Les 8 choses que je ne fais pas

Beaucoup de personnes m’ont écrit en me demandant « qu’est-ce que tu fais quand tu n’as pas la motivation ? » ou encore « quelles sont tes habitudes ? » ou bien « qu’est-ce que tu fais pour avoir l’inspiration ? ».

J’ai déjà fait un court article sur ce que je fais, vous pouvez le retrouver ici. Il me paraissait important aujourd’hui de parler des choses que je ne fais pas. Ce n’est pas parce que je ne le fais pas qu’il ne faut pas le faire, attention hein ! Dans mon mode de vie, qui est centré sur l’écriture, je ne peux pas continuer de sortir des romans à ma vitesse actuelle, sans gérer correctement mon temps. Cela signifie qu’il y a des choses, que vous faites peut-être quotidiennement, que je ne fais pas du tout. Et vice-versa bien sûr. Je crois que le temps est le bien le plus précieux que nous avons, c’est la seule chose que nous donnons et que nous ne récupérons pas. Alors je le gère à ma manière.

Tour d’horizon de ces choses que je ne fais pas.

 

1 – Je ne lis pas l’actualité

C’est un conseil que j’applique suite à la lecture de La Semaine de 4h de Tim Ferriss. J’étais friande des news avant, parce qu’il me paraissait important de savoir ce qu’il se passait dans le monde. Je lisais régulièrement Forbes, le Courrier International, le Monde Diplomatique, Times, la Harvard Business Review et un quotidien de temps en temps. Sauf que je suis très curieuse, je suis incapable de ne pas lire tous les articles d’un magazine (sauf si vraiment après avoir lu une page, le sujet ne m’intéresse absolument pas), ce qui fait que cette activité était très consommatrice de temps pour moi.

J’ai donc changé mes habitudes, annulé tous mes abonnements, en suivant le conseil de Tim Ferriss. Il dit d’arrêter de suivre l’actualité parce que s’il se passe quelque chose d’important, l’actualité viendra à vous. Un ami vous en parlera, quelqu’un le mentionnera dans le café où vous allez régulièrement, ce sera tellement omniprésent que vous ne pourrez pas y échapper. Il conseille à la rigueur de lire un magazine par mois (ce qu’il fait), celui qui regroupe l’essentiel pour vous. J’ai tout arrêté, je ne lis les nouvelles que quand effectivement j’ai entendu parler d’un événement. Il se trouve qu’internet a presque toutes les réponses de nos jours et qu’en allant sur les bons sites, vous pouvez trouver du contenu de qualité pour vous relater l’événement en question. J’ai gardé uniquement un abonnement gratuit à la newsletter de Forbes. Leur système est plutôt pratique : ils envoient chaque semaine un pitch d’articles. Chaque pitch tient en une seule phrase et si le pitch vous plaît, vous pouvez cliquer et aller lire l’article en question.

Je reconnais donc qu’hormis les informations que je lis sur Forbes, je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe dans l’actualité. Quels sont les deniers cataclysmes météorologiques (non je vous entends vous moquer : oui je sais qu’il y a eu de la neige à Paris cette semaine !), je ne sais pas quelle est la situation au Moyen-Orient ou en Afrique, je n’ai aucune idée de l’état des relations diplomatiques de la Russie ou du Japon…

Je ne suis plus l’actualité.

 

2 – Je ne fais pas deux choses en même temps et j’évite les interruptions

Et croyez-moi, je le faisais avant, persuadée d’être hyper-efficace dans mon côté multi-tâches. Oui, je suis capable de faire plusieurs choses en même temps. Non, je ne suis pas aussi efficace et je ne mets pas la même qualité quand je fais du multi-tâches. Je suis bien meilleure quand je me concentre sur une seule chose à la fois. Ainsi, je ne regarde pas une série en même temps que j’écris. J’écoute de la musique parce que ça m’aide à me concentrer et à me mettre dans ma « bulle » (j’ai un problème avec les bruits environnants, j’ai absolument besoin d’écouteurs ou d’un casque sur le crâne pour m’isoler de tous les bruits). Je ne me coupe pas dans mon écriture pour aller répondre à un email dont j’aurais reçu la notification sur mon téléphone : je coupe toutes les notifications quand j’écris. Je m’accorde des « pauses » au milieu de mon écriture, sous la forme de récompense, quand je suis au tiers de ce que je voulais faire par exemple, je m’octroie dix minutes de ce que je veux (vidéo youtube, un article que je voulais lire qui m’intéressait, répondre aux réseaux sociaux, répondre à un email rapide). Mais je ne suis pas dans la réaction, je suis dans l’action. Je ne saute pas sur la notification, je me rends de moi-même sur l’outil concerné et je choisis d’y consacrer mon temps de récompense ou non.

