Par Etre un panda extraterrestre Quand je vous parle de moi et de mes délires

Pourquoi le sommeil est-il si important ? Les conséquences de ne pas dormir 8h par nuit

Pandi fait dodo

J’ai mis du temps à trouver un titre pour cet article de blog, que j’avais prévu d’intituler très sobrement “le sommeil”, avant de me dire que ça ne tirait pas du tout sur la sonnette d’alarme que je ressens à ce sujet et que le but, c’était quand même de te dire “HEY TU TE RENDS COMPTE DE CE QU’IL SE PASSE ? TU TE RENDS COMPTE DES CONSÉQUENCES DE DORMIR MOINS DE HUIT HEURES PAR NUIT ? TU TE RENDS COMPTE QU’APRÈS VINGT JOURS À DORMIR 7H PAR NUIT, TU ES DANS LE MÊME ÉTAT QUE QUELQU’UN QUI VIENT DE FAIRE UNE NUIT BLANCHE ?”. Non, tu ne te rends pas compte, parce que c’est subtil comme changement, c’est progressif… mais arrivé à ce stade, tu as perdu 400% de ta capacité de concentration, exactement comme quelqu’un qui vient de faire une nuit blanche. Dingue, non ? Je ne te parle pas de l’impact sur tes capacités cognitives d’une manière générale, sur ta mémoire, sur tes capacités physiques, elles sont incroyablement flippantes. D’ailleurs est-ce que tu savais qu’une personne meurt toutes les heures d’un accident de voiture aux États-Unis en raison d’une erreur liée à la fatigue ? Et que ces accidents sont plus nombreux que ceux causés par la drogue et l’alcool réunis ? Et encore, je te parle de quelqu’un qui dort 7h par nuit, si tu dors 6h, au bout de 10 jours, tu es déjà dans l’état de quelqu’un qui vient de faire une nuit blanche. Bien pire : plus le temps passe, plus les dégâts sont exponentiels, c’est-à-dire que ta capacité à te concentrer continue de se dégrader de manière drastique, tu peux avoir des épisodes de micro-sommeil, ces instants où tu fermes à peine les yeux, tu ne t’en rends même pas compte, tu perds le contrôle brièvement et hop tu les rouvres avec l’impression qu’il ne s’est rien passé de différemment, et pourtant tu as eu une période de micro-sommeil. Imagine ça au volant maintenant…

“Ouais mais c’est pas grave, je ne conduis pas.”

Ah mais ça ne t’affole pas de te dire que tes capacités à réfléchir sont amoindries ? Que tes résultats sportifs également ? Tu ne te dis pas “hey si j’avais mieux dormi, j’aurais eu de meilleures idées pour mon livre, j’aurais écrit plus ce matin, j’aurais été plus rapide…” parce que oui, le sommeil influence tout ça, oui la créativité est quelque chose qui se produit pendant le sommeil, les connexions cérébrales se font à ce moment-là, les connexions physiques également.

Est-ce que tu savais que Usain Bolt, au moment où il a fait tomber tous les records et remporté une bonne partie de ses médailles d’or, avait cumulé les heures de sommeil, allant jusqu’à faire la sieste entre les épreuves ? Pourquoi ? Parce que des études ont prouvé que des athlètes reposés ont de meilleures performances, pas juste parce que leurs muscles se sont reposés, mais parce que le cerveau a eu le temps de créer des connexions neuronales. Tu n’es pas convaincu par cet exemple ? Très bien, prenons le cas d’un pianiste : il s’entraîne d’arrache-pied pendant trois heures le soir, incapable de bien jouer une partie du morceau qu’il apprend. Il finit par se coucher, frustré. Il dort ses huit heures. Le lendemain matin, il se lève, et le morceau coule parfaitement entre ses doigts alors qu’il n’avait pas réussi à le passer une seule fois la veille. Une étude a depuis confirmé que l’apprentissage, même manuel, est renforcé par le sommeil. Je pourrais te donner mille détails sur cette étude, mais le mieux, si tu es curieux de tous ces exemples que je viens de te citer et que tu as le courage d’avaler un livre de plus de 500 pages un peu technique, c’est d’aller lire “Pourquoi nous dormons” de Matthew Walker, disponible en ebook ici et en version papier ici. Il s’agit d’un docteur qui étudie le sommeil depuis des dizaines d’années, parmi tous les livres que j’ai lus sur le sommeil, je pense que c’est l’un des plus complets, qui fait tomber un à un les mythes sur le sommeil. Tu crois qu’il faut absolument se coucher tôt et se lever tôt ? Pas du tout, on a chacun notre propre rythme, qu’il faut respecter. Pour ma part, je suis du matin, ce qui signifie qu’à 22h je suis dans mon lit. Mais pour certains, c’est une aberration parce que leur cycle ne les incite pas à s’endormir à cette heure-là, ils ont besoin d’être éveillés tard pour commencer à ressentir l’incitation au sommeil et ils ont donc besoin de se lever plus tard. Le docteur Matthew Walker parle notamment d’un sujet qui m’a bouleversé : la manière dont nous avons standardisé la société à des horaires “du matin” et surtout comment nous bousillons la santé de nos adolescents en les forçant à aller au lycée à 8h ou 9h alors que notre cycle, à l’adolescence, nous pousse généralement à nous coucher tard, parce que la sensation d’endormissement ne vient pas tôt. Du coup, nous privons nos adolescents d’une bonne portion de sommeil dont ils ont tant besoin alors qu’ils se développent encore.

