Comment ne pas perdre sa motivation ?

Et voilà, vous avez un tout beau nouveau projet, peut-être qu’il s’agit d’écrire un roman, de manger mieux, de faire du sport, de démarrer un projet personnel, d’apprendre le japonais… Et ce n’est pas la première fois que vous vous lancez mais à chaque fois, vous tenez bon une semaine, parfois deux puis il manque ce petit quelque chose pour que vous vous y teniez et pouf, vous arrêtez.

Ça m’est arrivé un paquet de fois ! Jusqu’à ce que je mette en place les outils nécessaires pour que ça n’arrive plus. Si vous aussi vous voulez rester motivés, je vous partage ce qui m’a aidé ci-dessous.

 

1 – Ne pas se fixer trois mille objectifs à la fois

Après avoir lu the One Thing de Gary Keller, je me suis rendue compte que je me fixais beaucoup TROP d’objectifs. J’étais du genre à me dire : allez à partir de demain je change ça, ça et ça ! Je me mets au sport, je mange mieux, je vais apprendre le coréen et le russe, je vais méditer, je vais tenir un journal, je vais me mettre au yoga, je vais…

Vous voyez l’idée. Du jour au lendemain, je basculais tout à coup dans un autre univers, je devenais une autre personne. Mes objectifs étaient tous atteignables pris séparément mais groupés tous ensemble, ce n’était pas possible d’imaginer que j’allais réussir. Oh ! Je l’imaginais bien pourtant, je tenais une semaine puis j’arrêtais. Puis je recommençais et cette fois je tenais trois jours. Puis à nouveau et parfois je tenais jusqu’à deux semaines. Mais je n’allais jamais au-delà.

Pourquoi ?

Parce que j’en demandais trop à moi-même : trop de changements, trop d’objectifs et trop d’exigences.

Après avoir lu the One Thing, j’ai compris qu’il suffisait d’un UNIQUE objectif. Pas la peine de courir après trois lièvres à la fois. J’irai plus vite en courant après un unique lièvre, en l’attrapant et en passant au prochain objectif ensuite.

J’ai donc drastiquement réduit ma liste d’objectifs et j’ai décidé de commencer par le plus simple : méditer. J’allais méditer tous les jours, pendant dix minutes, avec l’application Calm (vous pouvez aussi tester Headspace).

Et déjà, tout paraissait beaucoup plus simple. Même s’il y avait d’autres obstacles.

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2 – Découper son objectif en petits tronçons

Certains objectifs peuvent mettre des années à être atteints. Et alors, il est difficile de mesurer ses progrès. C’est plus simple de se dire « la semaine prochaine j’aurais fini ça » que « dans trois ans j’aurais réussi ». Apprendre une langue étrangère, par exemple nécessite parfois des années d’apprentissage. Alors plutôt que de vous donner un seul et unique objectif : apprendre le coréen par exemple, découpez-le en plus petits objectifs successifs :

1 – aller à mon premier cours de coréen

2 – apprendre 100 caractères coréens

3 – tenir une conversation basique du type « bonjour », « au revoir », « j’habite à … »

4 – être capable d’indiquer les directions en coréen

5 – apprendre 200 caractères coréens

Etc…

De même si vous démarrez un projet personnel, l’écriture d’un roman, une chaîne Youtube, une création d’entreprise, découpez l’ensemble. Un objectif comme « je veux que mon entreprise soit rentable d’ici trois ans » et un objectif formidable. Mais il dure trois ans et il n’est pas découpé. Comment allez-vous tenir ? Découpez votre objectif en tâches, en missions, en jalons :

1 – créer mon entreprise

2 – obtenir mon premier prospect

3 – émettre ma première facture

4 – téléphoner à dix prospects par jour

Etc…

C’est très simple, c’est facile et c’est logique. Mais souvent on se dit que justement, c’est évident, c’est trop facile et par conséquent, ON NE LE FAIT PAS. Je pense que c’est dommage, ce n’est pas la même chose d’avoir ces informations dans votre tête et de les avoir sur papier, pour pouvoir les cocher, observer l’avancée de vos progrès ou encore mieux, vous récompenser…

 

3 – Se récompenser

Un objectif comme méditer tous les jours ne connaît pas de fin. Le but est de s’y mettre, d’en faire une habitude et de ne jamais arrêter. Ce n’est typiquement pas un objectif qu’on peut découper en plusieurs tronçons alors comment s’y tenir ? J’ai trouvé que le système de récompenses aidait beaucoup.

Typiquement, sur des objectifs de très longue durée, je m’octroie des récompenses quand j’ai tenu par exemple sept jours d’affilée puis ensuite quinze jours d’affilée puis un mois. Il y a des applications pour suivre ce genre de choses si vous voulez. Il y en a tellement que je ne vous propose pas de listes. Calm, l’application que j’utilise pour méditer, suit le nombre de jours d’affilée où vous méditez, il est donc facile de savoir si on s’est raté ou non.

Les récompenses doivent être en accord avec votre objectif et/ou éliminer une partie de la frustration. Par exemple, pour me récompenser d’avoir méditer pendant sept jours d’affilée, je me suis offert un coussin de méditation (celui-ci) puis pour me récompenser d’avoir méditer pendant quinze jours d’affilée, je me suis offert un livre sur la méditation.

