Vers une nouvelle ère du travail ?

Beaucoup de français en ont marre d’être salarié, de travailler pour un patron et de se sentir exploités. Le management en France n’a pas suivi l’essor des nouvelles méthodes de management appliquées aux Etats-Unis et dans les pays anglo-saxons. L’employé a toujours l’impression d’avoir des contraintes et peu de libertés. Attention, ce n’est pas vrai de toutes les entreprises bien sûr, je fais une généralité.

Par conséquent, de plus en plus de personnes tendent vers le télétravail, pour éviter d’avoir le chef tout le temps sur le dos, de côtoyer des collègues avec lesquels on ne s’entend pas toujours très bien et surtout pour s’abstenir de prendre les transports. En Ile de France, on perd vite deux heures en transport par jour. Alors que quand il n’y a qu’à s’installer à son bureau chez soi, il faut compter trente secondes. Et les deux heures de transport sont à vous pour vous détendre, vous occuper de votre famille, de votre maison, de vos projets personnels. Le mythe selon lequel l’employé en télétravail ne ferait de ses journées est bel et bien un mythe : j’ai beaucoup d’exemples autour de moi et certes, ils ne font pas leur huit heures de travail par jour mais ils sont en moyenne deux fois plus productifs que ce qu’ils étaient sur leur lieu de travail. La raison ? Pas d’interruption des collègues pour poser une question, ils évitent les réunions et quand ils doivent y participer, ils sont en liaison téléphonique, ce qui leur laisse le temps d’avancer sur d’autres points si la conversation ne les intéresse pas. A nouveau, ce n’est pas vrai pour tout le monde, je parle là d’exemples concrets de personnes qui me sont proches.

Par ailleurs, on voit de plus en plus émerger de micro-entreprises ou d’indépendants. Le titre de consultant n’a jamais autant été utilisé et pourtant le consultant fait le travail d’un salarié, simplement il décide de son salaire, il peut imposer des horaires et surtout, il choisit ses missions (s’il en a le luxe). Mais avoir le choix lui convient.

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Beaucoup de livres vous propose également d’obtenir l’indépendance financière à travers des revenus automatiques et d’aller vivre vos rêves pendant que votre compte en banque encaisse diverses sommes : j’y crois. Je m’y essaie de temps à autre et finalement écrire un livre, c’est générer des revenus automatiques. Je travaille évidemment sur le prochain livre que je compte publier mais en attendant, je ne travaille plus sur le premier et il continue de générer de l’argent.

Cette vague où l’on veut être son propre patron, on veut pouvoir décider de ses horaires, de son salaire, de ses missions : je ne crois pas qu’elle va s’arrêter de sitôt. Je ne le vois pas comme un courant de mode, je le vois presque comme une obligation. Il y a bien sûr des métiers indispensables qui ne bougeront pas (infirmière, médecin, pompier, professeur, la plupart des emplois de fonctionnaires) mais je vois arriver une transformation du secteur privé. Savez-vous que maintenant même des services sont externalisés vers les pays en développement ? Vous savez que les plateformes téléphoniques sont généralement situées en Inde ou en Afrique. Mais est-ce que vous savez que pour 4 euros de l’heure vous pouvez également obtenir les services d’une assistante personnelle extrêmement compétente en Inde ? Qui vous conseillera, vous aiguillera dans vos choix, fera appel à un expert pour vous, rédigera vos emails, effectuera des recherches, commandera un cadeau pour votre femme,… Les services bancaires également sont externalisés dans d’autres pays à présent. Le monde tertiaire est en train de vivre une migration. La nouvelle ère du travail est en marche : c’est du chacun pour soi, c’est un projet personnel qu’on développe, ce sont des revenus automatiques qu’on génère, peu importe la voie… Le travail est en train de changer, la manière dont nous voyons le travail change également. Nous sommes également plus à l’écoute de notre envie de bonheur. Et cela passe souvent par une redéfinition de notre travail car nous y passons un tiers de notre vie tout de même ! Alors ne vaut-il pas mieux y être heureux ? Surtout quand on entend toutes les personnes qui font des « burnout » autour de nous ?

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Le bonheur est maintenant une notion de plus en plus en vogue sur les lieux de travail. Mais c’est un point que les pays anglo-saxons ont commencé à développer il y a déjà dix ans de cela et qui arrive seulement en France dans de rares entreprises aujourd’hui.

Nous sommes en pleine mutation du travail. Le français travailleur se reconvertit aujourd’hui, il n’exerce plus le même métier toute sa vie. D’ailleurs, de nouveaux métiers sont apparus. Certes, ils existaient mais on n’en voyait pas autant : coachs et formateurs sont à la mode depuis cinq ans, consultants et conseillers en tous domaines sont disponibles pour vous, DRH à temps partagé, DSI à temps partagé, assistante à temps partagé… eux aussi ont pris leur place sur le devant de la scène.

Et vous ? Que faites-vous ? Êtes-vous heureux ? Votre métier vous satisfait-il ? Si oui, c’est formidable ! Si non, il est toujours temps, peu importe votre âge, de vous poser les bonnes questions. L’ère du travail est en mouvement, il faut en profiter pour suivre vos instincts.