Bilan chiffré d’une année d’auto-édition

Au 3 août, ça faisait officiellement un an que le premier tome de Ryvenn, intitulé la dernière empathe, avait été publié. Comme j’adore les chiffres, je me suis dit que c’était l’occasion de vous faire un bilan sur le nombre de chocolats chauds que j’ai bus au cours de cette année extraordinaire. Pardon, sur le nombre de ventes je voulais dire bien sûr. Et les revenus. Et tout le tralalala qui peut se traduire par des chiffres.

En un an, du 3 août 2018 au 31 juillet 2019, j’ai publié 10 romans + 1 traduction (mon objectif 2019 est de publier un roman par mois et je devrais l’atteindre).

Nombre de ventes

Nombre de livres brochés vendus entre début août 2018 et fin juillet 2019, par titre

Nombre d’ebooks vendus entre début août 2018 et fin juillet 2019, par titre

Nombre de pages lues dans l’abonnement Kindle entre début août 2018 et fin juillet 2019, par titre

J’ai cumulé 1 159 ventes d’exemplaires brochés + 10 059 ebooks + 9 222 493 pages lues dans l’abonnement Kindle (selon les normes KDP mes livres font environ 500 pages ce qui fait un total de 18 445 livres environ (ouais j’ai arrondi au supérieur pour 14 pages près, je le reconnais) intégralement lus dans l’abonnement. C’est une spéculation hein, il y a peut-être des gens qui se sont arrêtés à la page 10 du livre, ou la page 100 et qui ne sont jamais allés au bout. On extrapole ce qu’on peut avec les données qu’on a. Au total, on parle de 29 663 livres lus/vendus, dont 4% de livres brochés, 34% d’ebooks et 62% de livres lus dans l’abonnement Kindle.

Bilan des revenus

Revenus d’août 2018 à juillet 2019 par titre pour les ventes au format broché, en euros

Revenus d’août 2018 à juillet 2019 par titre pour les ventes ebooks, en euros

Revenus d’août 2018 à juillet 2019 par titre pour l’abonnement Kindle, en euros

La répartition de revenus entre l’abonnement Kindle (48%) et les ventes d’ebooks (47%) est vraiment équivalente. Si vous vous demandez pourquoi je suis pourtant beaucoup plus lu dans l’abonnement Kindle (par rapport au nombre d’ebooks vendus) mais que je touche autant en termes de revenus entre l’abonnement et les ventes, c’est tout simplement parce que je touche moins quand un livre est intégralement lu dans l’abonnement Kindle que quand il est vendu. Je touche entre 2,20€ environ selon la longueur du livre s’il est intégralement lu dans l’abonnement Kindle alors que je touche 3,92€ sur une vente. Les ventes brochées, sans grosse surprise, représentent 5% de mes revenus. Je ne mets pas du tout l’accent dessus pour beaucoup de raisons : ça demande du temps, de l’énergie, je ne me suis pas assez renseignée, je ne fais pas de séance de dédicace ou de salons, je ne suis pas disponible en librairie. Montant total des revenus pour cette année écoulée : 80970,88€, auxquels il faut retirer les cotisations sociales (22% si vous êtes micro-entrepreneur) et les impôts sur le revenu (là ça dépend de tous vos revenus). Il reste 63 157 euros après paiement des cotisations sociales, un peu plus de 53 000 euros (potentiellement 55 000 euros) après paiement des impôts. Mais bon là je spécule vraiment beaucoup sur les impôts puisque c’est sur deux années fiscales différentes, que le taux utilisé est utilisé pour une année de janvier à janvier etc, donc ne prenez pas cette histoire d’impôts pour argent comptant, c’était vraiment pour vous donner une idée globale de ce qu’il restait en net, par exemple sur l’année fiscale 2019 je vais payer beaucoup plus d’impôts que sur l’année fiscale 2018, je suis passée dans une tranche à plus de 18%, ce qui n’était pas le cas en 2018 et je vous avoue que là tout de suite j’ai pas la foi d’aller décortiquer les calculs en détails pour vous donner le montant exact, surtout que 2018 était une année blanche… BREF vous avez compris l’idée, on est quelque part entre 53 000 et 55 000 net je pense, allez on va dire 54 000 et ça fait du 4500 net par mois si on lisse sur les 12 mois, ce qui est bien moins impressionnant que les derniers bilans de vente mais c’est parce que c’est lissé justement 🙂 Mon premier mois d’auto-édition, je n’avais généré « que » 2 000 euros brut (non, me tapez pas pour le « que », s’il y a des guillemets c’est pour une raison, imaginez-moi en train de faire les guillemets avec les doigts, voilà c’est mieux).

D’autres chiffres en vrac

Bon, malgré mon petit arrêt de consommation de chocolat chaud pour raisons de santé, j’ai finalement repris (ma vésicule biliaire va bien et vous remercie de vos messages inquiets) ma consommation, sans chantilly par contre (c’est pas plus mal, j’ai perdu 4 kilos dans les semaines qui ont suivi mon arrêt de consommation de chantilly. Coïncidence ? Je ne pense pas). Je continue de carburer au chocolat chaud, la boisson officielle de l’imagination (pour moi, en tout cas), à raison de… plus d’un demi-litre par jour. Oui, oui, oui.

Je reçois entre 25 et 30 emails de lecteurs par jour et entre 10 et 15 emails d’auteurs par jour également. Si je prends la moyenne basse, j’ai un peu plus de 1 000 emails qui tombent dans ma boîte de réception par mois. Je n’ai pas compté le nombre d’heures passées à y répondre, mais c’est bien évidemment un plaisir d’y répondre et quand on aime, on ne compte pas. Alors je ne compterai pas et je ne spéculerai pas dessus.

