Les 6 erreurs que j’ai commises en publiant mon premier roman

Comme vous avez pu le suivre précédemment, j’ai publié mon premier roman début août sur Amazon grâce à Kindle Direct Publishing et depuis, par un miracle incroyable, je suis première des ventes de ma catégorie et j’ai intégré le top 20 global (toutes catégories confondues) d’Amazon. Je ne m’y attendais absolument pas et je suis pleine de gratitude à chaque jour qui passe pour le simple fait d’être lu et de pouvoir vivre de mes écrits.

Evidemment, c’était ma première expérience de publication. Et il y a eu un paquet de « ratés » !

1 – La relecture

2 – La couverture et sa relecture

3 – L’absence de réseau

4 – La re-re-relecture

5 – Le prix du roman papier

6 – Les mentions légales

7 – Le dépôt légal à la BNF

Bon, comme vous l’aurez compris, nous allons beaucoup parler de relectures dans les lignes qui suivent. Vous allez comprendre à quel point c’est essentiel.

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1 – La relecture

J’ai été relue par une personne avant de publier mais je n’avais pas insisté sur le côté orthographe. La personne en question relisait plus le fond que la forme.

J’ai publié et mes premiers lecteurs, heureusement des proches, m’ont immédiatement fait le retour qu’il restait un sacré paquet de coquilles. Et par là, vous pouvez entendre une centaine de coquilles. Pourtant, j’écris très bien le français, je fais rarement des fautes d’orthographe, de conjugaison ou de grammaire. En revanche, je fais des fautes de frappe. Et devinez quoi ? J’ai beau écrire correctement quand je suis concentrée, quand j’écris quinze pages d’affilée, je fais des fautes flagrantes.

Résultat des courses, j’ai fait entrer @Laure-Anne Michel en lice pour qu’elle me relise le manuscrit et me le corrige très rapidement car il était déjà publié ! En trois jours, Laure-Anne Michel a éliminé 90% des fautes. Ce qui est assez incroyable vu le délai qu’elle avait.

Mais il en restait toujours. Des lecteurs formidables m’ont noté ce qu’ils voyaient et j’ai corrigé au fur et à mesure. J’ai fini par prendre un exemplaire de mon roman, à relire chaque ligne deux à trois fois pour me poser toutes les questions des règles orthographies et enfin j’ai tout intégré sur Amazon. La magie de Kindle Direct Publishing c’est quand même que vous pouvez corriger une faute d’orthographe ou de frappe dans votre roman du jour au lendemain, épargnant ainsi aux prochains lecteurs de lire cette ineptie la fois suivante.

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’expliquer l’importance de se faire relire. Je ne voyais plus les fautes dans mon roman. Après tout, je l’ai écrit, je sais déjà les mots qui vont terminer la phrase parce que si je devais la réécrire, il est probable que je la referai plus ou moins à l’identique. Mon cerveau ne lit même plus les mots, il devine ce qui va terminer la phrase. J’ai donc dû me faire violence pour corriger tout ce que je trouvais encore comme erreur et sans la gentillesse des lecteurs, il resterait encore beaucoup de coquilles.

Attention : il en reste, c’est certain ! Malgré les nombreuses relectures. Mais il en reste également dans les romans publiés par des éditeurs très connus. L’erreur zéro n’existe pas, c’est normal. Si un gentil lecteur me fait remarquer une erreur, je la corrigerai aussitôt. Mais là, mes yeux ne voient plus rien de spécifique malheureusement.

Evidemment, un roman avec des fautes, c’est une perte de crédibilité assurée. J’ai eu beaucoup de chance que les lecteurs ne m’assassinent pas avec un mauvais commentaire à ce sujet parce que j’avais l’impression de le mériter. Alors prudence : mieux vaut reculer la publication de votre roman et vous assurer que vous le publiez sans faute que de vous presser. D’ailleurs, même si j’ai réussi à écrire mon nouveau roman en un mois, j’ai décidé de repousser la date de publication pour avoir le temps de le faire lire et relire jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus de fautes. Pas question de réitérer les bêtises de la première fois.

 

2 – La couverture et sa relecture

J’aime ma couverture même si elle a été critiquée pour être un peu trop sombre par rapport à la nature du roman. Je pense que j’aurais pu demander plus d’avis sur cette couverture, peut-être sur un panel d’une dizaine de personnes plutôt que de deux.

En revanche, même après relecture de la couverture, je n’ai pas vu une coquille absolument énorme sur la tranche du livre ! Au lieu, de « empathe », il était indiqué « emapthe » ! Il a fallu qu’un lecteur m’avertisse pour que je corrige le tir. Bien évidemment, j’ai renvoyé un exemplaire neuf sans la coquille à tous ceux qui m’ont alerté. Mais tout de même ! Une coquille de cette envergure et je ne l’ai pas vue en relisant la couverture avant de la valider ? Idem pour la couverture : prenez d’autres paires d’yeux que les vôtres pour vous assurer qu’il ne reste pas une coquille.

J’en rigolerai probablement dans quelques semaines mais je peux vous assurer que je m’en voulais terriblement d’avoir laissé passer une telle coquille.

