Anima : un livre, un univers, des goodies Comment Mary Sara a fait de son livre un monde à part

Mary Sara, autrice d’Anima, n’a pas « juste » écrit un roman, n’a pas juste « auto-édité » ledit roman. Elle a créé tout un univers autour. Marque-pages, bougies et bijoux inspirés par son roman existent et sont commercialisés. Son univers a pris vie.

Anima est également sélectionné pour le prix des auteurs inconnus dans la catégorie Young Adult ! Tout un univers, je vous dis !

Mais en plus de tout ça, Mary Sara est aussi maman et psychothérapeute. Avec toutes ces casquettes, je peux vous dire que ses semaines ont l’air chargées !

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Couverture d’Anima, de Mary Sara

Jupiter : Depuis quand écris-tu ?

Mary Sara : Écrire a été pour moi d’abord un exutoire, donc j’ai premièrement tenu de manière presque religieuse des journaux intimes où j’inventais un personnage en début de journal et en gros je lui écrivais mes journées. Une sorte de conversation avec des êtres fictifs. Par contre, depuis toujours j’inventais des histoires, je ne les matérialisais pas par l’écriture par contre. Ce n’est que plus tard que je l’ai fait.

Jupiter : Des journaux intimes ? Depuis quel âge ? Tu les as tous gardés ? Tu dois en avoir un paquet si c’est le cas, non ? Est-ce que tu tiens toujours un journal aujourd’hui ?

Mary Sara :  Depuis l’âge de 8 ans et oui ça utilise une belle étagère de ma bibliothèque. Certains ont disparu au cours de déménagement, il m’en reste une bonne dizaine. Je ne les relis jamais, la seule fois où j’ai osé ils ont failli partir au feu. (lol) Aujourd’hui, je n’en ressens plus la nécessité, quand quelque chose doit sortir , soit je le transmute pour le mettre dans mon histoire soit je me décharge sur mon blog.

Jupiter : Quel a été ton déclic pour te mettre à écrire ? Y a-t-il un événement en particulier qui t’a donné envie ?

Mary Sara : Un moment tout ce qui a de plus banal, mais qui m’a fait ressentir une émotion si intense que je devais le mettre par écrit. Je tenais ma première fille dans les bras, qui avait à l’époque un an, et j’ai été subjuguée par l’amour que je pouvais lui porter. Le sentiment était si fort et il amenait avec lui tellement de questionnement relatif à ce lien et le fait d’être mère que j’ai écrit cette scène qui se trouve dans mon roman. Ce moment s’est matérialisé en personnages, puis l’histoire s’est déroulée, je n’ai plus eu qu’à suivre.

Jupiter : Est-ce que tu écris à temps plein ? Si oui, que faisais-tu avant d’écrire ? Si non, que fais-tu à côté comme métier ?

Mary Sara : Non j’aimerais vraiment pouvoir faire qu’écrire, mais pour l’instant je me divise (oui c’est bien le mot) entre mes casquettes de Psychothérapeute, mère et écrivaine.

Jupiter : Est-ce que tu t’es fixée un objectif à ce sujet ? Est-ce que tu t’es dit « dans X temps je serai écrivain à temps plein ? »

Mary Sara :  Pas d’objectif. Tout est tellement nouveau, que je suis encore dans la phase j’observe et fais des annotations de « ce nouveau monde ». Quand j’en aurais cerné les contours peut-être à ce moment-là je pourrais me fixer un objectif. En même temps,j’ai toujours dans un coin de ma tête la phrase de Woody Allen « If you want to make God laugh, tell him about your plans ».

Jupiter : Tu es aussi psychothérapeute ! En plus d’être maman ! Waou ! Mais à quoi ressemblent tes semaines ?

Mary Sara : Clairement a des semaines qui n’ont pas assez d’heures. Je travaille 3 jours par semaine au cabinet, faisant en sorte de pouvoir voir un maximum de patients dans ces jours de consultation. Puis viennent les jours avec mes enfants. Le soir, si je ne ressemble pas à un zombie je peux imaginer d’écrire un peu, mais c’est rare. Souvent, je demande à mon conjoint de partir une journée avec les enfants pendant le week-end et là je profite pour lâcher toutes les idées que j’ai cumuler au fil des semaines. Une sorte d’écriture « cocotte minute » en fait.