J’ai envoyé 514 exemplaires de mes romans en service presse ou à des amis / des gens proches. Ça vous paraît sûrement énorme comme chiffre, mais rappelez-vous que c’est sur une année entière et que j’ai 10 romans publiés au total sur cette année. Quand on ramène à un nombre par titre, on parle de 51 exemplaires par titre environ. Et là-dedans il y en a une vingtaine pour des amis ou des personnes à qui j’ai simplement envie de faire plaisir, et qui ne chroniquent pas le livre. Si j’avais compté, j’aurais aimé vous présenter le temps passé à m’occuper de faire ces colis parce que le temps que j’y consacre est monstrueux (*hahaha*, ceci est un rire nerveux), mais je n’ai pas compté. On peut spéculer à la va-vite si vous voulez, je pense que je passe bien 8 à 10 minutes par colis (parce que je dédicace le livre, je rédige une carte, je mets des bonbons et ça c’est quand c’est un envoi « simple », récemment je me suis lancée dans des box « kit de survie » pour Archibald Skye et là on passe à 12-15 minutes le colis je pense). Enfin admettons, moyenne basse : 8 minutes le colis, ça fait 4 112 minutes, soit 68h30 environ. Ce qui représente 6 à 7h par mois, une journée de travail complète ou presque, tous les mois, juste pour les envois, si je ne respire pas entre les colis, que je ne rature pas et que j’ai tout le matériel à dispo (et oui, il faudrait aussi rajouter le temps pour commander le matériel, aller à la Poste…).

J’ai dû faire une bonne centaine de névroses des recherches de l’internet sur des sujets divers et variés pour mes romans également. Le cimetière d’Arlington à Washington par exemple, ou l’histoire de la Maison Blanche, d’ailleurs à ce stade je tiens à vous informer que je connais par cœur les plans officiels de la Maison Blanche hein. Mais j’ai aussi des névroses charmantes sur les armes à feu (ça y est c’est sûr avec Maison Blanche et armes à feu dans le même paragraphe, y a un robot qui va taguer mon article pour être relu par des agents du gouvernement américain, comment ça j’ai fait une paranoïa sur ce sujet aussi ?), comment se débarrasser d’un corps, comment fabriquer une bombe, le fonctionnement d’un talkie-walkie, le fonctionnement d’un détonateur… si si, des recherches magiques qui me valent certainement d’être flaguée quelque part par une quelconque agence du gouvernement.

Sinon, j’ai bossé 358 jours je pense au cours de l’année écoulée. Oui, c’est du 7 jours sur 7 avec moi, j’écris tous les jours, là je vous ai décompté les journées de randonnée (et encore, j’étais capable d’écrire avant la randonnée) où je partais marcher plus de 40 kilomètres avec les woufs et les amis et un weekend que je n’ai pas passé chez moi. Et devinez quoi ? J’ai quand même l’impression que ce sont les vacances tous les jours :). Quand on fait quelque chose qu’on aime, il n’y a pas photo, ça change tout.

Et la suite ?

Au vu du rythme actuel, je pense atteindre entre 40 000 et 50 000 exemplaires vendus/lus d’ici la fin de l’année (depuis août 2018). Je vais dépasser les 100 000 euros de revenus bruts pour l’année 2019 au global également je pense. J’aurai 12 romans publiés en français, 1 sur le marché italien, et probablement 1 sur le marché américain.

En septembre, je vais ouvrir ma maison d’édition, ce qui me permettra entre autre d’enregistrer moi-même mon audiobook et de la publier sur Audible. Je vais également lancer la traduction en allemand en octobre (j’ai finalement privilégié la traduction américaine d’abord).

Voilà pour le bilan chiffré. Pour ma part, j’ai surtout hâte de vous rédiger un bilan bien plus personnel sur ce que cette année m’a apportée en termes de rencontres, de bien-être et d’épanouissement. C’est pas tout de gagner de l’argent, le plus important c’est quand même d’être heureux, non ? Même si ça y contribue, je rappelle quelque chose d’extrêmement important : « L’argent ne peut pas acheter le bonheur, mais il peut acheter des chamallows, ce qui revient au même. » (Anonyme). Voilà une phrase que mon héroïne, Archibald Skye, aurait pu dire :).

En termes d’objectifs, je n’ai rien à vous dire honnêtement. Quand je me suis lancée, il y a un an, j’espérais réussir à gagner 1500 euros par mois avec mes romans, pour pouvoir m’en sortir financièrement tout en faisant ce que j’aimais. Cet objectif a été atteint dès le premier mois et depuis, les chiffres se sont envolés bien au-delà de mes espoirs. J’ai toujours des ambitions démesurées, je vous rassure hihihi, comme voir l’un de mes romans adapté au cinéma un jour. Mais si ces ambitions ne devaient jamais être atteintes, je serais quand même très très heureuse. Comme je le suis aujourd’hui :).

Je vous envoie plein d’ondes positives. Je vous rappelle que c’est possible. Ne vous mettez pas de barrières, ne vous dites pas « ça n’arrive qu’aux autres ». Je faisais partie des « autres » il y a un an. Je ne suis pas différente de vous, je ne suis toujours pas Terminator, je suis juste quelqu’un qui a tenté sa chance. Je ne pensais pas que ça prendrait une telle ampleur et je vis un rêve éveillé depuis un an. J’espère que ce sera votre tour bientôt.