Bilan des ventes d’octobre

Hello les pandas ! On regarde ensemble aujourd’hui le bilan des ventes d’octobre, maintenant que les derniers chiffres KDP sont tombés pour octobre. Je rappelle que mes revenus sont issus uniquement des ventes Amazon (ebook, papier et abonnement kindle). Allez, en avant !

En octobre, j’ai publié un nouveau roman, le tome 4 des aventures de Kacy Matthews, intitulé Castle Creek, mais je surfais encore également sur la publication d’Alters, le tome 1 des aventures de Faith Ezreal.

Ventes et pages lues dans l’abonnement Kindle pour le mois d’octobre 2019

Comme vous pouvez le voir sur la partie haute du graphique, il y a 4 pics de ventes : 10 octobre, 20 octobre, 22 octobre et 28 octobre. Ces pics ont une explication : j’ai bénéficié de l’offre éclair d’Amazon quatre fois au cours du mois, sur quatre titres différents. Pour un tome 1, je monte généralement à 300 ventes dans la journée (visible le 22 octobre), pour les tomes suivants, les ventes sont moindres (logique, il y a de la perte de lectorat). Si on fait abstraction de ces pics de vente, induits par les promotions, ma plus petite journée était de 55 ventes / 62 000 pages lues environ et ma plus grosse journée, toujours hors promotions, était de 128 ventes et 109 000 pages lues environ. Si on convertit le nombre de pages lues en romans achetés (hypothétiquement), ce jour-là j’étais à 346 ventes/livres lus intégralement dans l’abonnement. Avec la promo je suis montée jusqu’à 333 ventes dans la journée du 22 octobre hors pages lues. Je rappelle néanmoins que tout ça ne se fait pas avec un seul titre, en octobre j’avais 13 titres sur le marché français (j’inclus Castle Creek même s’il est sorti dans la deuxième moitié du mois) et un sur le marché italien (mais dont les ventes sont peu importantes).

Ventes ebooks et pages lues dans l’abonnement Kindle par titre pour le mois d’octobre 2019

Ventes au format papier, par titre, pour le mois d’octobre 2019

En octobre 2019, alors que ça faisait déjà un mois qu’il était sorti, Alters a continué de booster mes ventes. Nous comptabilisons donc :

  • 3 115 ebooks vendus
  • 161 exemplaires papiers vendus
  • 2 408 692 pages lues dans l’abonnement Kindle, qu’on peut convertir en 4 817 exemplaires lus
  • Total : 8 093 livres achetés/empruntés

Pour vous donner un point de comparaison, l’année dernière, en octobre 2018, j’étais à un total de 1 549 livres achetés/empruntés. J’ai fait un peu plus de X5 sur les ventes/pages lues en un an. Il est vrai que j’ai mis beaucoup plus de titres sur le marché depuis, mais il faut également noter que les ventes des titres parus il y a un moment s’essoufflent aussi. Si la dernière empathe, le premier roman que j’ai publié (août 2018), continue de se vendre, c’est notamment parce qu’il a bénéficié d’une nouvelle offre éclair en octobre et qu’il est également visible dans l’abonnement Prime Reading, ce qui lui donne de la visibilité et le maintient à un bon classement.

Classement du titre La dernière empathe au cours des six derniers mois

On voit sur ce graphique le classement de la dernière empathe au cours des six derniers mois. En mai, le livre était tombé exceptionnellement pas loin de la 900ème place de la boutique Kindle, puis on voit qu’il remonte tout aussi brusquement qu’il était descendu : il a intégré le programme Prime Reading, le tome 4 (dernier tome) est sorti dans la foulée et depuis il quitte de temps en temps le top 100 Amazon toutes catégories confondues, mais il y reste quand même bien accroché, plus d’un an après sa sortie. Au moment où j’écris ces mots, il est 101ème dans la boutique.

