Success story de Myriam Caillonneau, autrice de Abri 19, écrivain à temps plein

Myriam Caillonneau, autrice entre autres de Abri 19, est une ancienne militaire, qui écrit aujourd’hui à temps plein. Auto-éditée, elle s’occupe de son roman de A à Z, revêtant tour à tour les différentes casquettes du métier. Elle nous partage son expérience ci-dessous.

Jupiter : Depuis quand écris-tu ?

Myriam : Depuis l’adolescence, mais j’ai vraiment repris l’écriture depuis 2014.

Jupiter : Qu’est-ce qui a fait que tu avais arrêté ?

Myriam : Mon travail en tant que militaire était très prenant. J’ai eu aussi d’autres intérêts, comme le cinéma, la lecture ou les jeux vidéo. De temps en temps, j’écrivais de petits textes, ou des débuts d’histoires juste pour m’amuser. C’est l’une de ses histoires qui est devenue Yggdrasil.

En fait, un jour une amie m’a parlé de l’autoédition. J’ai eu envie de relire mes vieux écris. Je suis tombé sur un texte d’une centaine de pages A4 et j’ai voulu savoir la fin. J’ai donc écrit le premier jet de ce qui ne pouvait être qu’une trilogie en trois mois.

Jupiter : Trois mois c’est très rapide ! Félicitations ! Est-ce que tu as mis en place une méthode de travail particulière pour y arriver ?

Myriam : Oui, c’était très rapide. Je n’avais pas de méthode particulière et j’écrivais à chacun de mes moments disponibles. Bien entendu, il ne s’agissait que d’un premier jet que j’ai beaucoup retravaillé.

J’ai néanmoins mis un place un fichier excel qui regroupait toutes les informations du livre : la timeline, les personnages, les différentes factions, ainsi que tout ce que j’ai dû inventer pour le livre. Au fur et à mesure du travail, puis des tomes suivants, ce fichier est devenu énorme.

Jupiter : Énorme à quel point ?

Myriam : Dix onglets, des centaines de lignes et de colonnes (dans le cas de la frise chronologique). Mais, au moins, j’avais toutes les informations réunies au même endroit.

Jupiter : Peux-tu nous parler de tes romans ?

Myriam : J’ai autoédité mon premier roman : Yggdrasil – 1 – La prophétie en janvier 2016. Il s’agit du premier tome d’un space opéra racontant la révolte contre une dictature militaire et religieuse. J’ai ensuite publier les deux tomes suivants. Ils sont en vente sur Amazon.

J’ai directement publié sur Amazon en tentant de faire un travail le plus professionnel possible. J’ai choisi Amazon pour sa simplicité d’utilisation et parce que c’est la plate-forme la plus utilisée. L’autoédition parce que je n’avais pas vraiment la patience d’attendre une réponse d’un éditeur. Aussi parce que cela offre une liberté et un contrôle sur son travail.

Jupiter : Tu as un autre roman à ton actif il me semble ?

Myriam : J’ai ensuite publié en février 2018 roman un roman post-apocalyptique Abri 19. Ce livre a été repéré par City Editions pour sa collection Dreamland.

Jupiter : Félicitations ! À quel moment t’ont-ils appelé suite à la sortie d’Abri 19 ? Qu’est-ce que ça t’a fait comme effet ? Est-ce que tu t’y attendais ? Est-ce que c’est ce que tu espérais ?

Myriam : Abri 19 est sorti en février, ils m’ont contacté fin juin de la même année. J’ai été très surprise, puis heureuse bien sûr.

Je ne m’y attendais pas. Je prends cela comme une expérience qui va me permettre de découvrir le monde de l’édition.

J’ai appris, au début de cette année, que City Editions arrêtait sa collection Dreamland Je ne serai donc pas éditée chez eux. Ce fut une mauvaise surprise, mais fort heureusement, j’ai récupéré mes droits. J’ai donc repris mon travail d’éditeur. Abri 19 sera édité en audio chez Audible, il sera aussi traduit en anglais et en allemand (sortie prévue pour le deuxième semestre 2019).

J’ai bien entendu été déçue, mais cela fait partie justement de l’expérience de nombreux auteurs édités. Je retrouve donc ma liberté et l’aventure continue.

Jupiter : Et tu viens de sortir un autre livre ?

Myriam : Je viens de sortir le tome 1 d’une nouvelle trilogie de High Fantasy, Les Larmes des Aëlwynns – 1 – Le prince déchu, toujours en autoédition.

Jupiter : Qu’attends-tu de ce nouveau roman ? Souhaites-tu également être repérée par une maison d’édition pour cet opus ?

Myriam : J’espère qu’il plaira aux lecteurs, ce qui semble être le cas pour ceux qui l’ont déjà lu. C’est toujours très stressant de publier un nouveau livre.

Je ne sais pas si je souhaite être repérée par une maison d’édition. Je crois que j’aime bien l’autoédition, en fait. Bien sûr, tout dépend de la maison d’édition qui me contactera.