Mais je pourrais te parler des conséquences de la privation du sommeil pendant des heures tant c’est un sujet qui me tient à cœur, je pourrais t’expliquer qu’il y a plein de personnes qu’on dit atteintes de “démence” qui sont finalement simplement en manque de sommeil, c’est pour te dire les conséquences du manque de sommeil.

Le sommeil est un sujet que j’étudie depuis que j’ai créé ma première entreprise. Pour te remettre dans le contexte, à l’époque j’avais ouvert une entreprise avec un associé, dans le domaine de l’impression et de la communication, et je cumulais avec un CDI très prenant. Les deux jobs me plaisaient beaucoup, je les menais de front, mes journées ressemblaient grosso modo à :

  • Debout 6h
  • Jusqu’à 9h du matin je vivais pour la boîte que j’avais créé
  • A 9h j’étais à mon daily job et j’enchaînais non stop les missions
  • De 12h à 13h30 je me calais parfois du temps pour la boîte que j’avais créé, si je le pouvais, sinon je mangeais un truc devant mon écran d’ordinateur
  • Je reprenais le daily job jusqu’à 19h
  • De 19h à minuit, je vivais pour la boîte que j’avais créé
  • De minuit à 6h, je dormais ou en tout cas j’essayais

Pourquoi est-ce que “j’essayais” ? Parce que je vivais à l’époque à Boulogne Billancourt, en région parisienne, dans un lotissement d’immeubles très mal insonorisés, comme ils le sont généralement tous à Paris, de telle sorte que quand le téléphone de mon voisin d’au-dessus vibrait, je l’entendais vibrer jusque dans mon appartement, quand la fenêtre était ouverte, on entendait tout ce qu’il se passait dans les autres appartements, quand l’ascenseur avait un problème, on ne pouvait pas dormir si quelqu’un l’utilisait tant il faisait du bruit. Autant dire que ces six heures n’étaient pas six heures de bon sommeil, c’était plutôt du sommeil entrecoupé de réveils réguliers.

Et le souci, c’est que ce que je te décris là, c’est presque anodin à Paris. Les six heures de sommeil par nuit ? Anodin. Je suis certaine que c’est le cas de plein de gens qui vivent dans la capitale. Mal dormir parce qu’on entend la rue, les voitures, les voisins ? Idem.

Quand j’ai enfin arrêté mon CDI pour me consacrer à mon entreprise personnelle, mon corps m’a rattrapé. Pendant plus d’un mois, comme si je lui avais donné un signal qui indiquait qu’il était temps de se reposer, mon corps m’a lâché. Je me suis retrouvée avec un lumbago et de toute façon ça n’avait pas d’importance parce que je ne parvenais pas à rester éveillée plus de six heures par jour. Oui, six heures. J’ai passé dix-huit heures par jour à dormir pendant plus d’un mois. Mon emploi du temps avait drastiquement changé :

  • Je me levais à 8h
  • Je prenais un petit-déjeuner, je regardais mes emails
  • A 9h, 9h30 au plus tard, je m’endormais littéralement devant mon écran, j’arrivais à me traîner jusqu’à mon lit, je me recouchais
  • Je me réveillais un peu avant le déjeuner, je mangeais, j’arrivais à tenir un peu éveillée, puis hop le sommeil me rattrapait
  • Je me réveillais pour le goûter, généralement à ce stade je pouvais tenir jusqu’au dîner
  • Je m’écroulais après le dîner, parfois à 21h