Jupiter : Est-ce que ce métier t’a donné envie d’écrire des livres de développement personnel ? Ou sur la psychologie ? Une manière d’allier l’écriture et la psychothérapie ?

Mary Sara : Hehe ça aurait été la voie royale, mais comme j’aime me compliquer la vie non. En fait je n’ai pas forcément un super bon rapport avec les livres de développement personnel. J’en ai lu beaucoup, j’ai aussi reçu pas mal de patients qui en avaient lu. Selon l’état psychologique de la personne qui lit, un livre de développement personnel peut faire plus de dégâts qu’autre chose. Pour résumer, les humains sont pour moi composés de multiples archétypes à l’intérieur, ce mélange très savant donne finalement la teinte unique de chaque personne. Les livres de développement personnel ne peuvent pas prendre en compte cette individualité, car ils sont écrits pour le plus grand nombre.

Finalement, j’ai fait l’inverse, j’ai allié la psychothérapie dans la Fantasy. Le processus par lequel les personnages passent dans le livre s’appelle l’individuation. Le fait de savoir qui on est vraiment. Chacun pourra se retrouver dans l’un ou l’autre des personnages.  Pour conclure, parce que sinon je pourrais en parler des heures, une histoire reste plus longtemps marquée dans l’inconscient de la personne qu’un livre de développement personnel, c’est d’ailleurs à ça que servaient les contes aussi. Parler d’une difficulté de manière métaphorique pour que les gens qui écoutent puissent y puiser ce dont ils ont besoin. Beaucoup, mieux selon moi qu’une liste de comportements à mettre en place.

Jupiter : Peux-tu me décrire brièvement ton parcours d’études puis ton parcours professionnel ?

Mary Sara : J’ai fait des études de psychologie et j’ai ensuite complété ma formation avec une formation post graduée en systémique, ce qui me permet aujourd’hui de travailler en setting individuel, famille et couple. J’ai travaillé pendant longtemps d’abord comme veilleuse dans des foyers, où je devais apaiser les peurs des enfants placés, notamment avec des histoires. Puis j’ai continué dans la protection de l’enfance en mobilisant les familles lorsqu’il y avait une décision de placement qui était suggérée par le service de protection de la jeunesse afin que celui-ci n’ait pas lieu. J’ai ensuite fait une formation d’hypnose médicale et thérapeutique et je suis maintenant installée en cabinet.

Jupiter : As-tu choisi l’auto-édition ou es-tu éditée par une maison d’édition ? Pourquoi ?

Mary Sara : J’ai choisi l’auto-édition parce que j’avais besoin de me confronter aux regards des lecteurs. Avoir un retour autre que celui des proches et de la famille. À force de recevoir des retours plutôt très positifs, je me suis lancée le challenge d’essayer de me faire publier par une maison d’édition. Je suis actuellement en attente de réponses, mais l’auto-édition du second tome reste une possibilité.

Jupiter : Il me semble que les maisons d’édition peuvent parfois mettre beaucoup de temps à répondre. Tu t’es fixée quel délai pour attendre leurs réponses ?

Mary Sara :  J’ai arrêté il y a quelques mois les envois. La plupart des réponses devraient arriver avant la fin de l’été. Deux ME dans le lot sont connues pour avoir un temps indéfini de réponse. De toute manière,  j’ai pris une récente décision qui consiste à continuer mon bout de chemin sans me soucier de l’arrivée des réponses. Pas forcément évident, car l’autoédition est un investissement de temps, mais monétaire aussi.

Le dernier gros sursaut d’enthousiasme que j’ai eu, c’est l’ouverture des soumissions de manuscrits d’une ME pour laquelle j’avais eu un gros coup de cœur…..Mais ils privilégient les one-shot, du coup c’est passé du niveau enthousiaste à déprime.

Jupiter : Qu’est-ce que tu penses que la maison d’édition t’apportera que tu ne peux pas trouver dans l’auto-édition ?

