Bilan des ventes de mai (vers l’infini et au-delà des 10K)

Je reconnais ne pas du tout disposer des droits pour l’image ci-dessus mais c’était beaucoup trop tentant.

Comme il est de coutume, une fois par mois je vous livre le bilan de mes ventes du mois précédent (le temps que tous les chiffres passent dans la moulinette Amazon).

Pour rappel, les revenus sont issus de trois moyens :

  • Ventes exemplaires papier : peu nombreuses, je gagne entre 2 et 3 euros par exemplaire vendu
  • Ventes exemplaires numériques : la moitié de mes revenus environ, je gagne 3,91€ par exemplaire vendu (les frais de livraison Amazon ont augmenté d’où le passage à 3,91€ au lieu de 3,92€)
  • Les pages lues dans l’abonnement Kindle : pour les gens détenteurs de l’abonnement Kindle, ils peuvent emprunter mon livre, je gagne entre 2€ et 2,50€ par livre totalement lu dans l’abonnement (ça dépend du nombre de pages de mes romans)

Alors que s’est-il passé en mai ?

Tableau récapitulatif des ventes jour par jour pour le mois de mai 2019

J’ai eu plusieurs journées à 50 ventes ou plus, ce qui était très rare pour ne pas dire exceptionnel avant. De la même manière, le record du nombre de pages lues en une journée a été explosé avec 59 169 pages lues le 1er mai, soit l’équivalent de 118 personnes qui auraient lu intégralement un de mes romans (mes romans faisant en moyenne 500 pages selon les normes KDP) dans la journée. Comme toujours, on observe une baisse des ventes et des pages lues au milieu du mois de mai, puis ça repart avec la sortie fin mai de La Gardienne des Clefs, le tome 3 des aventures d’Akalie O’Lys.

Nombre d’exemplaires papiers vendus en mai 2019 par titre
Nombre d’exemplaires numériques et de pages lues dans l’abonnement Kindle en mai 2019 par titre
  • Nombre d’exemplaires papiers vendus : 133
  • Nombre d’exemplaires numériques vendus : 1 100
  • Nombre de pages lues dans l’abonnement : 1 266 877 pages lues soit l’équivalent de 2 533 exemplaires lus totalement

Ce qui nous amène à 3 766 exemplaires lus / vendus pour le mois de mai, tous titres confondus. A ce rythme-là, je devrais être entre 40 000 et 50 000 exemplaires vendus / lus d’ici la fin de l’année depuis que j’ai commencé à publier (en août 2018).

Qu’est-ce que ça donne en termes de revenus ? Allons-y, regardons !

Détails des revenus par marché pour le mois de mai 2019

Je vous épargne les virgules et les conversions, grosso modo on est à 10 300€ brut pour le mois de mai 2019. Je dis brut et j’insiste sur le brut. Tout revenu doit être déclarer en France, dès le premier euro. Je vais bientôt changer de forme juridique car j’aurai atteint le plafond des micro-entrepreneurs. Pour l’instant je paie 22% de cotisations sociales, ce qui fait diminuer les 10 300€ et les passent à 8 034€ et là dessus je paie des impôts sur le revenu, comme tout le monde. A noter que je vous donne une estimation de ce que je paie en termes d’impôts sur le revenu, puisque je ne sais pas à combien je finirai à la fin de l’année exactement et que je ne fais que spéculer sur la tranche d’impôts dans laquelle je suis (mais je suis bien prélevée sur mes spéculations ^^), il faut retirer 1 500€. Il reste environ 6 500€ net cette fois-ci. Ce qui est juste énorme (même si la diminution entre le 10 300 et le 6 500 fait peur *rires* mais c’est le jeu ! On vit en France, on profite des services français, on paie ses taxes c’est normal).

Comme de coutume, un petit paragraphe pour vous rappeler pourquoi je vous parle de mes revenus. Déjà, c’est une question que beaucoup de personnes me posent « combien tu gagnes ? » ou encore « mais les chiffres que tu montres, c’est vraiment ce que tu gagnes ? », question à laquelle j’ai d’ailleurs très envie de répondre « non, non, je prends du temps pour photoshoper des captures d’écran juste pour le plaisir, surtout que j’ai zéro capacité en photoshop, je n’ai même pas le logiciel alors c’est vraiment super pratique pour moi de prendre du temps pour faire ça ». Vous entendez mon petit ton sarcastique ? *rires* Je montre ces chiffres parce que l’auto-édition a encore une mauvaise image en France, parfois à raison, parfois à tort. C’est comme tout : il y a du bon, il y a du moins bon. On entend à peu près tout sur le sujet, dont certaines choses qui sont vraies : oui c’est vrai, il y en a beaucoup qui ne s’en sortent pas. Oui, c’est vrai il y en a qui vivent dans la précarité. Oui, c’est vrai, c’est du travail de s’auto-éditer. Mais vous savez quoi ? Il y a beaucoup de métiers dont on peut dire ça. C’est vrai des gens qui se lancent dans le marketing ou dans la psychologie, vous n’avez jamais entendu l’expression « nan mais ce secteur est bouché » ? Quand on entend que des doctorants gagnent le SMIC parce qu’ils n’ont pas trouvé de jobs, que des Masters en Marketing sont sur le marché du travail depuis deux ans, sans trouver de job. J’ai la sensation que c’est pareil. Et pourtant, il y en a qui s’en sortent. Pourquoi ? Parce qu’ils ont plus la niaque ? Parce qu’ils ont été au bon endroit au bon moment ? Qu’ils ont eu de la chance tout simplement ? Peut-être.

J’aime à croire que c’est parce qu’ils ont été déterminés, qu’ils n’ont pas lâché et qu’ils sont allés jusqu’au bout de ce qu’ils voulaient. J’aime à croire que quand on veut quelque chose dans la vie et qu’on se donne à fond dedans, on arrive à l’obtenir. Peut-être pas tout de suite, peut-être après des années de travail, d’errements, de sens interdits, d’envies de baisser les bras. Mais ce qui compte, c’est justement de ne pas baisser les bras.

Je suis auto-éditée, je gagne mieux ma vie que je ne l’ai jamais gagné. Je suis en train de vivre mon rêve d’être écrivain. Je me lève le matin pour m’occuper de mes chiens et écrire. C’est magique. Si c’est toi aussi ce dont tu as envie (t’es pas obligé de t’occuper de chiens hein ^^), qu’est-ce qui te retient ? Fonce, ne lâche rien, va jusqu’au bout de tes rêves. Oui je suis gnangnan, on dirait presque que je m’apprête à chanter une chanson Disney. Mais c’est mon côté gnangnan et rêveuse qui m’a mené jusqu’à ici. Alors j’y crois.

C’est peut-être la seule étape cruciale pour y arriver : y croire.

J’ai fini mon moment gnangnan ! Si tu veux m’écrire, me poser des question, me faire part de tes chansons Disney préférées pour te motiver quand tout part en vrille, n’hésite pas à m’écrire dans la rubrique A propos !