Pour manger mieux (objectif que j’ai également suivi une fois que la méditation faisait intégralement partie de mes habitudes), j’ai décidé que ma réponse était le cheat meal. Vous êtes probablement familiers avec l’idée mais au cas où je vous explique : le cheat meal consiste à faire un repas par semaine en dehors des clous. Vous mangez ce que vous voulez, une part de cheesecake au Starbucks, un burger, une crêpe, n’importe. Mais vous ne le faites qu’une fois par semaine. C’est beaucoup plus simple de se tenir à son objectif de mener une vie plus saine quand on sait qu’on va évacuer sa frustration une fois dans la semaine. Pour être honnête, après trois semaines, je n’avais même plus envie de ce cheat meal. Pour d’autres, il peut y avoir autant de cheat meal que voulu dans la semaine MAIS il doit être fait maison : pas de burger de chez mcdonalds, il faut qu’il soit cuisiné maison. Bon, comme je cuisine et que ça ne me dérange pas de prendre du temps à faire un repas cheat meal maison, je n’ai pas opté pour cette version ! En dehors du cheat meal, je suivais mon nouveau mode de vie alimentaire dont je vous parlerai dans un autre article.

L’idée est simple : vous réussissez, vous vous en sortez bien alors récompensez-vous ! Vous le méritez !

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4 – Avoir un partenaire de responsabilité

Pour me tenir à mon alimentation saine, le cheat meal n’était pas suffisant. C’était beaucoup trop tentant de grignoter quelque chose ou de manger un peu moins sainement quand l’envie se faisait sentir. Alors j’ai opté pour une nouvelle technique : j’ai pris un partenaire de responsabilité.

Qu’est-ce que c’est ? C’est une personne qui suit le même objectif que moi, en même temps que moi. On prenait en photo nos repas et on se les envoyait. Si on considérait que l’un d’entre nous n’avait pas tenu bon, nous avions mis au point une « punition ». La punition consistait à faire cinquante burpees CHACUN, peu importait qui avait fauté. Donc si mon partenaire en était par exemple à son deuxième cheat meal de la semaine (au lieu d’un seul), il écopait de 50 burpees à faire et moi également. On a fini par appeler ça des burpunitions. Et c’est le système qui a le mieux fonctionné pour moi. L’idée est que vous avez quelqu’un qui va vérifier que vous avez bien tenu votre objectif, c’est comme un professeur, comme un coach et vous lui rendez la pareille. C’est beaucoup plus engageant que de faire les choses tout seul dans son coin. Après tout, si vous vous ratez et que vous le faites seul, la seule personne déçue c’est vous. Vous n’impactez personne d’autre. Alors que si vous le faites avec quelqu’un, vous allez l’obliger à faire cinquante burpees et il sera là pour vous remettre dans le bon chemin. Aucune obligation de faire des burpees bien sûr, vous choisissez ce qui vous convient, deux minutes de planche, cents abdominaux…

Ici je suis partie sur l’exemple de la nourriture et du sport mais vous pouvez tout à fait adapter cela à votre objectif personnel. Si par exemple vous avez trouvé quelqu’un qui comme vous a choisi l’objectif de méditer, si l’un d’entre vous ne le fait pas, trouvez une punition qui convient et qui vous déplaira à tous les deux. Sinon bien sûr, ce n’est pas drôle ! Je détestais les burpees au début de mon partenariat de responsabilité puis petit à petit j’ai fini par aimer ça alors… nous avons changé la punition ! Et nous l’adaptions également en fonction de nos objectifs. Quand chaque écart nous obligeait à faire vingt tractions chacun, je peux vous assurer que les punitions ont grandement diminué et que notre alimentation est devenue saine 100% du temps à l’exception du cheat meal autorisé !

 

5 – Il y a plein d’applications pour vous aider

N’hésitez pas à fouiller le store des applications. Des applications gratuites pour vous aider à tenir la route sur vos objectifs, il en existe à la pelle ! Personnellement je n’en utilise pas, j’utilise tout simplement un tableau blanc et un feutre veleda mais pour les amateurs du suivi et du smartphone, il y a vraiment de quoi faire. Si ça peut vous aider, n’hésitez pas. Lifesum par exemple est une excellente application pour noter ce que vous mangez, prévoir vos repas et observer le nombre de calories et la répartition des aliments. C’est engageant, ça vous permet d’envoyer un récapitulatif à votre partenaire de responsabilité, bref c’est pratique ! En plus, cela vous permet de vous rendre compte de ce que vous mettez dans votre assiette.

 

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J’aimerais méditer à cet endroit 🙂

Vous avez maintenant comment j’ai réussi à atteindre mes objectifs et à :

  • Méditer tous les jours
  • Me mettre au yoga pour de bon
  • Manger sainement
  • Ecrire mon roman en un mois (et oui, c’était dans mes objectifs !)
  • Dresser mes chiens
  • Tenir un journal
  • Et bien d’autres encore… !

 

J’espère que ce partage d’expérience vous aidera vous aussi à atteindre vos objectifs !