Billet de motivation

J’avais prévu de publier cet article aujourd’hui depuis plus d’un mois, c’est amusant qu’il tombe… eh bien à ce moment. Je ne vais pas m’étaler sur la situation, parce que vous êtes tous déjà au courant et honnêtement, on en entend assez parler comme ça. Aujourd’hui, j’avais prévu de vous insuffler un brin de motivation, si j’y arrive. Il faut dire que cette idée vient de ma chère Arwen, mon assistante du côté (obscur) de la force, qui m’appelle parfois son « gourou ». Elle est trop mignonne et adorable, et je l’aime aussi fort que les bisounours s’aiment entre eux.

Je ne sais pas ce que vous faites en ce moment. J’essaye de fermer les yeux et de vous imaginer vaquer à vos occupations. Je sais qu’il y a beaucoup d’auteurs qui lisent ce blog et je me dis « tiens, c’est peut-être le moment idéal pour écrire, non ? C’est même l’opportunité de l’année. » Je suis d’ailleurs étonnée que personne n’ait lancé un nanowrimo de confinement (oui je fais de l’humour, allez, riez un peu quoi). On a tous des projets, des envies, des choses qu’on a rêvé de faire mais on n’a jamais pris le temps d’essayer. Ou on n’a jamais osé franchir le pas pour essayer.

Est-ce que vous savez pourquoi la plupart des gens n’essaient pas ? C’est souvent une question identitaire. Tant qu’on est « aspirant » à quelque chose, on n’est pas vraiment engagés sur le chemin et du coup, on ne s’expose pas au risque de l’échec ou de la réussite. Les deux sont flippants, certains ont peur de l’échec, d’autres ont peur de la réussite, mais ces deux peurs ont quelque chose en commun : le changement identitaire. On n’est plus la personne qui aspire à quelque chose, mais qui reste dans sa zone de confort. On devient la personne qui a essayé, et on nous colle une étiquette, « la personne qui a échoué » ou « la personne qui a réussi ». Or, la personne qui a échoué ou réussi, ce n’est pas la même que l’aspirant. On a peur que le regard des autres changent sur nous, qu’on change avec, on a peur du résultat et du regard que les autres vont porter sur nous à cause du résultat. La plupart des gens ont peur de l’échec, pour des raisons évidentes : l’échec, c’est mal vu. Moi, j’étais plutôt du genre à avoir peur de la réussite, parce qu’elle implique bien plus de problèmes à mes yeux que l’échec. Enfin, aujourd’hui, ces peurs sont bien lointaines. Quand quelqu’un me dit qu’il n’a pas connu d’échec dans sa vie, je suis triste pour lui, je me dis qu’il n’a pas dû essayer grand chose. Parce que si on essaye, il y a forcément un moment où on se fracasse les dents. C’est justement la partie géniale dans le fait d’essayer : c’est l »apprentissage, ce moment où on tombe, on trébuche, on en tire un enseignement et on est super excités à l’idée de l’appliquer et de corriger le tir. Sauf que si on reste dans sa zone de confort, celle où on est seulement aspirant et on n’ose pas mettre un pied devant l’autre pour quitter le cocon douillet, on n’apprend rien. Pas d’excitation, pas de passion, beaucoup de regrets le jour où on arrive sur son lit de mort. Est-ce que ce n’est pas juste pour ça qu’on devrait poursuivre nos rêves ? Pour être heureux, certes, mais aussi pour ne pas avoir de regrets le jour de notre mort ? Qui a envie de se retrouver en train de rendre son dernier souffle et de réaliser qu’il aurait pu faire bien plus de choses si seulement il avait osé ?

Personne.

J’ose croire personne.

C’est le moment de prendre vos rêves à bras le corps et de commencer à établir votre plan pour les réaliser. Vous allez me dire que ce n’est pas le bon moment, que le climat sanitaire n’est pas vraiment motivant, je vais vous rétorquer une vérité pure et simple : il n’y aura jamais de bon moment si vous ne le voulez pas. Moi, je vois une opportunité incroyable dans ce qu’il se passe en ce moment : celle d’avoir du temps pour soi pour réfléchir. Alors je sais que certains ont les enfants à la maison et que ce n’est pas si simple à gérer. Mais il y aura toujours des obstacles sur votre chemin. Acceptez, aujourd’hui, qu’il n’y aura jamais de bon moment. Mais décidez aussi, aujourd’hui, que le bon moment, c’est maintenant. C’est ce qui fait toute la différence. N’attendez pas que les autres vous tendent l’opportunité de réaliser vos rêves, saisissez cette opportunité vous-mêmes, créez-la !