Mary Sara : Une appartenance, le regard et la guidance d’un professionnel sur mon travail (autre que le correcteur), un soutien aussi. Pour moi la ME qui publiera Anima devra avoir un coup de cœur pour cette histoire, ou y voir le même potentiel que j’y vois ainsi que mes lecteurs.

Jupiter : Peux-tu me parler de ton roman ? 

Mary Sara : Pour l’instant, un seul est auto-édité, le deuxième est écrit en cours de correction et attend une décision de ma part concernant sa sortie.

Anima est un roman fantasy, catégorisé young adult  (je dis ça parce que mon plus jeune lecteur a 10 ans et mon plus vieux 65 et du coup les deux l’adorent). Il s’inscrit dans une saga d’environ 4-5 livres, et comme la plupart de ces romans il met en avant une quête initiatique de ses personnages. La particularité je dirais, c’est que dans ce livre, la quête se situe autant chez les personnages plutôt jeunes qu’adultes et que l’univers en lui-même évolue aussi. De plus, et je dirais même pour une fois, les adultes accompagnent les enfants dans leurs évolutions de manière active.

Pour ce qui est de l’univers il est construit de manière à refléter les difficultés de notre monde, il y aura donc des questions écologiques mais aussi de notre lien en tant qu’humain à chaque élément qui la peuple, nature, animaux etc…

Jupiter : Comment t’es venue l’idée de ton roman ?

Mary Sara : Les questions identitaires ont toujours été un sujet qui me passionnait depuis enfant, c’est sûrement ce qui m’a poussé à devenir psychothérapeute. Si je dois nommer des événements qui ont construit l’idée de ce livre, je dirais : mon changement identitaire de jeune universitaire à celui de maman avec ce que cela implique de questionnements et de positionnements différents. De ce que je pouvais voir tous les jours autour de moi, que ce soit avec mes patients ou dans le monde et finalement d’une relation très forte avec mon chat Cyrius.

Jupiter : Je suis intriguée, il va falloir m’en dire plus sur Cyrius ! De quelle race s’agit-il ? Depuis combien de temps fait-il partie de ta vie ?

Mary Sara : Cyrius est un Maine coon blanc. Il est arrivé dans ma vie il y a 14 ans dans une période de reconstruction pas forcément évidente, le lien n’en a été que plus fort. 6 mois de vie commune et il a été diagnostiqué avec une « polyneuromyopathie » et une espérance de vie de maximum 6 mois. Pendant ces examens à l’hôpital vétérinaire, j’étais en période d’examens et je prenais ma voiture chaque jour pour faire 2h00 de trajet pour le voir 20 minutes. Ce moment a été compliqué surtout à cause du regard que les autres pouvaient poser sur moi. J’ai donc commencé à questionner le lien entre l’humain et les animaux et le regard que la société posait dessus. C’était payant, Anima est né de cette réflexion et Cyrius est toujours à mes côtés.

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Si vous vous demandiez ce qu’est un Maine Coon… voilà ! Le sien est blanc.

Jupiter : Que cherches-tu à transmettre au lecteur quand tu écris ?

Mary Sara : Des émotions et du merveilleux. En dessous de cette histoire, il y a un fil conducteur qui dit simplement : « Regardez comme vous êtes merveilleux et le pouvoir que vous avez à l’intérieur »

Jupiter : Je n’ai pas lu ton livre au moment où nous rédigeons ensemble cette interview mais ta dernière phrase m’a complètement convaincue et je l’ai ajouté à ma PAL 😊

Jupiter : Comment se passent les ventes de tes romans ? Es-tu satisfaite sur ce point ? 

Mary Sara : Je dirais oui et non. Oui parce que je n’aurais imaginé qu’en maintenant 7 mois j’arriverais à vendre plus de 150 exemplaires et que les retours sont pour l’instant toujours aussi positifs. Non parce que comparativement à ce que cela me demande d’énergie et d’investissement le retour n’est pas à la hauteur. La non-disponibilité du livre en librairie y fait beaucoup selon moi.

Jupiter : Quelle plateforme d’auto-édition utilises-tu ?