Avant de quitter mon CDI, je ne m’étais même pas rendue compte de l’état de fatigue dans lequel j’étais. Et le pire dans tout ça ? On ne récupère jamais les heures de sommeil qu’on a perdues. J’ai dormi 18h par jour parce que mon corps ne pouvait pas tenir éveillé, mon cerveau non plus, mais jamais je ne récupérerais toutes les heures de sommeil que j’ai ratées pendant les années précédentes et donc toutes les connexions neuronales qui ne se sont pas faites. L’impression que certaines personnes ont qu’ils récupèrent le sommeil qu’ils ont perdu dans la semaine en dormant plus le weekend est fausse : on ne récupère jamais les connexions qui n’ont pas été faites. Le sommeil ne fonctionne pas comme ça. Il ne stocke pas les tâches à effectuer en arrière-plan en attendant que la quantité de sommeil suffisante se pointe pour qu’il s’y mette. Non, s’il n’a pas eu le temps de traiter les informations dans la nuit qui suit, il efface tout grosso modo. Je simplifie pour ne pas entrer dans les détails techniques évidemment, mais c’est l’idée générale.

Alors j’ai quitté mon CDI, j’ai dormi 18h par jour, puis je m’en suis remise, j’ai pu, petit à petit, me remettre à faire des journées complètes, très progressivement. J’ai réduit le nombre de siestes, jusqu’à ce que je n’en ressente plus le besoin. Même si depuis, j’ai découvert que l’être humain est programmé pour faire une sieste courte dans l’après-midi, sieste que dans notre société nous avons coupé pour rester productifs. Ce sont les modifications des mœurs et la modernisation de la société qui nous entraînent à adopter des rythmes qui ne sont pas naturels pour nous.

Mais bon, avançons dans le temps : j’ai fini par vendre ma boîte personnelle, parce que j’avais découvert que ce que je voulais vraiment, au fond de moi, c’était être écrivain à temps plein. J’ai repris un CDI comme job alimentaire en attendant de pouvoir atteindre mes objectifs, puis un jour, j’ai quitté ce CDI. Mon colocataire de l’époque, s’est retrouvé à travailler en télétravail au même moment, ce qui faisait que nous avions le même rythme, qu’il pouvait adopter les horaires qu’il souhaitait et le phénomène s’est reproduit. On aurait pu croire que j’avais appris de mes erreurs, hein ? Eh bien non, quand j’ai repris un CDI cette fois-ci, je me suis mise à me lever tôt pour aller balader mon chien, puis écrire au Starbucks avant d’aller travailler, puis aller travailler, caser une séance de sport sur l’heure de déjeuner, ce qui ne me laissait même pas le temps de respirer, enchaîner avec le reste de la journée de boulot, rentrer, balader à nouveau le chien, s’occuper des différentes tâches, me coucher tard, beaucoup trop tard.

Quand on refait les choses de manière similaire, il ne faut pas s’attendre à un résultat différent : en quittant un CDI une nouvelle fois pour me consacrer à mon rêve, je me suis retrouvée dans le même état, incapable de tenir éveillée toute la journée, obligée de faire une longue sieste dans l’après-midi. Et comme la fois précédente, il m’a fallu presque deux mois pour revenir à un rythme plus normal.

Alors pourquoi est-ce que je te raconte tout ça ?

D’abord, parce que je pense qu’il y a de grandes chances pour que 80% des gens qui lisent cet article, dont toi peut-être, soient en manque de sommeil et que je veux ouvrir les yeux sur les conséquences que ça engendre. Je dis souvent à mes proches “si tout le monde dormait son quota d’heures par nuit, il y aurait beaucoup moins de stress et de disputes sur la planète”. J’en suis persuadée. Non seulement tu le sais toi-même que tu es plus susceptible et prompt à t’énerver, t’agacer, quand tu es fatigué, mais les études scientifiques le démontrent aussi : la réponse émotionnelle est bien moins contrôlée quand les sujets manquent de sommeil. On dit des parisiens qu’ils sont tout le temps stressés, c’est sûr qu’à mes yeux l’environnement de la région parisienne (que j’ai quitté), est très stressant, mais que c’est lié également au rythme de vie et au manque de sommeil des gens qui y sont.