Vous ne savez pas par où commencer pour réaliser vos rêves ? Vous ne savez même pas quels sont vos rêves ? Il existe plein de livres sur le sujet qui pourraient vous aider à mieux définir ça, mais c’est aussi le risque d’aller se noyer dans des lectures et de repousser l’instant où vous vous y mettrez vraiment. Il n’y a pas de formules magiques pour découvrir ce qu’on veut vraiment faire dans la vie. Néanmoins, je peux vous conseiller quatre livres :

  • Vous ne savez pas encore quels sont vos rêves ? Lisez Libérez votre créativité, de Julia Cameron ou the Artist Way en anglais, Julia Cameron vous propose des exercices pour renouer avec votre créativité et découvrir ou re-découvrir les choses qui vous passionnent vraiment. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’elle dit dans son livre (notez notamment qu’elle est très portée sur la religion, mais vous pouvez remplacer Dieu par n’importe quel mot qui vous chante) et comme dans tout livre de développement personnel, il y a du bon à prendre et du moins bon. Néanmoins, les exercices qu’elle propose sont VRAIMENT intéressants et peuvent réellement vous aider à déterminer quels sont vos rêves.
  • La semaine de 4 heures de Timothy Ferriss, disponible en anglais ici et en français ici : ce livre contient notamment le chronorêve qui est une méthode très utile pour mettre en place les étapes nécessaires à l’accomplissement de vos rêves et objectifs. Il contient aussi plein d’idées pratico-pratiques qui me plaisent beaucoup. L’idée principale étant de réduire sa semaine de travail à 4 heures, comme le titre l’indique. Néanmoins, si seul le chronorêve vous intéresse, pas besoin de lire le livre dans son intégralité, une simple recherche web vous fournira les explications sur ce dont il s’agit et vous donnera un exemple de chronorêve que vous pourrez utiliser pour votre propre cas.
  • The One Thing, de Gary Keller, qui a littéralement changé ma vie. Il existe en anglais ici et en français ici. Une fois que vous avez défini votre rêve et que vous avez commencé à vous organiser autour de ce rêve, il est parfois difficile d’en faire une réelle priorité. Ce livre vous rappelle que vous ne devriez avoir qu’une seule et unique priorité dans votre vie, il vous explique pourquoi. Je le conseille à absolument TOUT LE MONDE. Il est essentiel à mes yeux pour se concentrer sur ses priorités, sur ce qui est vraiment important. Une fois qu’on a vraiment priorisé, je peux vous dire que la vie change.
  • Si jamais The One Thing ne vous a pas assez martelé l’importance d’une unique priorité dans la vie, je vous conseille de lire The Subtle Art of Not Giving a Fuck, de Mark Manson, disponible en anglais ici et en français ici. C’était très agréable pour moi de lire un livre où la plupart des principes que j’applique dans ma vie quotidienne étaient énoncés. C’était relaxant, d’une certaine manière, de savoir que je n’étais pas la seule à penser ainsi. Ce livre vous aidera aussi à vous délivrer du regard des autres et de votre anxiété sur des sujets quotidiens qui ne devraient pourtant pas accaparer votre attention. Si je devais le résumer très succinctement, je dirais : cessez d’avoir des attentes vis-à-vis des autres ou des situations, vous ne les contrôlez et vous ne devriez pas avoir d’attentes vis-à-vis de ceux et ce que vous ne contrôlez pas. Or, on ne contrôle jamais les autres. La seule chose que l’on contrôle, c’est la manière dont on réagit face aux événements.

À nouveau, n’utilisez pas ces livres pour repousser le moment où vous vous lancez. Lisez-les si les sujets vous intéressent, après tout, la période est propice à la lecture, mais ne vous dites pas « tant que je ne les ai pas lus, je ne dois pas me lancer« , avec l’idée que si vous les lisez vous vous lancerez mieux. L’important, quand on veut se lancer dans un projet, c’est tout simplement de… SE LANCER. Pour de bon, sans repousser sans cesse l’échéance en se disant « je ne suis pas prêt » ou « je pourrais en savoir plus avant » ou encore « ce ne sera pas parfait si je me lance tout de suite« . Oui, ce ne sera pas parfait, d’ailleurs ça ne le sera jamais, surtout dans le domaine de l’écriture et de l’art d’une manière générale.

Essayez. C’est la clef du succès. Il n’y a pas de recette miracle. Ceux qui réussissent ont tous un point en commun : ils ont essayé. Ils se sont peut-être vautrés un certain nombre de fois, mais ils ont recommencé, jusqu’à atteindre leurs objectifs. Ils ont essayé et persévéré. Si vous voulez suivre leurs traces, c’est tout ce que vous avez à faire : ESSAYEZ, BON SANG ! Qu’est-ce que vous avez attendu jusque-là ? Un déclic ? Qu’est-ce qui fait que vous n’avez pas encore quitté votre zone de confort ? Parce qu’elle est chaude, douillette et sécurisante même si elle ne vous épanouit complètement ? Et c’est ça que vous voulez pour le reste de vos jours ? Un endroit chaud, douillet, rassurant, mais pas épanouissant ? Un endroit où vous soupirez régulièrement et où vous rêvez d’autres choses, des choses que vous n’essayerez jamais de mettre en place, par peur de faire un pas vers l’inconnu ? Un endroit où les gens ont l’habitude de vous voir et vous avez peur de ce qu’ils diront si vous faites un pas en dehors de cette zone ?

