Globe-trotteuse et écrivain : interview de MAYDAY

Mayday, ce n’est pas moins de quatre romans et deux nouvelles, tous orientés romance MM. Âgée de 26 ans, Mayday est également une globe-trotteuse aux nombreuses anecdotes qui vous feront rire. Elle tire son inspiration de ses voyages (mais pas que) et a accepté de nous faire partager son expérience. Publiée à la fois en auto-édition et par une maison d’édition, Mayday s’inscrit dans le courant du moment : celui des auteurs hybrides

 

Jupiter : Depuis quand écris-tu ?

Mayday : J’écris depuis que je sais lire. Déjà toute petite, je m’amusais à inventer des histoires, et je prenais un malin plaisir à piquer la machine à écrire de ma maman pour que ça ressemble à un livre. Mais j’ai commencé sérieusement à l’adolescence, vers 14 ou 15 ans.

Jupiter : As-tu choisi l’auto-édition ou es-tu éditée par une maison d’édition ? Pourquoi ?

Mayday : Je fais les deux, et j’aime les deux. J’ai commencé par l’auto-édition et je regrettais de n’avoir pas de retour professionnel, chose que j’apprécie en maison d’édition. J’espère pouvoir continuer les deux.

Jupiter : Quelle plateforme as-tu choisi pour l’auto-édition ? Quelle est ta maison d’édition ? Quelles différences vois-tu entre les deux ? Laquelle des deux méthodes préfères-tu ? Il y a des avantages et des inconvénients dans les deux je suppose ? #avalanchedequestions

Mayday : Je passe par Amazon, Kobo, mais également Lulu pour les exemplaires dédicacés, et je suis publiée chez Mix Editions. La grosse différence, clairement, c’est le retour et le suivi professionnels. J’ai eu une vraie correction, une vraie promotion, j’apprécie beaucoup leur travail éditorial et leur professionnalisme. Par contre, je ne dirais pas que j’ai une préférence entre auto-édition et maison d’édition. Je continuerai quoi qu’il en soit à sortir des romans en tant qu’auteur indépendante, mais je continuerai aussi à en envoyer en maison d’édition. Ce n’est pas comparable. Et oui, il y a des avantages et des inconvénients dans les deux : je n’ai actuellement pas les moyens en tant qu’indépendante de payer une correction et un graphiste. Heureusement pour les couvertures, j’ai fait des études en graphisme donc ce problème-là est réglé, mais le problème de correction et de bêta-lecture professionnelles toujours pas. C’est une question qui ne se pose pas en maison d’édition, puisque tout est géré et maîtrisé. Après, j’avoue que je gagne plus d’argent en sortant les livres en auto-édition en termes de pourcentage, mais disons que l’ambition n’est pas la même, donc ce n’est pas ce que j’appelle un inconvénient. L’avantage de l’auto-édition en revanche, c’est la liberté : je publie ce que je veux, j’écris ce que je veux, et si ça ne plaît pas, je m’en fiche. Je ne suis pas sur Amazon pour suivre une ligne éditoriale, et je continuerai d’écrire ce qui me plaît en premier lieu. C’est aussi une alternative pour publier des choses qui ne seraient jamais passées en ME, soit parce que trop courtes, soit parce que hors ligne éditoriale.

Jupiter : Peux-tu me parler de tes romans ? Combien y en a-t-il ? Ecris-tu toujours le même genre ou y a-t-il des genres différents ? Comment t’es venue l’idée de ton premier roman ?