Mary Sara : J’ai choisi Librinova comme plateforme d’auto-édition. Je n’y connaissais rien, j’avais besoin d’être aiguillée et cette entreprise me semblait être un bon début. Si je n’ai pas de réponse positive pour les ME je choisirai de publier la suite d’Anima sur une autre plateforme, je ne sais juste pas encore laquelle.

Jupiter : Que fais-tu pour promouvoir tes romans ?

Mary Sara : J’ai commencé par mettre à disposition le livre sur simplementPro, je me suis inscrite à des groupes FB spécialisés dans la littérature de l’imaginaire et j’ai été super active sur Instagram qui est ma plateforme d’échange préférée.

Puis afin d’augmenter la visibilité d’Anima je me suis associée à trois bookstagrameuses, nous avons créé le statut Ambassadrices Anima et par la suite le statut « Je suis Anima » pour tous lecteurs du livre. Ces statuts sont en fait symbolisés par un logo représentant un Animal qui leur correspond et qu’ils peuvent ensuite afficher sur leurs réseaux sociaux. Finalement et pas des moindres, une autrice et créatrice de bougie a rejoint l’aventure afin de confectionner des bougies livresques en lien avec les personnages et dernièrement une créatrice de bijoux nous a rejoint aussi. On est donc une sacrée équipe derrière ce livre, plus tous les lecteurs qui font aussi leurs parts importantes de soutien et de divulgation de l’information.

Jupiter : Waou c’est hyper impressionnant, tu as créé tout un univers et des goodies associés ! Effectivement, au-delà de rédiger le roman, tu as dû consacrer beaucoup de temps à gérer cette partie. Est-ce que c’était important pour toi que ton univers prenne vie de cette façon ? Comment est-ce que ça s’est fait ? 

Mary Sara : En fait j’ai créé l’univers d’Anima et force est de constater qu’il inspire pas mal de créateurs à son tour, car ce n’est pas moi qui confectionne les goodies. Jamais je n’avais imaginé cela, d’ailleurs avant Instagram, je ne savais même pas qu’il existait des goodies en lien avec des livres (en dehors de HP évidemment). Les créatrices ont d’abord été des lectrices coup de cœur, puis elle m’ont proposé de créer des goodies et de là est née l’idée d’un échange vertueux. Elles me font de la pub et je leur en fais aussi en rajoutant à mes concours leurs créations en lien avec le livre.

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Les goodies ANIMA, crédits photo MARY SARA

Les bougies viennent de la boutique : http://www.bijoux-lesouffledesdragons.com/50-bougies-anima

et le bracelet de la boutique : https://www.etsy.com/fr/shop/EllaDreamy

Jupiter : Qu’est-ce qui dans ton univers a inspiré les lectrices et les fabricants de goodies ? Les personnages ? Est-ce que ce sont des détails sur les personnages ? Sur l’univers ? 

Mary : Je crois que la particularité d’Anima est qu’il en émane une atmosphère particulière. La psy en moi dirait qu’il parle à l’inconscient des gens, car il s’y trouve beaucoup de symboles et une énergie très onirique. L’écrivaine elle, expliquerait que c’est l’univers, mais aussi les personnages et leurs Anima. Alors je ne pense pas que ce soit quelque chose de spécifique qui attire, mais plutôt leurs personnalités complexes qui sont en plus teintées et complétées par leurs Moitiés. L’Univers est inspiré de notre Terre et de sa fabuleuse nature, d’où le nom Terhae et lui aussi inspire ou parle aux lecteurs. Il est un personnage à part entière.

Jupiter : Comment s’est passée la rencontre ? Combien de temps s’est-il écoulé entre la première fois où vous vous êtes parlées et où les produits ont été disponibles sur la boutique ?

Mary : Dès le moment où elles ont lu le livre, elles m’ont proposé. J’imagine que pour Ella Dreamy il a été plus simple de s’inscrire dans la démarche vu qu’elle était la deuxième.  C’est le souffle des dragons qui l’a initié pour ma plus grande surprise, joie. En fait, je discute avec chacun des lecteurs après lecture, c’est à ce moment-là que je confectionne leur logo personnalisé.  Lors de nos échanges avec Souffle des dragons , une connexion s’est faite et elle m’a proposé de créer les bougies. Elle avait déjà beaucoup d’idées et en a encore énormément. Entre cette première discussion et la mise en vente , il n’y a eu que le temps de la confection et ensuite nous avons proposé des box de Noël avec livre et bougie associée.