C’est surtout la méditation qui m’a appris à ne faire qu’une seule chose à la fois, de me concentrer sur le présent. Par exemple, quand je rencontre quelqu’un, je range mon téléphone, il est en silencieux et je ne le sors pas pendant notre rendez-vous. Je me concentre uniquement sur la personne en face de moi. Je lui consacre toute mon attention.

De la même manière, quand je promène mes chiens, je n’emmène pas mon téléphone, pour éviter de surfer intempestivement sur les réseaux sociaux pendant que je marche (c’est tellement facile avouez). Je suis en train de me balader, je surveille mes chiens, je réfléchis à la prochaine trame de mon roman ou à la prochaine scène que je vais écrire : je m’accorde du temps de réflexion.

Enfin, quand je me mets à écrire ou quand je me mets dans une tâche qui nécessite de la concentration, j’évite toutes les interruptions possibles. Comme vous l’avez lu plus haut, je n’ai pas de notifications sur mon téléphone (jamais d’ailleurs et pas de sonnerie non plus). Et si on vient me parler pendant que je travaille, je demande gentiment si c’est urgent, si ça ne l’est pas, je propose d’en reparler quand j’ai fini ma tâche. Sachez que c’est valable pour le travail d’écriture mais que c’est aussi valable pour le travail de salarié si vous le souhaitez. Quand j’étais salariée, j’évitais au maximum les interruptions en mettant mon casque-micro dès que j’avais besoin de me concentrer : les gens croyaient tous que j’étais en conférence téléphonique, personne ne me dérangeait.

Si c’est quelque chose de difficile à faire pour vous parce que les notifications de votre téléphone vous attire, sachez qu’il existe des applications qui vous aident à ne pas « surfer sur votre téléphone » pendant un certain laps de temps. Vous pouvez tester l’application Forest, qui sert de detox digitale. C’est un outil de gestion du temps gamifié. Petit plus : vous gagnez des récompenses quand vous plantez des arbres virtuels et grâce à ces récompenses, vous pourrez planter un arbre réel 😊. Plus de 340 000 arbres ont déjà été plantés dans le monde grâce à cette application.

 

3 – Pas de réunions

Ah, la réunionite. J’ai cessé la réunionite il y a un moment déjà, quand j’étais encore salariée. Et je peux vous dire que ça ne me plaisait pas. Je demandais systématiquement : « ma présence est-elle indispensable ? », que ce soit une réunion interne ou une réunion avec un client. Mon argument était souvent le même : « le temps que je vais passer dans cette réunion, c’est du temps où je ne vais pas travailler pour ce client ». On m’a opposé maints autres arguments, je n’ai quasiment jamais cédé et j’ai obtenu gain de cause. Plus de réunions pour moi.

Je suis certaine qu’il y a des réunions qui sont utiles, qui sont bien organisées et qui permettent de prendre des décisions et d’avancer. Celles que je refusais n’en faisaient pas partie : il y avait rarement un ordre du jour défini, c’était des réunions qui avaient été programmées de manière hebdomadaire ou mensuelle, qui se répétaient à l’infini, qui avait un but plutôt informatif et non pas décisionnel ou collaboratif. Avec les outils que nous avons à notre disposition de nos jours, une réunion informative n’a plus vraiment lieu d’être. Une personne peut enregistrer sa vidéo dans son coin ou rédiger son document et le communiquer à tout le monde. Tous ceux qui sont intéressés pourront en prendre connaissance et poser des questions en retour. Tous ceux qui ne sont pas intéressés n’en prendront pas connaissance. Vous allez me dire : mais alors ils n’auront pas eu l’information, alors que s’ils avaient été à la réunion, ils auraient eu l’information.