Mayday : J’ai écrit 4 romans et quelques nouvelles pour l’instant, en ayant commencé en 2014 en termes d’écriture, 2016 pour ma première publication en auto-édition, et 2018 pour ma première publication en maison d’édition. Je suis plus à l’aise en romance contemporaine, parce que c’est ce que j’aime le plus, mais je me suis essayée à la romance fantastique également. C’était d’ailleurs mon premier roman. J’entrais progressivement dans l’âge adulte et je me souvenais de toute la magie de mes lectures d’adolescente, ce qui m’a incitée à débuter par du fantastique. C’était la facilité dans le sens où c’est ce que je connaissais le mieux, même si tout est relatif. Avec le temps, je suis aujourd’hui convaincue que ce n’est pas ce qui me convient, et je m’épanouis beaucoup plus en romance contemporaine.

Jupiter : Est-ce que tu lis beaucoup ? Qu’est-ce qui t’inspire pour écrire la romance contemporaine ? C’est un style que je trouve très difficile ! 

Mayday : Pour la lecture, je risque de te surprendre… Non. Je ne lis pas beaucoup, parce que ça me gonfle vite. Pire que ça, je lis très, très peu. Le gros avantage, c’est que je ne suis souvent pas au courant de ce qu’écrivent les autres, donc impossible de copier un livre existant. L’inconvénient, c’est aussi que je ne suis pas au courant de ce qui est à la mode ou pas, donc parfois je prends le risque de publier sans être sûre de mon coup. Pour mes inspirations, c’est très souvent mes voyages / envies de voyage. Je m’inspire des gens que j’ai rencontrés, des pays que j’ai visités, des cultures que j’ai appris à connaître. En réalité, dès que j’ai un peu d’argent de côté, je me casse. Même si c’est pour trois jours, une semaine, deux semaines, qu’importe, je prends un avion et je me tire. Je crois que ça a beaucoup joué dans mon approche de la romance contemporaine, parce que j’ai appris des coutumes et à des cultures qui n’étaient pas les miennes, j’ai rencontré des personnes formidables qui m’ont beaucoup touchée et m’ont aussi beaucoup appris. Parfois, cette inspiration est flagrante (« Aliento de vida » se déroule entièrement dans le Pérou contemporain et avec deux personnages symboliques de la culture péruvienne : un latino d’origine espagnole et un indien quechua), parfois un peu moins, avec des histoires qui se déroulent en France mais des personnages multiculturels (marocains, égyptiens, antillais…). Les problématiques sont elles aussi très actuelles, et même si ça reste de la romance, des petits coeurs roses et des bisous d’amour, je ne crois pas avoir déjà écrit quoi que ce soit qui ne soulève pas une question sociale ou culturelle, d’une façon ou d’une autre.

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Crédits Photo @Mayday // Ici, la pampa péruvienne, photo prise lors d’un des voyages de Mayday

Jupiter : Que cherches-tu à transmettre au lecteur quand tu écris ?

Mayday : Franchement, quand j’écris, je cherche d’abord à me faire plaisir. Ceci dit, je crois qu’il n’y a pas un seul de mes romans dans lequel je n’ai pas glissé, plus ou moins subtilement, ma façon de penser. J’aime la diversité, et c’est le point commun de tous mes livres. Je veux montrer que l’amour n’a pas de barrière, qu’il n’a pas de frontières, à l’exception de celles que l’on s’érige soi-même. C’est pour ça que j’ai opté non seulement pour une romance masculine, mais en plus pour des héros multiculturels et qui viennent chacun d’un milieu social spécifique.

Jupiter : Est-ce que tu peux nous parler un peu plus de tes voyages ? Où es-tu allée ? Quels pays as-tu visités ?

