Par Arrête d'être un mouton pessimiste Booster de moral Etre un panda extraterrestre

“Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse” (Nelson Mandela)

Pandi a l'impression que tout est impossible

Il y a des gens qui voient des obstacles avant d’entreprendre quoi que ce soit dans leur vie. Ils voient tous les ennuis qui risquent de leur tomber dessus, ils voient toutes les difficultés qu’ils vont rencontrer. Ils en oublient de voir le bout du chemin et les solutions qui peuvent les emmener sur la bonne route.

C’est important d’être capable de visualiser des obstacles, ça permet de les anticiper et de préparer des plans pour les franchir. Mais de là à ne pas se lancer ?

J’ai un grave défaut quand je me lance dans quelque chose : je ne vois pas d’obstacles sur mon chemin. Oh, je sais qu’il y en aura, mais j’ai tellement appris à trouver des solutions ou des routes alternatives, que j’en suis à penser que (presque) rien n’est impossible.

D’ailleurs, si j’avais gagné un euro à chaque fois que j’ai réalisé quelque chose que quelqu’un avait qualifié d’impossible, je serais… OK j’aurais peut être juste quelques centaines d’euros en plus, MAIS c’est déjà beaucoup, NA.

Dans ma vie, on m’a dit successivement des choses comme : écrire n’est pas un métier, personne ne gagne sa vie avec l’écriture, de toute façon il n’y a qu’une poignée d’élus et tu n’en fais pas partie, c’est impossible d’être écrivain et d’en vivre… OK vous voyez l’idée. Dans d’autres domaines j’ai eu droit à “c’est une mauvaise idée d’ouvrir sa boîte à 21 ans, tu vas te planter”, “aucun entrepreneur ne gagne sa vie en France”, “tu ne retrouveras pas de métier quand tu te seras plantée”, “impossible que tu trouves un job avec tes tatouages”, “2000 burpees d’affilée ? Personne n’a jamais fait ça”. Impossible est un mot que j’entends régulièrement sonner à mon oreille. Il est souvent accompagné d’arguments comme le fait que personne ne l’a fait avant (souvent, quelqu’un l’a déjà fait et les gens sont juste mal renseignés, on ne peut pas tout savoir ma foi), que seule une poignée d’élus peut y accéder et bien sur nous ne faisons pas partie de cette poignée. Ou alors le côté impossible s’appuie sur un préjugé bien connu.

La vérité ? J’ai réalisé tout ce qu’on m’a indiqué qui ne serait pas possible dans ma vie. J’ai ouvert une entreprise quand j’avais 21 ans, j’ai réussi à me payer avec, je l’ai vendu, j’ai trouvé un nouveau job alors que j’avais et j’ai toujours des tatouages très visibles, j’ai fait 2000 burpees en 3 heures, je suis devenue écrivain et j’en vis.

“Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse” Nelson Mandela

Si Elon Musk avait écouté les autres à chaque fois qu’on lui avait dit “c’est impossible”, j’imagine qu’il n’aurait rien fait de sa vie et il n’y aurait certainement pas de fusées capables de revenir à leur emplacement de départ plutôt que de retomber dans le Pacifique. Apple et Steve Jobs n’auraient pas inventé l’ipod ou l’iphone. Et on chaufferait toujours en allumant un feu dans la cheminée. Parce que ce n’est pas un mal qui date de notre siècle, c’est une sorte d’habitude de l’humain qui aime sa zone de confort. Il ne veut pas qu’on le sorte de sa zone de confort, il veut y rester. Et en plus, les français sont champions du monde là-dedans, on ne file pas une innovation comme ça à un français, on n’essaye pas de changer ses habitudes ! Le français est très conservateur, il rejette le changement en masse. Ce qui n’existe pas encore n’est pas de l’ordre du possible. Et si on a toujours fait d’une certaine manière, c’est que c’est comme ça qu’il faut poursuivre.

Ce qui me fait penser aux libraires.