Oui, peut-être. Mais les réunions de nos jours sont moins « respectueuses » qu’avant (à nouveau, tout dépend de l’entreprise où vous êtes), je veux dire par là qu’on est libre de sortir son smartphone et son ordinateur, de tapoter dessus, comme si on prenait des notes alors qu’on est en fait en train de répondre à un email… du coup, sommes-nous vraiment à cette réunion ? Je ne crois pas.

En tant qu’auteur, il peut aussi être tentant de faire des réunions : avec la correctrice, avec l’illustratrice, avec des bêta-lecteurs, … Et peut-être que ça aide plein de monde.

Je n’en fais pas. Je n’en fais aucune. Je ne pitche rien à ma correctrice, elle me fait tous ses retours par commentaire dans le document que je lui ai envoyé initialement. En guise de pitch, j’envoie à mon illustratrice/designer un montage que j’ai réalisé moi-même de ma couverture sur Canva (elle a ainsi une idée déjà très précise de ce que je veux, je lui envoie les polices, les images et un brief word avec toutes les informations), je ne pitche rien à mes bêta-lecteurs, ils me font tous leur retour par écrit. Ainsi, pas besoin de prendre du temps à s’organiser ou à débattre, nous prenons chacun connaissance de ce dont nous avons besoin au meilleur moment pour nous-mêmes.

Bon, j’ai l’impression de ne pas avoir été très claire ! *rires*. Bref, je n’aime pas les réunions, je n’en fais pas, je les évite absolument et du coup, je ne perds pas de temps avec. Ce qui ne veut pas dire que c’est la meilleure solution pour tous, juste que ça me convient personnellement.

 

4 – Je ne vais pas voir les gens que je ne veux pas voir

Vous êtes sûrement sollicités au quotidien par d’autres personnes, des collègues, des amis ou de la famille. Des gens qui veulent vous voir, vous prendre du temps. C’est super. Le temps, c’est le plus beau cadeau que vous puissiez faire à quelqu’un, parce que c’est la seule chose que vous ne récupérerez jamais, comme dit au tout début de l’article. Mais du coup, on ne peut pas donner son temps à tout le monde. Il faut choisir avec soin à qui le donner, il faut que chacun passe un bon moment (sinon vous n’aurez plus envie de le donner la fois suivante). Il faut aussi accepter de prendre des risques, par exemple en rencontrant de nouvelles personnes.

Je pense qu’en aucun cas il ne faut dire systématiquement « oui » à une rencontre. Déjà, vous n’êtes pas obligés de rencontrer physiquement la personne, vous pouvez communiquer par téléphone, par Skype, par Whatsapp, s’il s’agit d’un sujet professionnel. Rares sont les points qui nécessitent une rencontre dans ce domaine. S’il s’agit d’une rencontre humaine, d’apprendre à se connaître, oui effectivement se voir est le mieux. Mais il y a des personnes que vous n’avez peut-être pas envie de voir. Non pas que la relation vous déplaise, mais vous n’avez pas besoin physiquement d’être en face de l’autre pour apprécier vos échanges. Ou bien vous n’appréciez pas spécialement la personne.

Il y a toutes sortes de raisons qui font qu’on n’a pas envie de voir certaines personnes. Et il n’y a pas de mal à ça. De la même manière qu’on n’aime pas tous les livres qu’on lit, on ne peut pas aimer toutes les personnes que l’on rencontre. Ne vous forcez pas à prendre du temps, à vous déplacer, à boire un café, avec quelqu’un dont vous n’appréciez pas la présence. C’est mauvais pour vous, vous arriverez dans de mauvaises conditions, vous ne serez probablement pas la meilleure version de vous-même, la personne en face le sentira, elle ne comprendra pas pourquoi : vous allez vous infliger et infliger à l’autre un mauvais moment. Ne le faites pas. Apprenez à dire non, apprenez à proposer des alternatives (le mail, le téléphone, Skype). Cela ne fait pas de vous une mauvaise personne. Si en disant oui, vous vous engagez à contre-cœur… je trouve ça plus grave que de dire non, à titre personnel. Je préférerais qu’une personne me dise non à un rendez-vous, plutôt qu’elle vienne à reculons.

Dans les faits, je dis rarement non, parce que j’essaye d’être transparente dans mes sentiments vis-à-vis des autres. Je prends toujours du plaisir à rencontrer de nouvelles personnes. Mais je fais en sorte d’avoir un agenda light, de ne pas accepter trop de sollicitations, pour pouvoir me concentrer sur l’écriture de mes romans. Au moins, les gens savent que quand je vais à leur rencontre, c’est avec un immense plaisir 😊.