Jupiter : Qu’est-ce que tu ressens comme stress au moment de la publication d’un nouveau livre ?

Myriam : L’excitation. J’ai beau choisir mon jour de sortie, je veux tenir cette date. Il faut donc penser à tout. La correction, la mise en page, la couverture….

Une fois que je dispose de tous les éléments, que tout est prêt, je n’ai plus qu’à publier, puis attendre les premiers retours. C’est un sentiment très fort.

Ce qui est encore plus enivrant, c’est d’avoir enfin la possibilité de commencer à écrire le livre suivant.

Jupiter : Quelles différences vois-tu entre l’auto-édition et la publication par une maison d’édition ? Quels atouts ? Quels défauts ?

Myriam : Le principal atout est la liberté. Je maîtrise toutes les étapes de la création.

Le principal défaut est la liberté… Je plaisante, mais pas tant que cela, puisqu’un auteur auto-édité doit tout gérer.

Je partage vraiment les deux « métiers ». L’auteur s’occupe du texte, de la relecture et de la beta lecture. L’éditeur choisit l’illustrateur, le correcteur professionnel, la publicité, etc.

Tout cela est exaltant.

Jupiter : Est-ce que tu écris à temps plein ?

Myriam : Depuis le mois de septembre, j’écris à temps plein.

Jupiter : Que faisais-tu avant d’écrire à temps plein ? Est-ce que tu espérais un jour pouvoir écrire à temps plein ?

Myriam : J’étais militaire et je travaillais donc la journée.

J’écrivais tous les soirs, ainsi qu’une partie du week-end.

Oui, pouvoir écrire à plein temps est vraiment ce que je souhaitais. Je peux dire que c’est vraiment génial.

Jupiter : Est-ce que tu réalises que c’est arrivé ? Que maintenant tu es écrivain à temps plein ? Est-ce que tu te sens en décalage par rapport aux salariés par exemple ?

Myriam : Oui, je réalise pleinement la chance de pouvoir travailler quand je veux, c’est-à-dire, la plupart du temps. J’ai toujours un emploi du temps très chargé. Je considère l’écriture comme un travail à part entière.

Jupiter : Est-ce que les autres comprennent ton rythme de travail ?

Myriam : Pas toujours. Il existe quelques personnes pour penser que, comme je suis chez moi, je ne travaille pas. Ce problème est certainement partagé pour tout ceux qui ont une activité professionnelle à domicile.

Écrire, ainsi que toutes les tâches annexes, est extrêmement chronophage, mais comme il s’agit d’une passion, cela ne me pèse pas comme un emploi conventionnel.

Il existe peu de métier qui vous emmène sur une planète lointaine ou qui vous permet d’affronter des trolls.

Jupiter : Qu’est-ce que tu faisais comme métier en tant que militaire ?

Myriam : J’étais informaticienne. Je sais, c’est vague, mais j’ai exercé de nombreux métiers dans l’informatique : administrateur réseau, soutien utilisateurs, etc.

Jupiter : Est-ce que tes collègues étaient au courant que tu écrivais ?

Myriam : Après la sortie du premier tome, oui. Beaucoup d’entre eux sont devenus mes premiers fans.

Jupiter : Comment a réagi ton entourage face à tes publications ?

Myriam : J’ai été extrêmement soutenue par mon entourage qui suit toujours mes nouvelles publications avec impatience. J’ai toujours énormément de commandes dans mon entourage.

Jupiter : À quoi ressemblent tes journées maintenant ?

Myriam : J’écris !!! Enfin, pas 24h sur 24, bien entendu. Je me consacre plutôt aux travaux annexes le matin (Réseau sociaux, blog, commandes, etc). J’écris l’après-midi et le soir. Et bien entendu, je fais plus de salons et de dédicaces.

Jupiter : Si tu devais citer trois particularités chez toi (liées à ton caractère, ton passé, ou autre), quelles seraient-elles ?

Myriam : Imaginative, loyale et Organisée.

Jupiter : Est-ce que tu as une passion particulière en dehors de l’écriture ? Que fais-tu quand tu n’écris pas ?

Myriam : J’adore lire bien sûre, mais aussi regarder des films ou des séries. Je trouve même qu’une bonne série est plus intéressante qu’un film, car elle permet de développer l’histoire et les personnages.

Jupiter : Est-ce qu’il y a un conseil que tu aimerais donner aux auteurs qui débutent ?

Myriam : Toujours croire en ses rêves, car rien n’est impossible. Ils doivent aussi s’obliger à produire le travail le plus professionnel possible.

 

Merci infiniment à Myriam pour son temps et sa patience. Si vous avez des questions à lui poser, n’hésitez pas à l’indiquer dans les commentaires.

 

Vous pouvez retrouver Myriam sur les réseaux sociaux :

Twitter : @MCaillonneau

Instagram : myriam_caillonneau

Facebook : https://www.facebook.com/myriamcaillonneau/

Pour retrouver ses romans : Page Amazon Myriam Caillonneau

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