 

3 – L’absence de réseau

Comme lu sur un paquet de blogs, au moment où l’on publie son livre, il est important de mobiliser son réseau proche : amis, familles, collègues, qui voudront bien acheter votre livre. Cela permet de faire grimper les ventes dès le début et d’obtenir de la visibilité. Une fois que vous êtes visibles, le lecteur lambda peut acheter votre livre. Et idéalement, si votre entourage lit votre livre, encouragez-les à laisser un commentaire bien sûr ! Plus vous avez une bonne note, plus vous avez de commentaires, plus votre livre gagne en crédibilité et moins les gens réfléchiront avant de l’acheter.

Mais voilà : j’ai publié mon roman le 3 août. Même en essayant d’avertir mes proches, c’était compliqué pour eux d’acheter le livre depuis la plage, de prendre le temps de le lire et de laisser un commentaire. Et je les comprends ! Autant profiter des vacances, le livre sera toujours disponible à leur retour.

Du coup, je n’ai pas pu beaucoup m’appuyer sur mon réseau mais coup de chance, mon livre a été visible rapidement car il n’a pas fallu beaucoup de ventes pour monter dans le top de ma catégorie pendant la première quinzaine d’août.

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4 – La re-re-relecture

Je réappuie dessus mais comme vous l’aurez compris, j’ai pêché par ma relecture. Alors ça méritait bien une deuxième mention !

 

5 – Le prix du roman papier

J’ai établi mon premier prix pour mon roman papier à 13,70 euros TTC. Mais ensuite, je me suis aperçue que si je faisais des séances de dédicace ou si mon livre était plus tard disponible en librairie, je n’allais pas gagner quoi que ce soit, en raison de la marge des libraires. J’ai donc modifié le prix de mon livre papier à 15 euros TTC au moment où j’ai fait corriger la coquille sur la couverture. Cela ne me plaisait pas trop de modifier le prix du livre papier en cours de route mais il faut savoir que le prix figure sur la quatrième de couverture et qu’une fois que vous commandez vos exemplaires ou qu’un libraire les commande, vous ne pouvez plus en changer. Jusque-là, comme je participais à un concours littéraire qui nécessitait l’exclusivité Amazon, je n’ai pas proposé mon livre aux librairies. Mais à présent, c’est quelque chose que je suis en train d’étudier. D’où l’importance d’avoir le bon prix sur la couverture d’ores et déjà.

 

6 – Les mentions légales

Riez ! Mais est-ce que vous connaissez toutes les mentions qui doivent figurer sur un livre ? Moi, je ne le savais pas. J’ai beaucoup lu évidemment mais je ne m’étais jamais rendue compte de tout ce qu’il fallait impérativement dans un livre.

La liste est longue et évidemment lors de ma publication, j’en ai oublié la moitié. J’ai rectifié le tir lors de mes différentes mises à jour mais je crois toujours qu’il doit manquer quelque chose.

Entre autres, voici ce qui doit figurer :

  • Nom (ou raison sociale) et adresse de l’éditeur
  • Nom et domicile de l’imprimeur ou du producteur
  • Pays de production en cas d’impression à l’étranger.
  • Mois et année de création et d’édition.
  • Date d’achèvement du tirage.
  • Les mots « Dépôt légal » suivis de l’indication de l’année et du mois de l’exécution du dépôt.
  • Pour les nouveaux tirages : Indication de l’année où ils sont effectués.
  • Pour les réimpressions à l’identique : le mois et l’année où elles sont effectuées. Attention, dans le cadre des réimpressions à l’identique, la mention du mois et de l’année de l’exécution du dépôt légal devant figurer sur l’ouvrage demeure celle du dépôt initial du livre.
  • Le prix sur la couverture
  • L’ISBN
  • Et si vous écrivez pour la jeunesse, vous avez le droit à une autre mention à ajouter…

Et encore, je ne vous parle pas des mentions facultatives !

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7 – Le dépôt légal à la BNF

Même ça je n’y ai pas pensé ! Kindle Direct Publishing vous facilite réellement le travail, au point que je croyais qu’ils allaient eux-mêmes se charger du dépôt légal à la BNF. Mais pas du tout (encore heureux, ils ne font pas tout).

Le dépôt légal est obligatoire pour toute publication afin de constituer un patrimoine français du livre à la BNF. Je me suis retrouvée à faire ma déclaration le 30 août alors que j’ai indiqué dépôt légal août 2018 sur mon livre. C’était juste mais ça devrait passer ! La déclaration peut se faire en ligne et ensuite vous n’avez plus qu’à l’imprimer et à envoyer un exemplaire papier à la BNF. De ce que j’ai lu, ils sont compréhensifs si vous avez du retard. A noter que vous êtes normalement supposés faire votre déclaration AVANT la publication.

 

La liste des erreurs commises est assez longue mais les lecteurs sont tous absolument adorables, patients et compréhensifs. J’ai reçu des emails réellement gentils m’indiquant qu’il restait quelques coquilles ou me prévenant de la tranche de ma couverture erronée. Si vous leur montrez que c’est important pour vous, ils vous pardonnent. Du fond du cœur, merci !

3 réflexions sur “Les 6 erreurs que j’ai commises en publiant mon premier roman

  1. LD dit :

    Merci pour ces précieux conseils notamment en ce qui concerne les mentions obligatoires. Votre article va me faire gagner du temps puisque j’ai le projet d’autopublier mon témoignage sur le burn out en phase de relecture (avant la rerelectufe) puis viendra un roman.

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  2. Jupiter Phaeton dit :

    Je suis contente d’avoir pu vous aider ! N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions, si je peux y répondre je n’hésiterai pas. Les premiers pas dans l’auto-édition sont source de beaucoup d’interrogations !

    J'aime

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