À la découverte de Phil Cartier, auto-édité avec plus de 1500 exemplaires vendus de sa trilogie

Pendant quelques semaines, j’ai adoré vous présenter de nouveaux auteurs, que vous ne connaissiez pas forcément et vous partagez leurs parcours sous forme d’interview. J’ai choisi de changer de format récemment. C’est pourquoi c’est Phil qui va vous parler de lui-même aujourd’hui. Il vient vous expliquer son parcours. Que s’est-il passé avant qu’il vende 1500 exemplaires de sa trilogie ? (et ça continue de grimper bien sûr !) Il vous raconte ci-dessous. C’est inspirant !

« Je suis un tout jeune homme de… Soixante ans ! (Le phénomène est récent, il faut que je m’y habitue…) Au plus loin qu’il m’en souvienne, j’ai toujours écrit… Des poèmes, des chansons, des nouvelles, tentant avec obstination rivaliser avec mon père, que je croyais né avec le don inné de la plume et du bon mot…

Avec une vie professionnelle passionnante, prenante et stressante, laissant peu de place à l’imagination, à la création, et aux rêves, il est de bon ton, dit-on, de faire le point sa vie, une sorte de de bilan ponctuel, un moment de respiration. Bien que fait régulièrement, il n’est finalement réalisé qu’à travers le prisme de nos préoccupations quotidiennes, tronqué par l’environnement et ses contraintes, nous éloignant de véritables aspirations.

Ecrire revenait constamment, mais… Le temps manquait.

Une idée sur un coin de nappe en papier, une phrase sur un rapport d’activité, un paragraphe sur une note de service, rien de ce qui pouvait constituer le début du commencement de ce que je désirais voir aboutir, un roman !

Mais ce bref moment, où je couchais ces quelques mots sur des papiers aussi multiples qu’improbables, me remplissait de bonheur…

Vie mouvementée, disais-je, pas uniquement au niveau professionnel… Une séparation plus tard et vous voilà avec des weekends aussi intenses que les jours de la semaine, différant l’envie certes solitaire et égoïste, de consacrer du temps à l’écriture.

On pourrait penser, à la lecture de ces lignes, que la fin de l’histoire est connue d’avance…

« Bon, ça va ! Il a attendu d’être à la retraite pour écrire ses bouquins… »

Ce n’est pas tout à fait comme cela que les choses se sont déroulées…

Quel que soit ce dont nous avons envie, et que nous remettons à demain pour des raisons valables (ou pas, d’ailleurs), il y a toujours une petite voix, un signe, qui nous invite à aboutir ce que depuis longtemps nous envisageons.

Dans un divorce consenti entre adultes, restent perdus, désorientés, ceux qui n’ont pas fait le choix de leurs parents. Ce sont mes enfants qui ont préfiguré mon premier roman. Je ne l’écrivais pas, je leur racontais ! Sous la forme d’un feuilleton narré épisode par épisode chaque dimanche soir à l’heure de les ramener. Une histoire interactive née dans une voiture, uniquement pour briser ce silence insupportable généré par la peine commune de ne pas se revoir avant une semaine…

Le facteur déclenchant ! Cette histoire, notre histoire, je la coucherai sur papier, elle deviendra un roman et ils l’auront entre leurs mains.

Le temps passait.

Les coins de nappe, rapports et notes de service, remplacés par un cahier ne me quittant plus, disparurent. Les pages se remplissaient, chacune comme une pièce de mon puzzle se mettant en place. L’intensité de ces moments montait, augmentant ma joie d’écrire.

Le dernier « inventaire » de ma vie professionnelle de toujours fut décisif ! Ce jour-là, j’ai levé la tête du guidon, vraiment ! Et prendre le temps de regarder le paysage me fit oublier de pédaler.

Ce qui me rendait heureux n’était pas ce pourquoi j’œuvrais chaque jour…

L’opportunité m’étant offerte, un jour de conjonction particulière, un alignement de planètes, je quittais une vie qui n’était, au fond, plus vraiment la mienne.

Changement radical !  Un poste à mi-temps dans un collège, à quelques kilomètres de mon domicile… Alors que j’ai parcouru en voiture six fois et demie la distance terre-lune durant mon existence professionnelle !

J’avais l’envie, le besoin, je possédais enfin le temps…

J’ai pu remettre à mes enfants le premier tome des ‘Chroniques d’Avent’, « La Compagnie de Mortagne ».

J’avais tenu ma promesse.

Au-delà même ! Cette histoire se déroulant sur trois volumes, je leur ai donné dernièrement le second, « La Résurrection de Séréné ». Le  troisième vient de sortir. La clôture de cette trilogie s’intitule « La Légende de Doubledor ».

J’aurais pu me contenter de les publier chez un éditeur internet et de leur remettre un exemplaire à chacun. Mais le premier tome a commencé à passer dans d’autres mains, moins subjectives, et a plu.

L’idée de le mettre à la disposition d’un plus grand nombre a alors germée. Un jeune ami graphiste m’a accompagné dans ce projet. Je suis sûr qu’il devait trouver cela fou, et a suivi avec bonne humeur

L’aventure a commencée en janvier de cette année, le dix-neuf précisément, à presque soixante ans… Et sans être une Jupiter Phaeton, (Private joke !), mes romans ont une place honorable dans le classement Amazon où ils sont présents.

Ce que je retire de cette expérience tient en quelques points :

Ne jamais se contenter d’avoir des rêves ! Il faut les vivre ! Vous avez envie de quelque chose, mettez tout en œuvre pour le réaliser.

Ignorez les réflexions inéluctables de tous ceux qui vous veulent soi-disant du bien, et qui vous donnent toutes les raisons pour ne rien faire. Croire en soi est un sport de haut niveau. Les autres, dans tous les cas, n’y croiront que si vous y croyez vous-mêmes !

Ne croyez pas que l’âge soit un frein ! Après une vie professionnelle chargée, je croyais ma motivation émoussée, quasi éteinte. J’aurais pu ronronner en exprimant des regrets, nourrissant des conversations multigénérationnelles, toutes basées sur le thème, « J’aurais dû… »

Alors, faites le pas… Que vous ayez vingt ou quatre-vingt ans, écrivez !

Écrire est comme un alcool d’exception : hors d’âge.

Et une passion ne souffle pas de bougies d’anniversaire… »

Pour retrouver Phil Cartier et ses romans, vous avez tout ce qu’il faut ci-dessous :

Phil Cartier

E-mail : lacompagniedemortagne@gmail.com

Page Facebook : https://www.facebook.com/AmandinleConteur/

Ou encore Facebook perso : https://www.facebook.com/phil.cartier.587

Et Instagram : https://www.instagram.com/philcartier/

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