Voilà une petite liste succincte des choses qui se produisent quand on fait un pied dans l’inconnu, c’est-à-dire hors de sa zone de confort :

  • on apprend de nouvelles choses
  • on est fier de soi
  • on s’adapte
  • notre cerveau créé de nouvelles connexions (liées à l’apprentissage justement)
  • on devient créatif
  • on ressent de la satisfaction
  • on se découvre de nouvelles aspirations
  • on se créé de nouveaux problèmes (et si vous suivez mon blog, vous savez que l’être humain a besoin de problèmes et qu’il s’accomplit quand il entreprend de résoudre ses problèmes et qu’il s’épanouit quand il comprend qu’il peut choisir lui-même les problèmes qu’il traite)
  • on avance vers ses objectifs
  • on rencontre de nouvelles personnes qui, bizarrement, sont sur la même longueur d’onde que nous
  • on se découvre soi-même
  • on s’épanouit

Et je suis sûre que vous pouvez trouver d’autres choses à ajouter à cette liste. Cette liste, c’est ce à quoi vous renoncez en restant dans votre zone de confort. Peut-être que vous y restez par peur de l’inconnu, peut-être que vous y restez par peur de ce que les autres diront. L’un ou l’autre, ce ne sont pas de bonnes raisons. Personne n’a jamais accompli quoi que ce soit en restant dans sa zone de confort. Personne ne s’est rapproché de ses rêves en s’enfermant dans un cercle dont il connaissait déjà chaque recoin. Si votre but c’est de ne rien accomplir, de ne pas avancer dans vos rêves, formidable ! Vous êtes au bon endroit. Restez coincés dans votre zone de confort. Elle est rassurante, je vous comprends.

Ou alors…

Ou alors vous pourriez décider, tout de suite maintenant, et pas demain ou lundi prochain (parce que les résolutions qui s’appliquent à partir d’un certain jour, je n’y crois pas, votre décision vous la prenez tout de suite maintenant et elle s’applique TOUT DE SUITE MAINTENANT), de commencer à mettre en place vos rêves. De les écrire. De les afficher. De les visualiser. De noter les étapes qui vont vous y mener. Et de vous mettre au boulot, FISSA. Oui, ça nécessite non seulement de sortir de sa zone de confort, mais ça nécessite AUSSI du travail. Et vous ne seriez pas fiers de vous-mêmes, vous n’éprouveriez pas la même satisfaction s’il n’y avait pas du travail derrière. Vous allez en chier, vous allez suer sang et os, vous allez stresser, vous allez vous mordre les doigts, vous allez vouloir vous enfuir vers votre zone de confort plus d’une fois. Mais vous tiendrez bon. Vos rêves en valent la peine. Et à chaque fois que vous aurez envie d’abandonner pour X raisons (une erreur commise, ça prend trop de temps, ce n’est pas le résultat que vous espériez), visualisez-vous sur votre lit de mort et demandez-vous ce que vous vous diriez. Est-ce que la personne que vous serez sur votre lit de mort voudrait que vous abandonniez votre projet ? Attention, il y a des cas où vous avez le droit d’abandonner, notamment si ça ne vous rend pas heureux ou si vous vous rendez compte que ce n’était pas vraiment votre rêve, mais si vous abandonnez parce que c’est trop difficile, trop long ou toute autre raison qui n’est rien d’autre qu’une excuse pour ne pas mener votre projet à bout, JE VOUS JURE JE DÉBARQUE ET JE VOUS BOTTE LE CUL !

Peu importe la nature de votre rêve, de votre projet ou de vos aspirations. Prenez un carnet, prenez votre outil de notes sur votre pc, écrivez ce rêve qui vous trotte dans la tête, écrivez même tout ce que vous aimez faire et dans une autre colonne, tout ce que vous n’aimez pas faire. Ecrivez vos valeurs et les choses qui vous rebutent dans la vie. Et commencez à vous bâtir la vie qui vous convient, commencez à marcher vers vos rêves. On dit souvent qu’il n’est jamais trop tard pour commencer, j’ai envie de vous dire : il n’est jamais trop tôt pour commencer non plus.

Qu’est-ce que vous attendez ? Qu’est-ce que vous avez attendu toute votre vie ?

Foncez, bon sang ! Foncez ! Parce que la vie tourne et elle ne vous attend pas. Réalisez ce rêve et quand vous aurez accompli ce que vous vouliez à ce sujet, vous verrez que d’autres rêves vous tendront les bras. Votre esprit aura appris qu’il peut sortir de sa zone de confort, qu’il peut rêver plus fort encore, parce que vous êtes prêts à le suivre.

Et pour ceux qui ont encore des doutes, vous connaissez mon email : jupiter.phaeton@pandajones.fr

Je vous aime fort les pandas, partez à la conquête de vos rêves sans attendre et n’hésitez pas à venir m’en parler. J’aimerais vous voir briller et vous épanouir. J’ai envie de lire vos déboires, vos échecs, la manière dont vous avez rebondi à chaque fois. J’ai envie de lire vos success stories ! Et vous connaissez le secret des gens qui ont vécu des success stories ? Ah, je crois que ça y est, vous l’avez deviné : ils ont essayé.

Illustration par la merveilleuse @blandine.pouchoulin