas testé de mettre uniquement mon livre en vente et de ne pas le mettre dans l’abonnement donc je ne peux pas dire ce qui est le plus rentable à ce jour.

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