*soupir*

Ils me donnent l’impression, pour la grande majorité (il y a toujours des exceptions), de poursuivre un modèle qui existe depuis des dizaines d’années, auquel personne n’a jamais rien changé, alors que le monde a changé, la vague numérique est passé par là, il y a de nouveaux acteurs, des géants digitaux, des auto-édités et ils continuent de faire comme si tout ce beau monde n’existait pas, et comme si l’économie du livre n’était pas en train de changer. Si on a toujours fait comme ça, ma foi c’est qu’il faut continuer, c’est ça ? Bon sang, on croirait entendre toutes les sexagénaires qui s’approchent de la retraite et qui ont toujours fait comme ça et qui refusent de changer quoi que ce soit. Mais si ça ne marche plus ? Et s’il y a un meilleur moyen de procéder ? Oh non, grands dieux non, ne changeons pas que ce soit.

Je ne suis pas d’accord. Il faut toujours remettre en cause ce qu’on fait et ce n’est pas parce que la solution n’a pas encore été inventée que c’est impossible. Ce n’est pas parce que c’est réservé soi-disant à une poignée d’élus. C’est parce que personne ne s’est engagé sur ce chemin pour l’instant. Est-ce que c’est un bon chemin ? Je n’en sais rien. Mais il faut essayer pour le savoir. Ce n’est pas pour rien que les américains performent mieux dans beaucoup de domaines comparé à nous, c’est parce qu’ils essaient, parce qu’ils n’ont pas peur de l’échec et parce qu’ils apprennent de ces derniers. Ils ne se disent pas que c’est impossible. Ils se disent qu’ils n’ont pas assez essayé.

La phrase de Nelson Mandela résonne fort à mes oreilles. Je ne vois pas l’impossible, ou si on m’en parle il m’excite, il devient un challenge, j’ai envie de trouver toutes les solutions qui mènent à l’objectif. Non pas qu’atteindre l’objectif m’exalte, non c’est le chemin pour l’atteindre qui m’enthousiasme. C’est de devoir rencontrer des obstacles, de devoir trouver des solutions, de faire preuve de créativité et de créer des chemins qui n’existaient pas avant pour m’emmener vers mon but.

Je réagis comme ça pour tout. C’est parfois tellement fatigant pour mon entourage que je dois me rappeler que quand les gens me racontent un problème qui leur arrive, ce n’est pas toujours pour que je leur apporte une solution. Non, parfois ils ont juste besoin d’être écouté. Et moi, je fonce tête baissée dans les solutions, prête à les mettre en œuvre comme si le problème en lui même n’existait déjà plus ! *rires*

On m’a répété maintes fois que c’était impossible de gagner sa vie avec des livres. On me l’a dit quand j’avais onze ans, seize ans, dix-huit ans, vingt-quatre et vingt-huit. On me le dit encore aujourd’hui d’ailleurs ! La première réaction des gens quand je leur dis que je suis écrivain ? “mais… C’est quoi ton métier à côté ?” ou encore “et ça va ? Tu t’en sors ?”.

On m’a aussi dit qu’un auto-édité ne pouvait pas s’installer de manière durable sur le marché du livre papier. Aujourd’hui, avec Panda Jones, nous avons décidé de relever ce défi. Nous avons signé avec un distributeur et nous allons diffuser nous-mêmes nos ouvrages sur le marché des librairies. Nous allons tenter de nous installer, on va tâter le terrain, on va sûrement se faire jeter de certains librairies avec un rire moqueur de la part du libraire. Mais ce n’est pas grave. On va s’améliorer, on va progresser, jusqu’à ce qu’on trouve un système qui fonctionne.

On nous a dit qu’il n’y avait pas de maisons d’édition qui s’était installée sur le marché papier sans utiliser un diffuseur. Enfin, c’est ce qu’on nous a dit. Je vais partir à la recherche de contre-exemples, je vais me former, je vais apprendre sur le tas, je vais contacter ceux qui ont réussi s’ils existent. Et s’ils n’existent pas en France, j’irai voir sur les autres marchés.

