Comment j’ai écrit et publié un livre en un mois

Quand j’ai arrêté de travailler, fin juin, une question importante s’est posée : est-ce que j’envoyais mon manuscrit tout beau tout prêt à une maison d’édition ou est-ce que je tentais de le publier moi-même ?

J’ai choisi la première option. Balasaï, le manuscrit que je travaillais depuis mes douze ans, est parti vers trois maisons d’édition. Nombre de réponses positives : aucune. Mais je ne le savais pas encore à fin juin, il me fallait donc avancer et trouver un autre roman, que je comptais publier seule cette fois-ci. Il se trouve que j’aime les challenges, j’avance bien plus quand je m’en fixe un. Je me suis donnée un mois.

Il m’a fallu un mois pour écrire La dernière empathe, préparer une couverture et m’initier à KDP (Kindle Direct Publishing), l’outil avec lequel j’ai pu le publier alors qu’il m’avait fallu quinze ans pour sortir une version correcte de Balasaï. Comment était-ce possible ? Je vous livre les réponses ci-dessous.

Déjà, je disposais d’un paquet de temps : j’avais arrêté de travailler. Cette fois-ci, j’ai fait les choses dans l’ordre. Balasaï était sorti de mon esprit quand j’étais adolescente et l’univers partait dans tous les sens. L’histoire était riche, très riche, peut-être trop riche : forcément quand on a travaillé un manuscrit pendant dix-sept ans, on a eu le temps d’ajouter de nouvelles idées. Sauf que je n’avais pas fait de plan et que je m’emmêlais régulièrement les pinceaux. Je devais relire des passages pour vérifier certains points, je n’avais pas fait de fiches, je n’avais pas de trame écrite : tout était dans ma tête. Et jusque-là, j’étais persuadée que ça suffisait amplement. Après tout, les idées venaient de mon cerveau, non ?

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J’ai totalement changé d’approche pour La dernière empathe. J’ai pris trois jours pour réfléchir à une idée de roman et pour dresser un plan en dix chapitres. J’ai détaillé ce qui se passait dans chaque chapitre, j’ai trouvé les noms des personnages, j’ai réfléchi à leur passé, à leur caractère, à qui ils étaient au moment où ils entraient dans l’histoire et à qui ils allaient devenir. Quelle allait être leur transformation tout au long du roman ?

Après trois jours à tourner la trame de mon roman dans tous les sens et à la connaître sur le bout des doigts, je me suis lancée dans l’écriture. C’est BEAUCOUP plus facile d’écrire quand on a une trame claire, un plan détaillé et des personnages déjà précis. J’écrivais au début cinq à dix pages par jour puis avec l’aisance et l’habitude, j’ai commencé à écrire entre dix et quinze pages par jour. Attention, je parle en « pages » word, c’est-à-dire mon brouillon d’une certaine manière. En ebook, mon livre fait plus de 500 pages et en version papier, il en compte 343. Mais sur mon document word de travail, il en faisait un peu plus de 200 au final.

J’ai disposé de plusieurs relectures : une personne a relu à chaque fois que je terminais un chapitre et s’est intéressée au fond de l’histoire. Est-ce que les valeurs de mes personnages étaient respectées ? Est-ce que le choix de l’héroïne était judicieux ? Est-ce que toute cette histoire n’était pas tirée par les cheveux ? J’absorbais ses retours et choisissais ou non d’en tenir compte en fonction de la suite des aventures de Ryvenn.

Quand le manuscrit a été fini, je l’ai relu intégralement, faisant de mon mieux pour corriger les diverses fautes d’orthographe. Puis j’ai eu la chance d’avoir une correctrice qui est passée par là. Malgré tous nos efforts conjugués pour éliminer les fautes, il en restait toujours. Des lecteurs formidables me les ont remontés via mon adresse email et je continue d’en corriger certaines quand on me les remonte. L’avantage d’Amazon est que je peux uploader une nouvelle version de mon livre même si ce n’est que pour corriger qu’une faute de frappe. Je sais ce que c’est de lire, je suis moi-même une dévoreuse de romans, et je sais également que trouver une faute de frappe n’est jamais agréable. On est comme tiré de l’univers tout à coup. Je ne remercierai jamais assez les personnes qui me remontent les coquilles restantes avec beaucoup de gentillesse. Toutes ces erreurs sont de mon fait et je suis ravie de pouvoir les corriger pour les prochains lecteurs grâce à vous.

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Merci à tous les lecteurs !

Pendant que mon livre passait par l’étape correction, j’ai travaillé la couverture. J’ai utilisé une banque d’images libre de droit pour trouver celle qui correspondrait à mon héroïne puis avec Canva, un outil gratuit en ligne, j’ai commencé à « bidouiller ». J’ai fini par obtenir un résultat qui me satisfaisait. Mon manuscrit est revenu de corrections et j’ai uploadé l’ensemble sur Amazon.

Le tout m’avait pris un mois. Nous étions le 2 août, je venais de finir de remplir les différents formulaires de KDP. Le 3 août, mon manuscrit était disponible. J’étais ravie et surexcitée ! L’aventure avait pris un mois et j’étais fière de moi, de tous ceux qui m’avaient aidé et bien sûr, je ne peux qu’exprimer ma gratitude envers les lecteurs quand je vois qu’aujourd’hui je suis première de ma catégorie et que je suis entrée dans le TOP 20 d’Amazon.

Petit récapitulatif pour écrire son roman en un mois :

  • Trouver une idée et la creuser à 1 jour
  • Faire un plan large de l’histoire à 1 jour
  • Faire un plan par chapitre à 1 jour
  • Détailler les personnages, leurs caractères et leur histoire à 1 jour
  • Ecrire, écrire, écrire ! à 20 jours
  • Se faire relire à au fur et à mesure ou d’une traite, pour moi le délai a été de 3 jours
  • Créer une couverture à une demi-journée
  • Publier à une demi-journée

J’ai décidé de m’octroyer quinze jours de repos ensuite pour m’intéresser à d’autres sujets : comment promouvoir mon livre, comment m’occuper des réseaux sociaux pour que les lecteurs puissent me suivre s’ils le souhaitaient et puis je ne vous le cache, j’ai fait plein de randonnées avec mes chiens et j’ai bu une quantité incroyable de chocolats chauds. #accroauchocolat

Le 10 août, soit plus tôt que prévu, je me suis lancée dans l’écriture d’une nouvelle série. Même objectif : le finir en un mois pour pouvoir le publier en septembre. Je suis plutôt bien partie et je pense tenir les délais. Entre temps, ma correctrice préférée est en train de lire Balasaï pour voir si ça vaut le coup ou non de le publier sur Amazon également. Quand j’aurais fini mon nouveau roman, je m’attaquerai à la suite de Ryvenn, que j’espère publier fin octobre.

Je tiens également à dire une chose importante : ce n’est pas parce qu’on écrit vite ou dans un délai imparti que le travail est bâclé pour autant. Ce qui compte, c’est d’avoir trouvé son idée, d’avoir préparé son plan et de ne pas rester bloqué devant sa page. Ce n’est pas grave si vous jetez demain tout ce que vous avez écrit aujourd’hui. Ecrire, c’est un peu comme un muscle : plus on l’entraîne, plus il progresse.

Voilà, vous savez tout sur comment j’ai écrit et publié mon roman en un mois ! J’avais principalement la chance de bénéficier de temps devant moi. Si vous avez des questions sur comment s’organiser pour publier un roman en un mois, n’hésitez pas à m’écrire !

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