Bilan des ventes de juillet

Hahaha ! Excusez-moi, je me marre encore de la photo que j’ai choisie pour illustrer cet article (j’étais forcée de la choisir quand mon regard s’est arrêté dessus, c’était trop drôle). Nous nous retrouvons pour découvrir le bilan des ventes de juillet, maintenant que les derniers chiffres KDP sont tombés !

Pour rappel, je suis auto-éditée à travers la plateforme Kindle Direct Publishing, qui permet de s’auto-éditer sur Amazon. Je suis exclusive Amazon, ce qui signifie que je ne vends pas mes romans par un autre biais ou une autre plateforme, ni même en salons ou en séances de dédicace. Amazon est mon unique source de revenus aujourd’hui.

A travers Amazon, je gagne mes revenus par trois biais différents :

  • la vente d’ebooks : je touche 3,92€ par ebook vendu
  • la vente de livres brochés : je touche entre 2€ et 3€ selon le livre dont il est question (en fonction du coût d’impression notamment et puis ils ne font pas tous la même taille)
  • l’abonnement Kindle : ici, c’est un peu plus complexe, les auteurs sont rémunérés en fonction du nombre de pages lues dans l’abonnement. Il y a un fonds KDP qui est de 25,6 millions pour le mois de juillet, qui est intégralement redistribué aux auteurs. Si par exemple mon nombre de pages lues pour le mois correspond à 0,01% du total des pages lues au cours du mois dans l’abonnement Kindle, je touche 0,01% du fonds KDP. D’une manière générale, on oscille entre 0,0041 et 0,0044€ la page.

Le blabla explicatif étant terminé, entrons dans le vif du sujet.

Détails des ventes jour par jour pour le mois de juillet

En juillet, j’ai sorti le tome 3 de Kacy Matthews, intitulé Ygnit. Il est sorti vers le 20 juillet, c’est assez facile de voir le moment où il est sorti avec les pages lues de l’abonnement, on voit qu’au 21 juillet le nombre de pages lues augmente drastiquement, dépassant les 50 000 pages lues par jour (soit 100 livres lus intégralement dans la journée, mes livres faisant environ 500 pages selon les normes Kindle) jusqu’à la fin du mois.

Comme c’est tout petit et que je ne peux pas vous mettre le tableau plus grand, l’échelle pour les ventes d’ebooks est sympa également : la ligne grise du milieu c’est la barre des 50 exemplaires vendus, que je dépasse à plusieurs reprises au cours du mois. Après la sortie d’Ygnit, vers le 28 juillet il me semble mais ne prenez pas cette date pour argent comptant parce que je ne suis pas sûre de moi, je surfais tranquillement sur Amazon pour vérifier un peu comment se portaient mes romans et là…

Classement des meilleures ventes d’ebooks fantastiques pour adolescents au 28 juillet (quelque chose comme ça en tout cas)

C’est un peu petit (pour changer) mais si je vous les mettais les uns en dessous des autres ça faisait vraiment gros. Grosso modo, j’avais 10 romans sortis à fin juillet 2019 et tous mes romans squattaient le TOP 10 de ma catégorie, ce qui est tout simplement hallucinant. Je ressens beaucoup de gratitude d’en être arrivée là, je ne pouvais pas imaginer ce que ça donnerait quand j’ai commencé il y a un an et bref vous connaissez le topo : merci, merci, merci. Passons à la suite de l’analyse des ventes.

Nombre d’ebooks vendus et de pages lues dans l’abonnement Kindle, par titren pour le mois de juillet 2019

Nombre de livres brochés vendus par titre pour le mois de juillet 2019

Pour juillet, nous sommes à :

  • 1 418 ebooks vendus
  • 163 livres brochés vendus
  • 1 303 362 pages lues dans l’abonnement Kindle (soit l’équivalent de 2 606 livres lus intégralement)

Ce qui fait un total de 4 187 livres vendus/lus pour le mois de juillet. Sachant que je ne sors que des suites plusieurs mois (sauf en août où j’ai commencé une nouvelle série du coup, mais qui n’est pas prise en compte dans ces chiffres), ce qui est très encourageant puisqu’on perd des lecteurs à mesure qu’on avance dans le nombre de tomes.

Passons au revenu :

Tableau récapitulatif des revenus par marché pour le mois de juillet 2019

Je vous épargne les virgules et les conversions, comme d’habitude, on parle d’environ 11 330€ pour le mois de juillet 2019. Je rappelle que le paiement est décalé à 60 jours fin de mois avec Amazon, c’est donc une somme que je toucherai à fin septembre / début octobre. Là-dessus, il faudra enlever les cotisations sociales. J’espère avoir changé de statut juridique d’ici là (avoir ouvert ma maison d’édition), ce qui fait que je ne paierai que 15% de cotisations sociales au lieu de 22% aujourd’hui. En partant de l’hypothèse des 15%, il restera 9 630 euros (si je veux me verser l’intégralité, ce que je ne pense plus faire à l’avenir notamment pour limiter l’impôt sur le revenu). Il faut encore retirer l’impôt sur le revenu, dans mon cas selon mes estimations de l’année, c’est presque du 2 000 euros par mois. Grosso modo il reste 7 500 euros. Ce qui est ÉNORME. (oui oui j’en reviens toujours pas et pourtant c’est bien sur mon compte en banque que ça arrive). Et si je vous dis qu’août va dépasser ce record ? Car oui, c’est bien un record pour moi. Je n’ose même pas imaginer les possibilités si j’arrive à m’en sortir ne serait-ce que sur un seul marché étranger.

Enfin, un dernier rappel important, que je vous fais à chaque fois : je ne vous mets pas les informations sur mes revenus pour le plaisir d’afficher combien je gagne. Comme tout bon français le sait : si on gagne de l’argent, il ne faut pas le dire et il faut courir se cacher (et aussi cacher son argent sous le matelas). Je le fais parce que je veux montrer que c’est possible, qu’on peut gagner sa vie en étant auto-édité, que ce n’est pas réservé UNIQUEMENT aux gens qui sont publiés en maisons d’édition. Nous sommes dans l’ère numérique, dans l’ère de l’indépendance. Il existe quantités de freelances qui peuvent vous aider avec la publication de votre roman, que ce soit pour le fond, la forme, la couverture, la promotion… et vous aider à professionnaliser votre activité. Auto-édité, aujourd’hui, ne veut plus forcément dire « amateur ». Il n’y a pas que des gens qui vont « par défaut » dans cette voie parce qu’ils ont été refusés par des maisons d’édition. Il y a des gens qui choisissent cette voie, parce qu’elle leur permet d’avancer à leur rythme, de garder le contrôle sur beaucoup d’éléments et aussi de gagner mieux leur vie (en termes de % de la redevance, bien sûr il faut aussi accepter qu’on se coupe d’une grande partie du marché, notamment les librairies, car nous ne disposons pas de la force de distribution des grands, bien que j’étudie encore ce point…).

Je souhaite sincèrement, du fond du cœur, que demain ce soit vous qui puissiez afficher vos revenus, pour montrer à d’autres auteurs que c’est possible et leur transmettre plein d’espoir pour qu’ils se lancent à la conquête de leur rêve.