Céline Musmeaux : la détermination d’une autrice à succès

Aujourd’hui, nous avons la chance et le grand plaisir d’accueillir Céline Musmeaux. Son nom ne vous dit rien ? Céline Musmeaux, c’est plus de 50 romans parus à ce jour, des commentaires des lecteurs absolument élogieux. À peine sortis, chacun de ses romans prend la place de numéro 1 de sa catégorie et vous verrez dans cette histoire à quel point elle est humble car pas une fois elle ne le mentionne, c’est moi qui dois la pousser à en parler ! *rires* Son dernier roman, Dans mes veines, s’est classé immédiatement numéro 1 de sa catégorie à sa sortie.

Céline, c’est l’histoire d’un succès fou, d’une autrice qui écrit avec passion mais aussi d’une enfant précoce et dyslexique qui a fait preuve de détermination.

Jupiter : Depuis quand écris-tu ? 

Céline : Depuis l’adolescence. J’ai commencé à m’intéresser à l’écriture au club journal de mon collège. J’ai ensuite écrit un recueil de textes et poèmes au lycée. Ce moyen d’expression m’est resté.

Jupiter : Quel a été ton déclic pour te mettre à écrire ? Y a-t-il un événement en particulier qui t’a donné envie ? 

Céline : C’est le décès de mon grand-père qui m’a poussée à écrire. J’avais un trop-plein d’émotions et personne pour les comprendre. J’ai toujours été en décalage avec les autres. J’étais une artiste. J’étais dyslexique. J’aimais dessiner en cours. J’étais douée pour les études. J’étais différente et je le suis restée.

Jupiter : Je pose la question à tout hasard : est-ce que tu étais/es une enfant précoce ? 

Céline : Je suis née début novembre. Du coup, j’ai eu mon Bac à 16 ans et mon BTS à 18 ans. J’ai cumulé plusieurs aspects pouvant décrire un enfant précoce : la solitude, le décalage avec les enfants de mon âge, l’éveil intellectuel et artistique, l’ennui en cours, la vitesse d’apprentissage lorsque ça m’intéresse, le rejet des autres, etc.

Jupiter : Effectivement, ça ressemble typiquement à une description d’enfant précoce ! La plupart des gens s’imaginent qu’être enfant précoce, cela signifie être super intelligent. Mais ce n’est pas du tout le cas et d’ailleurs, chaque cas diffère. À quel âge est-ce que tu t’es rendu compte de la solitude qui pesait sur tes épaules ? À quel moment est venu le décalage ? Pourquoi les autres t’ont-ils rejeté ? Qu’est-ce que tu as ressenti face à tout ça ? En effet, la précocité entraîne souvent une hypersensibilité, ça n’a pas du tout être facile de faire face.

Céline : Je pense que le décalage est arrivé très tôt. J’avais tendance à préférer rester avec des garçons que des filles afin de marquer cette différence. Je n’étais pas attentive en cours. Je répondais aux profs. J’avais des loisirs différents et des raisonnements plus matures que les élèves de mon âge.

Il y a eu plusieurs phases de rejets. La première a été parce que j’étais « grande gueule ». La seconde « parce que j’étais naturellement douée pour ce qui me passionnait », ce qui m’a attiré une forme de jalousie et m’a isolée progressivement. La troisième, c’était simplement « mon comportement solitaire » qui fut finalement la conséquence des premières phrases. Je pense que le principal sentiment que j’ai ressenti durant mon adolescence était l’injustice.

Jupiter : Et maintenant que tu es adulte, est-ce que tu ressens encore ce décalage ? Est-ce que l’injustice te frappe encore ? Ou est-ce que les choses ont un peu changé ?

Céline : Je me sens toujours plus ou moins en décalage. L’injustice, c’est cette différence qui fait que ce qui te paraît normal ou facile, va paraître impossible pour les autres. C’est là que les gens commencent à te critiquer ou à te jalouser parce qu’ils ne comprennent pas que ce qui t’es possible de faire, leur est impossible… Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire ?

Jupiter : Est-ce que tu peux nous donner un exemple de décalage ? Quels étaient tes loisirs par rapport aux autres enfants de ton âge ?

