Bilan personnel d’une année d’auto-édition

Le temps a filé comme… une aiguille sur une horloge (j’allais dire comme un train de la SNCF mais boooon ça ne fonctionnait pas, surtout si vous vivez en région parisienne, vous m’auriez tous dit « mais non ils sont toujours en retard »). Voilà un an que je me suis lancée dans l’auto-édition. Après le bilan chiffré que vous pouvez découvrir ici, il est temps de dresser un bilan plus personnel.

Il y a un peu plus d’un an, j’ai quitté mon CDI, j’ai tout lâché pour me mettre à écrire à temps plein. J’avais très exactement ZERO roman publié. Yeap. J’en avais un d’écrit sous le coude, mais je l’avais envoyé à une maison d’édition et je me disais que c’était mieux d’attendre les retours de la maison d’édition (qui a refusé l’ouvrage) avant de l’auto-éditer. Je me suis donc lancée en juillet 2018 dans l’écriture du premier tome de la saga Ryvenn. Début août, je m’auto-publiais, j’ouvrais des pages sur les réseaux sociaux (que je n’utilisais pas jusqu’ici), j’ouvrais mon blog (si, si, celui-là même que tu es en train de lire), je commettais un paquet d’erreurs, j’apprenais sur le tas. Et je m’en sortais.

Je suis passée par tout un tas d’émotions : le doute bien sûr, la remise en question, la peur, l’appréhension, la dévalorisation de soi et de son travail. Mais aussi l’épanouissement, le bonheur de faire ce que j’aime, le calme, la sérénité. Je me suis sentie de plus en plus ancrée dans mon rêve et pour cause : c’est devenu ma réalité, mon quotidien.

Des personnes formidables

Quand on commence une nouvelle aventure, on rencontre souvent de nouvelles personnes. Pour ma part, j’ai eu la chance de découvrir des auteurs, des chroniqueurs et des lecteurs tous plus extraordinaires les uns que les autres. Certains sont devenus de véritables amis, au point que je leur écris tous les jours, que je les ai régulièrement au téléphone, au point même pour certains que je pars vivre à 10 minutes en voiture de chez eux (peut-être que c’est pas une bonne nouvelle pour la personne concernée quand on connaît mon degré de folie et la psychopathe qui se cache en moi). D’autres sont devenus des membres de l’équipe. D’autres étaient déjà là depuis belle lurette et on poursuivit la route avec moi en me soutenant. Je ne citerai aucun nom, parce que j’en oublierais forcément.

J’ai la chance d’être extrêmement bien entourée, d’avoir des personnes pertinentes et lucides autour de moi, qui savent faire en sorte que je garde un pied sur terre, tandis que l’autre gigote pour s’envoler. Elles savent me connecter avec la réalité quand j’en ai besoin, sans pour autant me brûler les ailes. Ce sont des personnes qu’on ne rencontre pas à tous les coins de rue parce que ce n’est pas facile de rester aux côtés de quelqu’un qui est aussi taré que moi pour être honnête. J’ai des idées loufoques régulièrement, il faut suivre le rythme de la folie, et je peux la seconde d’après aborder des sujets très sérieux avec un ton tout aussi sérieux. À ces personnes, qui se reconnaîtront sûrement, je vous dois un grand merci. Merci d’être là, merci de me soutenir, merci de partager mes délires, merci d’être mon ancre dans ce monde.

Je crois que l’entourage revêt une très grande importance dans la vie : si vous êtes entourés de personnes positives, leur bonne humeur va déteindre sur vous. Si vous êtes entourés de personnes négatives, vous allez aspirer tous ces mauvais sentiments. C’est parfois dur, mais sur le chemin qui vous mène à l’épanouissement, il faut se débarrasser des personnes toxiques qui vous empoisonnent la vie. J’ai commencé à comprendre ça il y a quatre ans et je l’applique dans ma vie au quotidien avec… hum… plus ou moins de tact ! *rires*

La voie de l’épanouissement

J’avais lu dans beaucoup de livres de développement personnel, qu’il n’y avait rien de tel que l’épanouissement. Vous savez, ce truc un peu à la mode dont on parle partout ? La quête du bonheur et de l’épanouissement. Quelque chose qui a l’air si puissant, qu’on a du mal à croire que ça existe. Franchement, je pensais que c’était limite du marketing à une époque.