Mayday : Alors jusqu’à présent, je suis allée au Maroc, au Mexique, en Lettonie, Estonie, République Tchèque, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Malte et au Pérou. Après je suis très « looseuse » quand je voyage, c’est-à-dire qu’il m’arrive toujours des choses improbables, qui m’ont notamment valu deux jours improvisés au Canada pendant un trajet (j’avais raté la correspondance comme d’hab’, bref, ma vie quoi). Les plus marquants, ça a été le Pérou et le Mexique, d’abord parce que je suis très très très branchée Amérique latine, et en plus parce qu’ils m’ont touchée d’une manière différente. « Aliento de vida », l’un de mes romans, reprend à peu près tous les codes que j’ai découvert sur place, du racisme ambiant envers les Indiens (qui pourtant sont les descendants des Incas contrairement aux Péruviens métissés ou carrément d’origine espagnole, donc autant dire que c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité), l’homophobie palpable également… Et des choses qui peuvent paraître idiotes, mais la cabane au fond du jardin pour aller aux toilettes, les difficultés à trouver du réseau téléphone, de l’eau chaude…

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Crédits photo @Mayday // Attente interminable dans une station service à Toronto…

Jupiter : Qu’est-ce qui te touche le plus quand tu voyages ?

Mayday : En général ce qui me touche le plus ce sont les gens, et les paysages. Je ne sais pas combien de fois j’ai eu envie de pleurer là-bas tant ça prenait aux tripes, soit par leurs conditions de vie, soit par la beauté des lieux. Souvent c’était d’ailleurs le contraste entre les deux qui me frappait en pleine figure. J’ai rencontré une indienne absolument géniale, on aurait dit une vraie maman poule, et même si les Quechuas ne sont pas très expressifs avec les touristes (qu’ils n’aiment pas trop, je pense), cette femme m’a vraiment troublée et fait du bien au moral (et au corps, j’étais malade). Je savais en rentrant en France que je revenais différente, d’une façon que je suis incapable d’expliquer, mais différente quand même. Alors j’ai casé un héros quechua, Atawanka, parce que je voulais les rendre visibles, je voulais montrer qu’ils étaient comme les autres, et pas des pauvres arriérés qui élèvent des alpagas dans les Andes et qui n’ont aucune éducation, comme le gouvernement péruvien se plaît à les décrire.

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Crédits photo @Mayday // La forteresse de Tulum au Mexique

Jupiter : Est-ce que tu prends des photos ? Comment est-ce que tu visualises les scènes quand tu écris ? Tu te rappelles les paysages ?

Mayday : Il faut dire que je suis une vraie chinoise niveau photo ! Je prends tout, tout le temps, partout ! Donc parfois, quand j’écrivais Aliento et que j’avais une panne d’inspiration, je regardais les photos, et j’avais l’impression d’y retourner… et hop, ça relançait ma muse de l’écriture. Je me rappelle de beaucoup de choses parce que je suis quelqu’un de très entier, et quand quelque chose me touche, en bien ou en mal, ça reste très longtemps. Je pense que ça a beaucoup joué dans l’écriture de ce bouquin, parce que je savais de quoi je parlais, de qui je parlais, je me revoyais dans la pampa aussi bien que je me revoyais dans les rues de la capitale. Les pas de mes personnages, ce sont les miens, et j’espère vraiment que cette réalité se ressent, au-delà de la fiction.

Jupiter : Quel est le pays que tu as préféré visiter ?

Mayday : Sans hésitation, le Pérou, pour toutes les raisons que j’ai citées au-dessus. C’était bouleversant, et c’était aussi mon premier road trip, sans doute ça a pesé dans la balance.

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Crédits photo @Mayday // une route au Pérou avec le panneau… lama ! Sur la droite ! prenez gare aux lamas !

Jupiter : As-tu d’autres anecdotes marrantes à nous raconter sur tes voyages ? Tu dis que tu es une vraie looseuse !