Néanmoins, hormis ce titre qui fait un petit peu exception à la règle, on peut voir que Balasaï (tome 1 de Kacy Matthews), se vend moins bien qu’à ses débuts, et encore il a bénéficié d’une offre éclair en octobre également. La clef des portails (tome 1 d’Akalie O’Lys) est sous la barre des 200 exemplaires vendus. Et Y-a-t-il pénurie de chamallows à San Francisco ? (tome 1 de Archibald Skye), paru en août (il n’y a pas si longtemps), est tombé à 200 ebooks vendus. Alors je sais que 200 ebooks vendus c’est déjà beaucoup et je trouve ça génial, mais quand on compare au 820 d’Alters, on est forcés de remarquer la nette différence, alors que les deux livres sont sortis à seulement un mois d’écart. Néanmoins, chaque vente s’accumule et avec autant de titres sur le marché, ça fait vite des gros montants en s’accumulant. Actuellement, à mi-novembre, Alters a déjà atteint les 200 ebooks vendus par exemple, il est au même stade de son cycle de vie que Y a-t-il pénurie de chamallows à San Francisco ? le mois dernier pourtant. C’était juste pour vous indiquer que je bénéficie encore des excellentes ventes d’Alters pour le mois d’octobre et qu’il a dépassé de loin les statistiques des autres romans pour leurs débuts.

C’est donc ce qui explique le tableau qui suit et les revenus un peu fous d’octobre 2019.

Un petit rappel au préalable (pour les habitués, hop direction le tableau plus bas) :

  • je gagne 3,92€ (ou 3,93 ou 3,91 ça dépend de la taille de l’ebook, s’il est un peu plus long le coût virtuel d’acheminement jusqu’à la liseuse est plus cher d’un centime (il varie de 7 à 9 centimes selon mes livres) et ça fait baisser ma redevance de 1 centime, bien sûr ce n’est rien du tout mais c’est pour vous expliquer le détail) par ebook vendu
  • je gagne entre 2€ et 3€ par livre broché vendu, ça dépend du format, du nombre de pages (qui à eux deux déterminent le coût d’impression et dont je me sers pour déterminer le prix de vente)
  • pour l’abonnement Kindle, la rémunération se fait au nombre de pages lues, ce nombre de pages est normalisé par KDP, ce n’est pas parce que vous avez sauté 3 lignes entre chaque paragraphe que vous aurez un nombre de pages plus important, il ne correspond pas au nombre de pages affiché sur votre page produit sur Amazon, vous le trouverez dans votre compte KDP. Je suppose qu’ils s’appuient sur le nombre de mots, donc comme je vous disais 100 000 mots ça fait environ 500 pages KENP. Il y a un fonds monétaire KDP (une partie de ce que les clients paient pour l’abonnement Kindle va dans ce fonds qui est intégralement reversé aux auteurs tous les mois) et on est rémunéré en fonction du nombre de pages lues par rapport au nombre total de pages lues dans le mois. Le fonds pour le mois d’octobre est de 23 500 000 euros, si mon nombre de pages représente 0,01% du nombre total de pages lues dans le mois, je toucherai 0,01% du montant total du fonds. À noter que généralement on est entre 0,0041 et 0,0044€ la page lue. Soit entre 2,05€ et 2,20€ pour un livre de 500 pages (100 000 mots environ) intégralement lu dans l’abonnement Kindle