Aujourd’hui, je crois que ça existe. Je crois que je suis en plein dedans. Jamais je n’ai été aussi bien dans ma vie, jamais je n’ai pris autant de bonheur à me lever, à me coucher, à promener mes chiens, à manger, à vivre, à… tout en fait. Et oui, je sais que je cite des trucs bateaux. Même les tâches qui peuvent paraître énervantes ne le sont plus, parce que la majorité de ce que je fais dans ma journée est tellement génial que ça déteint sur tout le reste. De toutes petites choses ont eu des impacts INCROYABLES sur ma vie. Par exemple, ne plus avoir de réveil le matin, ça a enlevé une sorte de couche de stress au coucher et au réveil. Je me réveille toujours tôt, mais je n’ai pas le stress d’une sonnerie, si je me couche tard je ne me dis pas « oh bon sang il me reste que cinq heures de sommeil », parce que la réalité c’est que si je veux faire la grasse matinée jusqu’à 8h du matin (oui c’est très tard pour moi 8h du matin), je peux. Ca fait quatre ans que je pense que le sommeil est un élément primordial d’une journée réussie et qu’il devrait être la priorité numéro 1 de la majorité des gens. Si tout le monde dormait son quota d’heures toutes les nuits, je crois qu’on vivrait tous mieux. Bill Gates en parle dans sa biographie, Oprah Winfrey en parle, beaucoup de personnes influentes parlent du fait que le sommeil est primordial et qu’elles ne prennent pas de décisions importantes le soir, parce que la fatigue peut influencer nos décisions du mauvais côté.

Quand on dort bien, on a les idées claires, on est plus efficace, c’est quand même beaucoup plus agréable de travailler quand on n’a pas les yeux qui se ferment, le corps est en pleine forme, le cerveau s’est reposé et ne s’emballe pas au moindre problème. Mais bon je pourrais vous faire une liste super longue de tous les effets positifs d’un nombre d’heures de sommeil correct, que vous mettriez ça sur le compte d’autre chose (le fait que par exemple maintenant je ne prends plus les transports, je ne me déplace pas à un bureau, je n’ai pas de patron, blablabla). Je vais donc vous parler de tout ce qui se passe MAL quand on dort MAL : on est énervé, on prend la moindre remarque de manière négative ce qui est encore plus stupide parce qu’on consomme plus d’énergie à s’énerver et se stresser qu’à voir la vie du bon côté des choses, on se fâche, on est plus lent, plus prompt à faire des erreurs… Aaaaaaah il s’en passe des choses quand on est fatigué, hein ? Ok, je vous laisse tranquille pour le sommeil, j’ai bien compris que le sujet ne vous passionnait pas. (Mais moi siiiii)

Le fait de gérer mes horaires comme je l’entends, ainsi que mes heures de repas, le fait de ne pas prendre les transports, de pouvoir éviter les heures de pointe pour TOUT (les courses, les sorties des chiens, …), de voir moins de monde énervé du coup (oui parce qu’aux heures de pointe on croise quand même plus d’énervés qu’en pleine journée en semaine), a définitivement éliminé le stress de ma vie. C’est sûr que quand on arrête de croiser des gens stressés, DIRECT pouf ça redescend pour soi aussi. Je n’ai que le stress que je m’impose (et y a pas grand chose). La diminution du stress dans ma vie a évidemment eu des effets bénéfiques : je n’ai jamais été en meilleure santé qu’aujourd’hui. Naturellement, ayant plus de temps devant moi, j’ai commencé à faire plus attention à mon alimentation, à prendre plus de temps pour faire du sport, j’ai perdu du poids, je me sens plus en forme, plus sereine dans mon corps et dans mon esprit.