Ensuite, parce que j’ai fait du sommeil la priorité numéro 1 de ma vie. La priorité numéro 0 va de soi : c’est Nala, ma bergère australienne chérie d’amour. Mais la priorité suivante c’est le sommeil. Parce que si je n’ai pas mon quota d’heures, il y a un tas de conséquences qui s’invitent dans ma vie :

  • je maîtrise bien moins ma réponse émotionnelle, moi qui suis d’un naturel extrêmement calme (bon je suis toujours calme hein, parce que c’est dans ma nature, donc tu ne verrais probablement pas la différence mais les gens qui me côtoient au quotidien le sentent)
  • je maîtrise moins bien mon autisme, c’est comme si tous mes sens étaient exacerbés
  • je suis moins performante dans mon écriture
  • je suis moins performante dans le sport (qui, pour rappel, est une autre des priorités de ma vie, c’est donc important pour moi d’être capable d’effectuer une séance de sport dans de bonnes circonstances)
  • je suis moins vigilante, je ne conduis pas quand je n’ai pas bien dormi parce que je sais que c’est là où je fais des erreurs de conduite
  • j’ai la flemme (et si tu commences à me connaître, tu sais que si j’ai la flemme, c’est qu’il y a un truc qui ne va pas, parce que clairement la paresse n’est pas un mot qui me définit)

Et si tu t’apprêtes à me dire “oui mais tout le monde n’a pas besoin du même nombre d’heures de sommeils, je vis très bien avec 6h ou 7h de sommeil”.

HAHAHA

Excuse-moi, je me permets de faire une petite pause pour rire, ce n’est pas pour me moquer de toi, c’est parce que je pensais EXACTEMENT la même chose il y a quelques temps. Devine quoi ? Là dessus aussi il y a des études scientifiques qui démontrent que l’être humain a besoin de ses 8h de sommeil, parfois même plus et EFFECTIVEMENT il y a une poignée de personnes qui n’ont pas besoin de 8h de sommeil, qui peuvent dormir 7h par nuit sans que leurs capacités cognitives ne subissent d’altérations. Avant de te précipiter pour me dire que tu fais partie de cette catégorie, laisse-moi te dire quel est le pourcentage de gens qui correspondent à cette catégorie, arrondi au deuxième chiffre après la virgule : 0,00%. Voilà. Le pourcentage est tellement faible que quand on l’arrondit, il est atteint 0,00%. Je te laisse méditer là-dessus, oui il n’est pas impossible que tu fasses partie de cette catégorie parce qu’il y a bel et bien des spécimens, mais note que c’est tout de même hautement improbable.

Le sommeil est donc ma priorité. Je fais en sorte de me coucher tous les jours à la même heure, sauf exceptions (mais quand je dis “exceptions” je veux dire moins d’une fois par mois, peut-être une fois tous les deux mois), je me réveille sans… réveil (essaie, tu verras, ça changera ta vie, c’est comme si on te retirait une couche de stress avant de te coucher, mais bon évidemment il ne faut pas avoir un impératif le matin au début, le temps que ton organisme s’habitue à se réveiller à la bonne heure tout seul, j’ai beaucoup d’amis qui ont testé et qui confirment que ça a vraiment changé leur vie et la qualité de leur sommeil), quand mes yeux s’ouvrent et si j’ai besoin de faire une sieste, je la fais. Évidemment, mon rythme de vie me permet tout ça, mais comment est-ce que je suis arrivée à ce rythme de vie ? J’ai choisi de devenir écrivain parce que ça me passionne, mais aussi parce que ça m’offrait la liberté nécessaire pour gérer ma journée et mes horaires et donc pour gérer mon sommeil.

Depuis que j’ai fait du sommeil ma priorité j’ai pu observer tout un tas de changements sur moi et mon caractère, que mes proches peuvent te confirmer :

  • je suis d’une humeur bien meilleure au quotidien
  • je suis d’un calme terrifiant (hahaha c’est vrai, c’est flippant)
  • je dispose d’un stress proche de zéro
  • j’ai de l’énergie ! (Arwen pourrait te dire que ça aussi, c’est flippant, me voir sautiller du matin au soir, ça fatigue les autres)
  • je suis extrêmement productive, je l’étais déjà, mais c’est du stade un peu dingue maintenant, je peux écrire 6 000 mots en une heure le matin et à mesure que la journée avance, ma productivité décline avec, dans l’après-midi, si j’écris, je n’écris que 4 000 mots en une heure (ok c’est encore beaucoup, mais on voit bien que j’ai perdu 33% de ma productivité)

Je suis attristée de voir le nombre de personnes qui ne priorisent pas le sommeil dans leur vie. Attention, je ne jette la pierre à personne, je veux dire : il y a des vies, des jobs, des circonstances qui font qu’on ne peut pas toujours prendre ses huit heures de sommeil, que ça paraît presque être du luxe que de pouvoir dormir huit heures. Et sûrement que c’en est un. Mais je crois que si on tendait tous vers un mode de vie qui nous permet de réellement dormir huit heures, WAOU le monde changerait, j’en suis certaine. Et ta vie changerait si tu le faisais, parce qu’imagine démarrer tes journées avec de l’énergie, avec la pêche, avec de l’espoir, de la motivation, avec l’envie de partir à la conquête de tes rêves ?