 

5 – Je ne prends pas d’engagement que je ne peux pas tenir

Ah, c’est une règle d’or des sollicitations. Je vous avais déjà parlé de mes priorités dans des articles précédents. Ma priorité, par exemple, c’est d’écrire et de publier mes romans. J’ai d’autres priorités, parmi lesquelles celle d’aider les autres.

Je suis régulièrement sollicitée pour aider les gens à mieux comprendre le fonctionnement d’Amazon, de KDP, pour relire leur manuscrit ou leur premier chapitre, pour aider dans des démarches administratives, pour donner mon avis sur une couverture, sur une photo… et tout ça, ça me fait très plaisir. Je suis ravie de la confiance que m’accordent les auteurs dans cette démarche. Je suis ravie de répondre aux questions, je suis ravie d’aider dans la mesure du possible, de donner des conseils, bien que je ne sois pas une experte.

Mais je ne prends jamais un engagement que je ne peux pas tenir. J’ai une conscience aigüe de mes priorités et du temps que je peux allouer aux autres dans ma journée. C’est une balance qui s’équilibre : le fait que j’écrive et publie des romans régulièrement fait que je suis indépendante financièrement et que je peux consacrer une partie de mon temps aux autres. Mais si je déséquilibre cette balance et que je passe plus de temps à me consacrer aux autres qu’à mon propre manuscrit, je peux me mettre en danger financièrement, ce qui peut avoir pour conséquence de retourner à un job de salarié, ce qui fait que je ne pourrais plus consacrer de temps aux autres comme avant. Sans compter que je ne pourrais plus non plus en consacrer autant à l’écriture et que l’expérience que je partagerai sera différente. Ce ne sera plus celle d’un écrivain à temps plein.

Cet équilibre fait que je ne peux pas répondre positivement à toutes les sollicitations. Je ne prends aucun engagement que je ne me sens pas capable de tenir, tout en conservant cette balance des priorités équilibrée. Je ne dis pas non plus « non » immédiatement. Je préviens les gens : oui je peux lire tel chapitre, en revanche pas tout de suite. Le délai sera pour… X date. Récemment, on m’a demandé de lire un livre pour le chroniquer, ce que je ferais avec plaisir. En revanche, comme j’ai prévenu l’auteur : je n’ai pas de disponibilités dans mon agenda de lecture avant mars. Mais quand vous prévenez les gens, que vous leur dites clairement ce qu’il en est, je peux vous assurer que ça se passe parfaitement.

 

6 – Je ne fais pas de salon ou de séance de dédicace

Je lis, avec parfois beaucoup d’envie, des posts d’auteurs qui sont en séance de dédicace, qui sont allés à la rencontre de leur lectorat, qui font des salons, qui rencontrent des auteurs… ça a l’air d’être une expérience formidable ! Je ne le fais pas, parce qu’un salon ne s’improvise pas du jour au lendemain, de la même manière, une séance de dédicace ne s’obtient pas en claquant des doigts, surtout quand on est auto-édité. Il y a des démarches à faire, une organisation à prendre en compte, des papiers à remplir ou des factures à émettre. Il faut un véhicule, il faut ses livres, il faut un peu de déco pour le stand, il faut communiquer dessus…

C’est très consommateur de temps et d’énergie. J’ai donc choisi de ne pas en faire. Je suis ravie d’aller rencontrer autour d’un café des lecteurs et des lectrices, quand l’occasion se présente. Je suis même en train de planifier un weekend par mois dans un coin différent de la France, pour aller à la rencontre de mon lectorat mais sans mes livres, sans stylos pour dédicacer, juste pour le plaisir d’aller discuter avec les lecteurs et les lectrices qui voudront bien me retrouver (sûrement dans un Starbucks parce que bon sang, on ne change pas les habitudes !). C’est plus facile pour moi de procéder ainsi, c’est moins informel, ça nécessite moins d’organisation. Par ailleurs, je ne suis pas très à l’aise au milieu de la foule d’un salon par exemple, je me sentirai donc mieux en petit comité autour d’un chocolat chaud.