La différence était dans mes loisirs, mes goûts, etc… Par exemple, lorsque 99% des filles de mon âge aimaient les Boys Band, j’écoutais du pop rock américain.  Lorsque tout le monde trouvait barbant l’histoire, l’économie ou le droit, j’adorais ça… Lorsque je passais des heures à dessiner, d’autres sortaient… J’adore le football, les mangas, etc. En fait, je m’entendais mieux avec les élèves plus âgés de manière générale…

Jupiter : Y a-t-il un conseil que tu aimerais donner aux écrivains qui sont eux aussi précoces et qui peut-être ont eu un parcours similaire au tien ?

Céline : Je pense qu’il n’y a pas vraiment de conseil parce que tout le monde est différent. Il faut savoir s’écouter et s’accepter. C’est la seule chose à savoir !

Jupiter : Est-ce que tu écris à temps plein ? Si oui, que faisais-tu avant d’écrire ? Si non, que fais-tu à côté comme métier ? 

Céline : C’est mon métier à temps plein depuis 2012. Je suis éditée et affiliée à l’agessa.

Jupiter : Félicitations ! Est-ce que tu peux me parler de tes journées et me dire un peu à quoi elles ressemblent ? Est-ce que tu pourrais me décrire une journée typique ? Est-ce que tu as des habitudes d’écriture ? Par exemple, écrire de 6h à 7h le matin (oui c’est pour les tortionnaires qui se lèvent tôt) ? 

Céline : Je n’ai pas d’habitude particulière. Je considère l’écriture comme un métier et une passion. Je peux écrire des jours durant et ne rien faire ensuite. C’est juste une question d’élan et de motivation pour moi.

Jupiter : As-tu choisi l’auto-édition ou es-tu édité par une maison d’édition ? Pourquoi ? 

Céline : J’ai choisi une voie différente. Je suis éditée par une maison d’édition qui gère mes droits et mes intérêts. Je garde ainsi ma liberté d’expression.

Jupiter : Peux-tu me parler de tes romans ? Combien y en a-t-il ? Écris-tu toujours le même genre ou y a-t-il des genres différents ? Comment t’es venue l’idée de ton premier roman ?

Céline : À l’heure actuelle, j’ai écrit 52 romans. J’ai commencé à écrire du Young Adult puis j’ai eu une période Fantasy avant de revenir à mes premiers amours, le Young Adult et le New Adult. Mon premier roman est né de ma passion du Japon et de l’écriture. À l’origine, je cherchais à concilier ma passion du dessin et de l’écriture. D’ailleurs, la première version de mes romans a été publiée en auto-édition avec des couvertures illustrées par mes soins.

Jupiter : CINQUANTE romans !! *s’étouffe* Waouh ! C’est juste incroyable ! Et génial ! Comment est-ce que tu t’organises pour écrire un roman ? Comment est-ce que tu fais pour éviter de te répéter ? D’où te vient toute cette merveilleuse imagination ? 

Céline : J’ai un rythme d’écriture d’un roman par mois. Je n’ai aucune organisation précise. C’est naturel pour moi. J’écris mes résumés plus d’un an ou deux ans à l’avance et je prépare les couvertures/titres également. J’avance d’histoire en histoire sans me poser de question puisque je n’écris pas sur les mêmes thèmes ni en mettant en scène le même style de personnages. Tous les mois, j’écris une autre « vie », celle des personnages. Du coup, il n’y a rien de répétitif. Concernant mon imagination, je pense qu’elle me vient de mon empathie et de ma capacité à analyser les situations.

Jupiter : Est-ce que tu as déjà subi des critiques du fait de ta rapidité d’écriture ?

Céline : C’est arrivé pour la première fois début 2018. Cela m’a surprise, car les personnes qui m’ont critiquée étaient dans un autre registre littéraire. Je suppose que c’était une forme de jalousie ? Mais j’ai su passer outre malgré le sentiment d’injustice et d’incompréhension que j’ai ressenti à ce moment-là.

Jupiter : Est-ce que tu penses que ta capacité à écrire aussi vite est liée au fait que tu es enfant précoce ?

Céline : Je ne sais pas si ma rapidité d’écriture est liée au fait que je sois précoce. Je laisse les scientifiques se pencher sur ce cas ! Blague à part, je pense que c’est un tout. Peut-on résumer la capacité d’une personne à des traits de caractère ? Je ne pense pas. Certains parleront de talent, d’autres de travail… Je laisse les gens choisir.