C’est ce que je ressens tous les matins. Tous les matins, au moment où j’ouvre les yeux, je suis assaillie de pensées positives, d’envie de réaliser mes rêves, d’avancer dans mes projets, d’entraîner du monde dans mon sillon, mais aussi de prendre le temps de profiter de ce que j’ai et de mon temps, qui est ma valeur la plus précieuse. Je choisis sciemment ce que j’ai fait de mon temps et je peux le faire parce que je suis en pleine possession de mes capacités cognitives. Je suis suffisamment reposée pour voir ce qui est bon pour moi et ce qui ne l’est pas. Je n’ai pas la tête dans le guidon, j’ai assez d’énergie pour réfléchir avant de dire oui à tout. Oui, c’est du luxe et oui c’est en partie possible parce que je suis écrivain à temps plein et que je vis de mes revenus de mes livres.

Mais je crois que c’est accessible à plein de gens. Je crois que si tu priorises ton sommeil et que tu vois les changements que ça opère sur toi, tu seras capable d’accéder avec plus de facilités à tes rêves, parce que tu vas bâtir les connexions neuronales qui te permettront de gravir les échelons qui y mènent.

Et enfin, si tout ça ne t’a pas convaincu, est-ce que tu savais que le Guinness des records a cessé de valider les essais pour le record du monde de privation de sommeil ? Yeap. On continue d’autoriser qu’un homme monte en montgolfière à 39 000 mètres d’altitude (tu as bien lu, ça fait 39km), au bout de l’atmosphère, avec une combinaison spatiale, pour qu’il ouvre la porte de sa capsule, se tienne au sommet d’une échelle suspendue au-dessus de notre planète et se laisse tomber en chute libre jusqu’à la Terre à une vitesse de pointe de 1 358km/h, franchissant le mur du son avec son corps. Mais en revanche, on a jugé que la privation de sommeil avaient des risques plus élevés que de chuter à 1 358km/h. Oui, les preuves scientifiques sont suffisamment accablantes pour qu’on en soit arrivé à cette conclusion.

Je crois que s’il manquait un argument pour te montrer que le manque de sommeil est réellement quelque chose de dramatique, je viens de te le donner. Alors la prochaine étape, c’est de commencer à planifier ton heure de coucher, parce que c’est généralement ce qui fait défaut, on traîne, on flâne le soir pour profiter du temps libre dont on dispose, on fait d’ailleurs rarement des activités productives le soir, c’est souvent des réseaux sociaux, des vidéos Youtube, des séries télévisées en streaming ou la télévision. Peu importe comment tu gères ta soirée, trouve le moyen d’obtenir tes huit heures de sommeil, peut-être que c’est ton réveil qu’il faut décaler, peut-être que tu peux discuter avec l’entreprise avec laquelle tu travailles pour arranger tes horaires pour qu’ils correspondent mieux à ton rythme de sommeil, oui je sais, ça paraît difficile de faire avaler la pilule à ton entreprise. Mais essaie. Tu sais pourquoi tu devrais essayer ? Parce que la qualité et la quantité de ton sommeil pourrait te sauver d’Alzheimer par exemple. Des études ont démontré la corrélation directe entre la maladie d’Alzheimer et la privation de sommeil.

Oh, j’ai encore beaucoup d’arguments si tu en manques en fait. Si tu savais le nombre de maladies qui découlent du manque de sommeil… d’ailleurs, parmi les points incroyables d’amélioration que j’ai pu percevoir depuis que je dors bien, ma santé est un point remarquable : je ne suis pas tombée malade depuis deux ans. Coïncidence ? Je ne pense pas…

Alors, quelle est la première étape pour toi pour mieux dormir à partir de maintenant ? Est-ce que tu vas faire du sommeil l’une de tes priorités ?

Illustration par la merveilleuse @blandine.pouchoulin

Étiquettes : , , , , Last modified: 21 octobre 2020
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