Et si je ne trouve rien, je tâtonnerai, je ferai mes erreurs, on les fera ensemble avec PJ, on apprendra ce qui marche, ce qui ne marche pas et on fera mieux à l’essai suivant.

Parce qu’à nos yeux, rien n’est impossible. Il y a des obstacles, bien sûr, mais il y a des solutions pour tout, il suffit de prendre le temps d’y réfléchir et d’oser les mettre en œuvre.

Mon entourage proche sait que je ne vois pas l’impossible, ils sont plutôt du genre à dire “Jupi saura sûrement comment faire” ou encore “Jupi va trouver une solution”. Pourtant, je n’ai pas la science infuse, je ne suis pas plus érudite que quelqu’un d’autre, je n’ai pas de diplômes en “résolution des problèmes”. J’ai juste la volonté d’essayer et je travaille pour y arriver. Je n’attends pas que ça me tombe du ciel, je ne garde pas les doigts de pied en éventail devant Netflix toute la journée avec un plaid en me disant que ça va se passer tout seul… ou pas (note : il n’y a pas de mal à regarder Netflix, hein, mais si c’est tout ce que tu fais de tes journées, j’espère que ça te rend heureux surtout, moi à titre personnel, c’est la torture de me mettre devant Netflix toute la journée). Je ne me dis pas qu’on verra bien, que ça n’est pas entre mes mains.

J’estime que je suis actrice de ma vie, j’estime que même si les circonstances semblent contre moi, même si l’histoire ou l’expérience cumulée des autres est contre moi, je dois essayer pour me faire ma propre expérience. Que personne ne va le faire à ma place. Que si je veux changer quelque chose, si je veux améliorer ma vie, mon business, mes produits, c’est à moi de le faire. Je peux bien sûr utiliser les conseils des autres, je peux m’appuyer sur mon équipe, sur le feedback des lecteurs, je peux avoir tout un cercle de soutien. Mais c’est à moi d’essayer, c’est à moi d’oser. C’est à moi d’agir pour faire en sorte que l’impossible devienne possible.

Et autre chose : je n’écoute pas les gens quand ils disent que quelque chose est “impossible”. Je suis plutôt du genre à vouloir leur prouver le contraire. Oui, c’est agaçant pour les autres. Mais c’est aussi ce qui m’a amené jusque-là.

D’ailleurs, en dernière date des choses qu’on m’a dites “impossibles”, on m’a dit qu’il n’était pas possible de faire de la publicité à profit en utilisant Amazon Advertising.

Hahaha. Evidemment que non, hein. Ce n’est pas parce que la masse des gens vont vous dire ça qu’il faut les croire ! Il y a des gens qui tournent à profit avec la publicité, évidemment. Et en premier lieu, peut-être que certaines personnes n’ont pas pour but de tourner à profit avec la publicité, car il y existe plusieurs stratégies, dont une qui consiste à faire tourner sa publicité à perte, pour générer des ventes organiques plus importantes. Mais c’est un autre sujet la publicité Amazon, promis on reviendra dessus en novembre.

Revenons à nos moutons de “l’impossible”.

Bon, du coup je n’avais pas encore touché à la publicité Amazon, j’ai commencé le mois dernier parce qu’on m’avait dit que blabla c’était pas possible, j’avais des échos à droite et à gauche de gens qui faisaient de la pub, généraient des dépenses et des recettes, mais grosso modo n’avaient pas l’impression que ça fonctionnait très bien pour eux, étaient à perte ou très peu en profite. Je me mets dessus pendant un mois et j’obtiens des ACOS qui varient entre 1,056% et 13,476%. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est un ACOS, c’est grosso modo un indicateur pour savoir si la publicité est rentable ou non, qui calcule le ratio entre les dépenses liées à la publicité et le chiffre d’affaires généré par la publicité. Pour que ce soit vraiment “accurate”, il faut plutôt utiliser le revenu généré et non pas le chiffre d’affaires pour calculer si une publicité est rentable (puisque généralement on touche 70% du prix du livre sur Amazon). Plus l’ACOS est bas, plus on est rentable.