Tableau récapitulatif des revenus par marché pour octobre 2019

Je vous épargne mes amies les virgules et les conversions, nous sommes à un total de 20 843 euros brut pour le mois d’octobre 2019. Brut, car il faut ensuite enlever les cotisations sociales (22% si vous êtes auto-entrepreneurs, 15% si vous avez un contrat d’auteur/une maison d’édition et êtes inscrits à l’AGESSA). Et ensuite, bien sûr, il faut retirer l’impôt sur le revenu, qui diffère en fonction des revenus globaux de votre foyer. Pour ma part, je suis toute seule dans mon foyer (avec mes chiens, certes), je tourne encore les simulations pour voir combien je vais payer d’impôts globalement, je suis à un taux d’imposition global de 24% avec mes revenus Amazon (qui sont mes uniques revenus). C’est lié au fait que je suis en auto-entreprise (en train de basculer en maison d’édition à l’heure actuelle, elle est en cours de création) et donc que je suis taxée sur tous mes revenus après cotisations sociales. C’est-à-dire que même si j’en laisse sur le compte professionnel et que je n’y touche pas, je paie de l’impôt sur le revenu dessus. En basculant en maison d’édition et en me rémunérant à travers un contrat d’auteur, je vais pouvoir diminuer la somme que je touche et donc diminuer les impôts que je vais verser, puisque cette fois, je devrais de l’impôt sur le revenu uniquement sur ce que je vais me verser (et je ne compte pas me verser la totalité évidemment). Donc si par exemple en janvier 2020 les livres génèrent 20 000 euros également, les 20 000 euros vont aller sur le compte de la maison d’édition, je vais me verser le pourcentage de droits d’auteur que j’aurai indiqué sur mon contrat d’auteur, admettons 25% (eh oui je fais ce que je veux comme c’est ma maison d’édition hihihi, adieu les 7/10/12%, mais bon j’ai pris un nombre au pif pour l’exemple pour le coup je ne sais pas si c’est le pourcentage qui apparaîtra sur mon contrat), ce qui fait 5000 euros. La maison d’édition va retirer les 15% de l’AGESSA avant de me verser la somme, donc elle me verse au final 4 250 euros et là-dessus je paie mon impôt sur le revenu, qui sera donc grandement réduit (impossible de vous dire à combien pour l’instant puisque je ne sais pas combien je vais me verser au final). Tout ça est encore très hypothétique, vraiment ne prenez pas ces chiffres pour argent comptant (hahaha, pardon mauvaise blague), je voulais juste vous expliquer le principe et la différence que ça va engendrer en termes de taxes à payer.

Comme d’habitude, je vous rappelle que je n’affiche pas mes revenus pour le plaisir de vous dire « olalala je gagne trop bien ma vie« . Alors oui, je vous le cache pas, ça me fait plaisir de bien gagner ma vie. Néanmoins, je dépense aussi beaucoup actuellement en traductions, corrections de traduction, graphisme, création de la maison d’édition, frais juridiques pour cette création, un site internet à ouvrir, un logo à créer, mes deux formidables assistantes (qui sont les factures que je suis la plus heureuse de payer), … etc. Et je suis super heureuse de pouvoir faire toutes ces dépenses, déjà parce que la vente de mes livres me le permet, mais aussi parce que c’est un investissement sur l’avenir. Je ne sais pas si mes traductions se rembourseront un jour, il va falloir attendre le lancement sur les marchés allemands et anglophones pour le découvrir, mais c’est une nouvelle expérience très enrichissante qui se prépare. J’en profite aussi pour rappeler que les revenus sont décalés de 60 jours : Amazon paie à 60 jours fin de mois, ce qui signifie que le fruit des ventes d’octobre atterrira sur le compte de la maison d’édition fin décembre / début janvier.

Bref, tout ça pour vous dire : ça fait un peu plus d’un an que je m’auto-édite, c’est une aventure qui dépasse de loin tout ce que j’avais pu imaginer et pourtant on dit que j’ai l’imagination plutôt fertile (laissez tomber je suis dans ma période humour pas drôle) (quoique… faites semblant de rire, ce serait sympa !). Et grâce à ces résultats, je peux enchaîner sur d’autres projets et aller voir si les marchés américains et allemands veulent bien de moi. J’y ferai sûrement des erreurs, comme pour mes débuts sur le marché français, mais ce sera l’occasion d’apprendre de nouvelles choses.

Et à nouveau, comme je vous le dis à chaque fois : j’ai juste tenté ma chance, travaillé dur et persévéré. Je vous entends déjà dire « ah c’est facile de persévérer quand on fait 2000 euros dès son premier mois de vente« . Oui, c’est vrai. Mais j’écris depuis que j’ai douze ans, j’en ai trente aujourd’hui et ça ne fait qu’un an et des poussières que je m’auto-édite et que je vis de mon écriture. Il me semble que c’est de la persévérance et aussi un grand saut dans le vide en juin 2018 (ce qui ne veut pas dire qu’il faut reproduire ce passage… c’est dangereux hein !) ! Alors, qu’est-ce que vous attendez pour essayer ?