Mayday : Mon dieu… Je ne sais pas par quoi commencer. Quand je me suis retrouvée coincée au Canada, c’était à Toronto et ils parlaient anglais. Le problème c’est que je ne parle pas un pète d’anglais, donc si on me pose une question simple en parlant lentement, ça va, sinon… ben ça va pas… ! Bref, une nana m’a posé une question avant d’embarquer, et comme j’avais pas envie de rater ENCORE un avion, j’ai répondu « yes yes » sans réfléchir. Autant te dire que j’ai vite compris qu’elle attendait plutôt un « no no » parce que vu sa tête, et celle de ma pote, j’étais complètement à l’ouest. Elle ne nous a pas laissé passer et j’ai compris au bout de très longtemps qu’en fait elle me demandait si j’avais des armes dans mon sac… évidemment, j’avais donc répondu « oui, oui » à ça. (t’inquiète, on l’a eu, l’avion)

En termes de correspondances ratées, je peux pas t’en dire plus, j’ai arrêté de les compter. Mais dans le même genre, l’avion pour le Mexique a pété son réacteur au moment où on allait embarquer. Imagine la scène : ma mère (qui a peur de l’avion), ma soeur (idem), et moi avec ces deux-là qui ne veulent plus partir… Est-ce que j’avais envie de les pousser dedans ? Oui :’)

Après je t’avoue que j’aime bien tout goûter quand je vais quelque part, donc du goulash au cochon d’inde, fallait que je teste. Et, évidemment, j’aime aussi manger local dans tous les sens du terme, donc dans un « boui-boui » c’était plutôt récurrent. Nota bene : prévoir les réactions de ton corps AVANT de mettre quoi que ce soit dans ta bouche. Après, c’est trop tard :’)

Je t’écris les choses au moment où j’y repense, donc c’est pas forcément dans l’ordre ni bien arrangé, mais, pêle-mêle : on a dormi avec une amie dans ce qui doit sans doute faire partie des motels sur la liste d’Enquêtes Criminelles tellement c’était flippant (d’ailleurs, on n’a pas vraiment dormi) ; j’ai été complètement shootée à l’oxygène au Pérou après un malaise et quand ma pote est rentrée, elle a cru que j’avais pris de la drogue ; dans un autre style, le train : tu connais les deux meufs qui ont attendu leur train en plein soleil sur le mauvais quai au Portugal parce qu’elles parlaient pas un mot de portugais ? Voilà voilà. C’était un jour férié, on aurait pu l’attendre toute la nuit, mais mon téléphone ne tient pas la charge donc je ne pouvais pas vérifier ce qui était écrit sur l’affiche (et j’ai pas pensé au dictionnaire, sinon ça n’aurait pas été drôle).

Ah, et pendant qu’on y est : oui, il pleut en Corse, et quand ça arrive, c’est le déluge. Si, si. Une semaine par an, il a fallu que ce soit celle de mes vacances :’)

Y’a certainement d’autres choses mais je suis pas sûre que parler de vomi et de caca soit très cool dans une interview :’) ceci dit j’ai une photo de chiottes dans le désert qui vaut le détour.

Jupiter : tu m’as tuée là !

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Crédits photo @Mayday // Les fameux WC au milieu du désert…

Jupiter : Y a-t-il d’autres moments qui t’ont marqué comme la rencontre avec cette indienne ?

Mayday : Souvent, je m’entends bien avec les locaux, en tout cas dans les pays hispaniques/portugais. Dès qu’il faut parler anglais, j’avoue que tout ça me dépasse un peu, comme je ne maîtrise pas, je papote moins.

Ce sont ces échanges que je trouve les plus percutants. Pour peu que tu sois avenante avec les gens, ils n’hésitent pas à te donner des conseils, à te faire voir des choses nouvelles. On est arrivées hyper tard dans un resto avec mon amie, tout était fermé et les salles vides, et le serveur nous a quand même servi à manger et a proposé, après le repas, de monter sur le toit du resto. Toute seule, j’aurai sans doute dit non, mais à deux, même en étant des filles, on s’est pas posées trop de questions et on l’a suivi. Résultat : une vue sur tous les autres toits de la ville. C’était canon et c’est le genre de personne qu’on voudrait remercier, parce que c’était tellement simple et sincère que ça fait du bien au coeur.