 

7 – Je ne réponds pas à mes emails tant que mon quota d’écriture n’est pas atteint

C’est un peu redondant avec l’histoire des interruptions ou du je-ne-fais-pas-deux-choses-à-la-fois. Mes journées sont organisées de telle manière que j’écris principalement le matin et que je ne me permets pas de répondre à mes emails, d’écrire un article de blog, de prendre des photos pour les réseaux sociaux ou autre, avant d’avoir atteint mon quota d’écriture (atteint généralement durant la matinée). Si vous avez lu d’autres de mes articles de blog, vous savez que je me fixe des objectifs d’écriture par jour (X mots par jour). C’est parfois bien plus facile et plus rapide de répondre à un email que de se lancer dans l’écriture de ses 15 ou 25 pages du jour. Alors on est tenté de se débarrasser de la tâche « facile », pour se donner l’impression d’avoir accompli quelque chose. Je ne perds pas de vue que le plus important pour moi, c’est d’écrire mes livres. Alors je ne me permets pas de faire autre chose tant que je n’ai pas réussi mon objectif principal de la journée. J’y parviens généralement dès le matin. Quand ce n’est pas le cas, pas de panique, je me remets à écrire dans l’après-midi 😊. C’est ma priorité, c’est donc normal que ce soit la première chose que je fais dans ma journée.

 

8 – Je ne procrastine (presque) jamais

Je dis « presque » parce que j’ai un petit peu procrastiné fin décembre. Pour rappel, procrastiner, ça veut dire remettre au lendemain ce qu’on aurait pu faire aujourd’hui. Toutes les tâches que je mène dans ma journée peuvent être remises au lendemain. Personne ne me force à écrire mon quota de mots aujourd’hui, pourquoi est-ce que je ne le remettrais pas à demain ? Et puis demain je peux en écrire deux fois plus pour rattraper, non ? Et puis cette tâche administrative que je pensais faire aujourd’hui, qu’est-ce que ça change que je la fasse demain ?

Je ne tombe pas dans cet engrenage parce qu’une fois que je suis dedans, c’est bien trop facile de se rendre compte qu’il n’y a pas eu de conséquence à court terme au fait d’avoir remis au lendemain les tâches du jour. Qu’est-ce qui nous empêche donc de recommencer le jour suivant ? C’est comme ça que certains papiers restent sur le bureau pendant des semaines entières sans qu’on y touche, jusqu’à la date limite pour les renvoyer. C’est comme ça qu’on termine son manuscrit finalement un mois après la date qu’on s’était fixé.

En tous cas, c’est comme ça pour moi 😊. Si je commence à procrastiner, oulalalalala, galères en perspective ! Sans compter que c’est quelque chose pour lequel je culpabilise relativement vite (parce que généralement le temps que je n’ai pas pris pour faire les tâches, je l’ai passé à faire des choses absolument non productives comme regarder une série, surfer sur les réseaux sociaux ou autres) et j’essaye doublement de compenser le lendemain, en voulant en faire deux fois trop, du coup je n’y arrive pas, parce que ce n’est pas pour rien que j’ai un quota fixe de mots par jour : c’est le quota qui me correspond, celui que j’arrive à écrire sans peine mais qui est suffisant pour que je sente que j’avance à grands pas dans mon roman.

Alors, voilà. Je ne procrastine pas. Si je veux continuer d’avancer, de progresser, de publier des romans, procrastiner n’est pas une solution.

Ce qui ne veut pas dire que je ne prends pas du temps pour regarder des séries, lire un livre tranquillement ou marcher avec mes chiens (je marche environ deux à trois heures par jour avec mes monstres canins). Ces plages horaires existent dans ma journée. Il y a des moments dédiés à ces activités.

C’est donc une de mes règles : je ne procrastine pas. De la même manière que le soir, je ne m’enchaîne pas des épisodes de série sur Netflix, tout simplement parce que je préfère avancer dans mes projets, répondre aux lecteurs, écrire un article pour mon blog. Parce que ce que je fais aujourd’hui me plaît tellement, que je n’ai pas besoin de me mettre des coups de pied au cul pour avancer dessus. Je suis épanouie, je me sens à ma place. Je ne ressens pas l’envie de procrastiner en fait 😊.

 

Et vous, qu’est-ce que vous ne faites pas ?