 Jupiter : Est-ce que tu les (les goodies) emmènes avec toi en salon ? Est-ce que tu fais d’ailleurs des salons / des séances de dédicace ? (j’en profite pour poser la question). 

Mary : Je n’ai pas encore fait de salons, ça ne saurait tarder d’ailleurs, mais alors clairement j’emmènerai des goodies avec moi !!! Je sais d’ailleurs qu’elles me font de la pub pendant leurs salons créatifs à elle. Un vrai cercle vertueux car rien n’est prélevé sur les ventes, cela marche sur l’entraide. Don et contre-don.

Jupiter : Si tu devais mettre en avant trois de tes particularités, lesquelles seraient-elles ? Elles peuvent être liées à l’écriture, à tes habitudes, à ton caractère, à ton passé…

Mary Sara : Je suis une petite fille qui rêve de magie dans un corps de femme psychothérapeute qui est confrontée tous les jours à la souffrance humaine. Je suis une guerrière qui a traversé maintes choses dans sa vie. Je suis une louve, on ne touche pas à ma meute. Mixez tout ça et ça donne un truc assez complexe.

Jupiter : De quoi es-tu la plus fière concernant ton parcours d’écrivain ?

Mary Sara : Premièrement, d’avoir écouté la petite fille qui rêve de magie à l’intérieur de moi qui n’avait de cesse de me dire de continuer d’écrire. Deuxièmement, d’avoir osé. Jusqu’au jour de la sortie du livre à part mon cercle proche, personne n’avait aucune idée de ce que je m’apprêtais à faire. C’était un véritable coming out en quelque sorte.

Jupiter : Et comment ton entourage a pris cette sortie ? Quelles ont été les réactions quand ils ont appris que tu avais publié ton premier roman ?

Mary Sara : Étonnement clairement, puis viennent les questions. Depuis quand ? Tu fais ça pour ton plaisir ou tu crois que ça pourrait vraiment marcher ? La phrase la plus cotée était : je ne savais pas que tu écrivais. Ce qui me donnait furieusement envie de répondre : Oui j’ai appris à l’école. En définitive, tout le monde peut écrire, après il y a tout un art à savoir raconter une histoire et je pense que c’est là que tout se joue.

Jupiter : Ahaha « j’ai appris à l’école ». On sent la frustration de répondre à autant de questions. Et est-ce qu’ils t’ont soutenu ? Est-ce qu’ils comprennent que tes semaines soient chargées, que tu partages ton temps entre la famille, la psychothérapie et l’écriture ? Que pensent-ils de ton envie de devenir écrivain à temps plein ?

Mary Sara : Je pense qu’ils sont dans la même phase que moi : On va voir où se chemin mène. La fameuse phase observation dont je parlais avant. Le seul avantage pour eux c’est qu’ils ne vivent pas autant que moi les ascenseur émotionnels des chroniques ou commentaires des lecteurs.

D’un autre côté, j’ai mes enfants et conjoint qui eux sont des Fans inconditionnels. Ils me poussent d’ailleurs à écrire et acceptent facilement que je me retire de certaines activités pour le faire.

Pour ce qui est de mes semaines chargées je crois que personne ne se rend compte de la charge et de ce que ça comporte. Je m’inclus dedans d’ailleurs lol. Si je me sortais du train pour le voir passer de l’extérieur je suis persuadée que je me dirais : « Non mais Mary t’es complètement tarée ma pauvre. »

Je ne sais pas trop ce qu’ils en pensent, mes enfants eux se réjouissent de cette possibilité car elle est synonyme de maman plus présente à la maison.

Jupiter : Y a-t-il un conseil que tu aimerais donner aux auteurs qui débutent ?

Mary Sara : Écoutez-vous ! Écoutez ce besoin, vital pour ma part, d’écrire, quelque soit l’issue.

 

Merci infiniment à Mary Sara pour son temps et ses réponses.

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