Dans un autre style, quand j’étais à Riga, c’était la première fois que je partais toute seule avec mon sac à dos. Je m’étais trouvée une auberge de jeunesse, pour ne pas être complètement isolée. Elle était vraiment toute minuscule, et tous les soirs, on s’entassait sur le canapé avec le réceptionniste et deux ou trois autres mecs, et on parlait, on parlait, on parlait… de tout, dans toutes les langues, avec un mélange de tout et n’importe quoi, mais ça aussi, c’était simple et sincère, et c’est ce que j’aime parce que c’est ce que je recherche.

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Crédits photo @Mayday // Le marché de Noël à Prague

Jupiter : Combien de temps est-ce que tu pars ? Combien de fois par an ?

Mayday : Je ne pars jamais longtemps : entre 4/5 jours et 2 semaines. Et actuellement, c’est un peu la dèche, donc je n’ai pas bougé depuis le mois d’août et sans doute pas avant l’été prochain… Mais dans les bonnes périodes, j’essaie d’être régulière. Je me fiche de partir longtemps, je veux partir souvent, quitte à retourner sur place pour voir un autre coin, par exemple. De toute façon, je ne vois pas trop comment il est possible de se tirer un mois sans avoir des problèmes, à moins d’avoir du temps et de l’argent. Souvent, j’ai soit l’un, soit l’autre, mais jamais en même temps. Pour le moment je suis à 2 ou 3 par an, mais dès que j’aurai un travail fixe, j’espère partir plus souvent, même si ça risque d’être à chaque fois sur quelques jours seulement.

Jupiter : Est-ce que tu as un carnet qui te permet de suivre tes voyages ? Une sorte de scrapbooking où tu mets tous tes souvenirs ?

Mayday : Sur le moment, non. Par contre je garde tout, et j’ai un carnet à la maison, où je colle mes tickets, mes pièces, des coquillages, enfin des choses bêtes mais qui me rappellent le moment. Je suis une quiche en dessin mais parfois j’essaie de m’appliquer et de dessiner, aussi.

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Crédits photo @Mayday // Une ruelle de Marbella en Andalousie

Jupiter : Quel est ton but avec ces voyages ? 

Mayday : Le but premier, c’est de découvrir le monde et les cultures. J’ai toujours pensé que plus on s’enfermait dans un entre-soi, plus on risquait de finir con. Et entre nous, je ne veux pas mourir conne ^^

C’est aussi une façon de me dépasser, parce que j’ai un gros manque de confiance en moi, qui se ressent autant dans mes écrits que dans la vie. C’est un dépassement de soi, de me dire qu’au-delà de mes névroses, je suis capable de vivre mes rêves (plus facilement que mon quotidien, ironique n’est-ce pas ?)

Jupiter : Est-ce que tu espères visiter tous les pays un jour ? Est-ce que tu as une liste définie de tous les endroits où tu voudrais aller ? 

Mayday : Je n’ai pas de liste prédéfinie, par contre j’ai des « zones géographiques » qui me bottent plus que d’autres, notamment l’Amérique latine en général, entre autres pour l’Amazonie. Et oui, j’ai bien l’intention d’aller partout hehehe !

Jupiter : Y a-t-il un conseil que tu aimerais donner aux auteurs qui débutent ? Même s’ils ne font pas tous des escales improvisées à Toronto… !

Mayday : Oh que oui ! Peu importe ce qu’on vous dit, il faut y croire, jusqu’au bout. Toujours, toujours, toujours.

 

Merci à Mayday de nous avoir partagé un petit bout de son expérience et des anecdotes folles de ses voyages ! Je ne sais pas pour vous mais moi ce que j’ai ressenti dans ses mots, c’est son bonheur incroyable à chaque fois qu’elle aborde le sujet de ses voyages.

Pour retrouver les romans de Mayday, c’est par ici : https://www.amazon.fr/Mayday-MC/e/B071NYPG8C/ref=dp_byline_cont_book_1