Yeap. Tout ça. En un an.

En arrêtant de travailler comme salarié pour enfin faire ce que j’aime. Je récapitule ? Santé : niquel. Stress : proche de zéro ou presque. Mes animaux n’ont jamais été aussi heureux que depuis que je suis tout le temps là évidemment. Ma dépendance au chocolat chaud ? Ok, celle-là a définitivement augmenté. Est-ce que je peux enfin prendre soin de moi ? Yeap. Est-ce que je peux lancer tous les projets que j’ai rêvés de lancer dans ma vie ? Non, faut pas exagérer, y en a beaucoup trop. Est-ce que tous les objectifs que je m’étais fixée en quittant mon job ont été atteints ? Oui, double oui, triple oui. Oui de dingue. Je n’ai jamais été aussi heureuse.

Et c’est fou quand on est dans cet état d’épanouissement, on a l’impression que les planètes s’alignent, que la route est droite, sans embûches, que quelqu’un a pavé le chemin pour qu’on ne trébuche pas. Et c’est pas vrai du tout, parce que j’ai eu plein de problèmes cette année, mais c’est la sensation que ça fait. Parce que tous les problèmes que j’ai pu rencontrer cette année, me paraissent PEANUTS. Voilà, c’est dit. Un email d’insulte d’une ancienne collègue jalouse ? Yeap, ça m’est égal. Des gens qui me demandent à longueur de temps pourquoi je ne retourne pas bosser, parce que clairement écrivain ça n’est pas un métier ? Olalala, ça me passe au-dessus de la tête. On relativise quand on est heureux et épanoui. Parce qu’on est tellement bien et tellement stable dans sa tête, qu’on peut encaisser les coups, ou les laisser glisser sur nous.

Bon, ça sonne un peu genre je suis la plus heureuse du monde. Je n’en sais rien. Je suis sûre qu’il y a des tonnes de gens heureux comme moi sur cette planète et je suis hyper contente pour eux. Je veux juste vous faire passer le message suivant : quand on vit ses rêves, quand on est épanoui, on atteint un état de sérénité magique. Voilà, vous pouvez me croire, vous pouvez vous dire que c’est du bullshit. C’est libre à vous.

Et la suite ?

La suite c’est… épique ! Je viens de déménager, je continue d’accompagner des auteurs dans leur parcours vers la publication, j’ouvre ma maison d’édition, j’ai pour projet d’ouvrir une librairie atypique, j’accueille une autrice chez moi pour une année complète à compter du 1er janvier 2020. Après m’être lancée sur le marché italien (qui se passe mieux d’ailleurs, je n’oublie pas mon article à ce sujet), je vais me lancer sur le marché anglophone (fin 2019) et le marché allemand (début 2020). Je me suis lancée dans l’écriture d’un roman à quatre mains avec une autrice que j’affectionne tout particulièrement et je n’ai pas encore fixé mes objectifs d’écriture pour l’année 2020 (bien que je vous encourage à commencer dès maintenant à réfléchir à vos objectifs 2020 plutôt que d’attendre janvier) mais finalement, écrire un roman par mois, c’est devenu une habitude au cours de l’année écoulée et ça ne me paraît pas être un rythme difficile à tenir dorénavant. Néanmoins, mes autres projets pourraient me prendre beaucoup de temps, je ne sais donc pas si je vais poursuivre sur ce rythme de publication en 2020. Et d’ici trois ans, j’aimerais déménagé aux Etats-Unis.

Ce que je sais, c’est que je vais continuer de me lever le matin avec le sourire sur les lèvres et une énergie de dingue, parce que j’ai la chance de vivre mon rêve.

Et pour un futur beaucoup, beaucoup plus lointain, je n’oublie pas mon rêve de voir un de mes romans adapté sur grand écran un jour, mais il y a quelques étapes à passer d’abord !

Je pense à vous tous, je vous souhaite de trouver votre voie, et si vous l’avez trouvée, bravo ! En avant, pour ma deuxième année d’auto-éditée :).