Est-ce que je suis une magicienne qui aurait découvert de manière absolument hasardeuse comment hacker l’algorithme de publicité Amazon ?

Absolument pas.

Est-ce que je me suis lancée dans la publicité en m’étant formée sur le sujet ?

Tout à fait.

Et qu’est-ce que je fais depuis ?

Je mène des expériences, je teste, j’ose, j’essaie, j’analyse, je compile mes erreurs, j’apprends et je recommence.

C’est fou le nombre de verbes d’action que je viens de caser dans cette phrase. Ça te rappelle quelque chose que j’ai dit plus haut ?

Je suis actrice de ma propre vie. Je n’attends pas que ça me tombe tout cuit dans la main. Je me donne les moyens d’atteindre mes objectifs.

Maintenant, je ne dis pas ça pour que tu culpabilises, ce n’est pas une attaque personnelle, ce n’est pas un message pour te dire “oh bordel ce que tu es flemmard”, déjà je n’en ai aucune idée et si ça se trouve tu as le même état d’esprit que moi auquel cas viens m’écrire, qu’on forme une joyeuse bande de petits lurons qui pourront émuler ensemble sur des sujets passionnants comme les statistiques de publicité Amazon (oui c’est un sujet passionnant à mes yeux) ou sur le nombre de loutres qui existent dans le monde (sujet passionnant au même titre).

Je te dis ça pour que tu te poses de vraies questions : est-ce que tu te donnes les moyens de réussir ? Est-ce que quand on te dit que c’est impossible, tu dis amen et tu n’essaies pas ? Est-ce que tu es acteur ou actrice de ta propre vie ? Ou est-ce que tu attends sagement que certains choses se débloquent sans même oser les débloquer par toi-même ?

Je ne dis pas que c’est simple. C’est du travail. J’ai mangé plus d’heures de formations au cours des deux derniers mois pour en apprendre plus sur la publicité Amazon que j’en ai mangé au cours de la dernière année sur l’ensemble de mon domaine d’activité. Tout ça alors que j’étais à un pic d’écriture à raison de 10K mots par jour pour “rattraper” un retard accumulé pendant l’été et mon déménagement. En plus du reste (et du déménagement accessoirement hahaha).

Alors non ce n’est pas simple. C’est du travail. Mais si tu n’es pas prêt à travailler pour rendre les choses possibles alors peut-être qu’écrire à temps plein n’est pas ton rêve. Peut-être que ce n’est pas la priorité de ta vie.

Et c’est ok, vraiment c’est ok. Il faut juste que tu le saches, pour emmener ton énergie dans la bonne direction, dans la direction de ce que tu veux vraiment.

Mais bon, si tu ne dois retenir qu’une seule chose de cet article, retiens celle-ci : les gens pensaient qu’aller sur la Lune était impossible au début du 20ème siècle. Les gens pensaient que faire des fusées qui pourraient revenir à leur emplacement de départ n’arriverait pas avant 2050. Je ne sais pas ce que tu imagines “impossible” dans ta vie. Peut-être que c’est devenir écrivain à temps plein, peut-être que c’est finir un roman, le publier, peut-être que c’est obtenir tes 100 premiers lecteurs, puis les 1000 premiers. Peut-être que c’est être heureux, épanoui et avoir confiance en toi.

Tout ce que je viens de citer, il y a des gens qui l’ont déjà réalisé. Ce n’est même pas vraiment “impossible”. C’est toi et ceux qui t’entourent qui ont décidé que c’était impossible. Et pourtant, des gens l’ont déjà fait.

Alors dis-moi, pourquoi pas toi ?

Illustration par la merveilleuse @blandine.pouchoulin

Étiquettes : , , , , , , Last modified: 21 octobre 2020
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