Jupiter : Tu as actuellement deux romans numéro 1 des ventes sur Amazon [note : au moment où l’article a été rédigé au moins de novembre] dans leur catégorie respective (et même dans plusieurs catégories). C’est donc que les fans sont au rendez-vous ! J’ai lu quelques commentaires et je vois qu’ils attendent tous impatiemment tes prochains romans. Comment est-ce que tu interagis avec ta communauté ? Est-ce que des fans t’écrivent régulièrement ? Qu’est-ce que tu ressens quand tu reçois un message de leur part ?

Céline : Je communique principalement avec mes fans sur les réseaux sociaux. J’ai différents supports. Du coup, ils peuvent me parler librement et je leur réponds quand je suis disponible.

Jupiter : Que cherches-tu à transmettre au lecteur quand tu écris ?

Céline : Des messages, des sentiments… J’écris sur des thèmes divers de la vie de tous les jours. J’aborde à travers mes romans les difficultés de la vie et le panel d’émotions qui en découle. Je peux tout aussi bien écrire à propos du harcèlement scolaire, du deuil que des thèmes plus larges liés à l’adolescence ou à l’entrée à l’âge adulte.

Jupiter : Est-ce que ce sont des situations que tu as vécues ou que tes proches ont vécues ? 

Céline : Certains de mes romans sont inspirés de ce que j’ai vécu au cours de l’adolescence. Mais ils ne sont en aucun cas biographiques. Par exemple, je parle de la dyslexie dans « Ces mots qui me blessent », et j’aborde le décès d’un proche au cours de l’adolescence ainsi que le harcèlement scolaire dans « Ce silence qui nous sépare ». Je crois que ce sont les deux romans les plus inspirés de mon histoire personnelle. 

Jupiter : Si tu devais mettre en avant trois de tes particularités, lesquelles seraient-elles ? Elles peuvent être liées à l’écriture, à tes habitudes, à ton caractère, à ton passé… 

Céline : Hum… Je dirais la capacité d’émouvoir à travers mes textes, ma rapidité à écrire des romans (1 par mois) et ma détermination à prouver qu’être dyslexique ne fait pas de moi une ratée. 😉

Jupiter : Est-ce que quand tu étais plus jeune tu pensais qu’être dyslexique t’empêcherait de vivre ton rêve ? Est-ce que tu peux nous parler un peu plus de la dyslexie et de ce que ça implique pour toi ? 

Céline : L’éducation nationale a su me le marteler en tout cas ! « Je ne ferai rien de ma vie ». Voici le message qu’il m’a été transmis au cours de mon adolescence. Pourquoi ? Simplement parce que mon cerveau analyse trop vite ce qu’il voit, ce qui rend la lecture orale difficile pour moi. La dyslexie, le mal des personnes surdouées, à ce qu’il paraît ?  En tout cas, j’ai souvent été rabaissée et sanctionnée pour mes fautes d’inattention. Mais j’ai su trouver la volonté en moi de changer ce qu’ils considéraient comme un défaut en l’une de mes forces. Ainsi, mon esprit d’analyse, ma capacité à « réfléchir vite », me permettent aujourd’hui d’écrire un roman par mois sans la moindre difficulté et sans être scotchée à mon ordinateur 12 h par jour. Concernant l’aspect pratique, j’ai dompté ma dyslexie avec l’écriture et une relecture attentive.

Jupiter : Quand est-ce que tu as appris que tu étais dyslexique ?

Céline : Très tôt, étant donné que je n’arrivais pas à lire oralement. C’était plutôt voyant et humiliant.

Jupiter : De quoi es-tu la plus fière concernant ton parcours d’écrivain ?

Céline : Fière ? Je ne sais pas vraiment. Je dirais d’avoir une fan base solide qui me suit tous les mois dans mes aventures. N’est-ce pas le plus important pour un écrivain, être lu ?

 

Merci à Céline pour son temps ! J’espère que les écrivains zèbres (ils se reconnaîtront) et/ou dyslexiques se retrouveront grâce à Céline et sauront qu’il ne faut pas baisser les bras. Tout est possible.

Vous pouvez la retrouver en cliquant sur les liens suivants :

Fiche auteur Amazon : https://amzn.to/2CgvpJu

Site internet : https://celinemusmeaux.art/

Page facebook : facebook.com/celine.musmeaux/

Groupe facebook : groups/CelineMusmeauxAuteur/

Instagram : instagram.com/celinemusmeaux/

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