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Auto-éditée et fière

Par Jupiter Phaeton

Voilà quelques semaines déjà que j’en parle, j’avais pour projet d’ouvrir ma maison d’édition, d’abord pour des raisons fiscales (j’ai dépassé les plafonds de revenus autorisés pour mon statut juridique actuel), mais aussi parce que j’aimerais, à terme, pouvoir accompagner des auteurs dans le monde du livre, de manière un peu plus poussée que ce que je fais déjà aujourd’hui. Pour l’instant, je m’occupe de basculer mes propres romans dans la maison d’édition, de faire mes propres erreurs avec, pour ensuite être prête pour publier d’autres auteurs. Je déblaie le terrain et je le prépare pour les auteurs qui voudront tenter leur chance avec moi.

Cette maison d’édition s’appelle Panda Jones. L’illustration ne représente pas le logo mais elle vous donne un avant-goût. Je vous dévoilerai le logo en 2020, ainsi que le site internet et tous les visuels qui accompagneront l’ouverture de cette maison d’édition. Panda Jones est le super-héros des pandas, qui va superviser les six collections de la maison d’édition et du coup, six pandas, car à chaque collection son panda ! Je ne peux pas vous donner beaucoup plus d’informations pour l’instant, mais je vous tiendrai informée à mesure que les changements interviendront. Je vous parlerai aussi de comment faire pour ouvrir une maison d’édition, et pourquoi l’ouvrir. Mais il y avait un sujet plus important que je voulais évoquer aujourd’hui.

Je crois que le monde du livre est en plein changement, des changements qui arrivent vite, face à des acteurs du secteur qui ne peuvent pas changer aussi rapidement, ou qui n’ont pas voulu se remettre en question suffisamment tôt sur certains sujets. J’entends partout qu’on blâme Amazon. Amazon est un acteur qui a offert aux auto-édités une manière simple et efficace de s’auto-publier, sans avancer le moindre euro, avec à la clef la plus grande plateforme de diffusion numérique au monde. Difficile de le voir comme le grand méchant à mes yeux, alors qu’il est celui grâce à qui je vis de ma passion depuis plus d’un an. Peut-être qu’il y a des choses à améliorer chez Amazon, sûrement même, c’est une société en perpétuelle évolution. Mais si je regarde le secteur du livre et plus particulièrement des auto-édités, je n’ai pas trouvé de plateforme plus accessible que celle-ci. Ils se sont imposés dans le secteur, parce qu’ils ont proposé des services qu’aucun autre acteur n’avait proposé jusque-là. Si le consommateur suit la vague Amazon, c’est qu’il y trouve son compte : c’est simple, c’est rapide, c’est efficace. Alors oui, Amazon peut sûrement faire des efforts sur plein de points de sa politique, mais plutôt que de blâmer un acteur gigantesque du marché, pourquoi ne pas l’aider à s’améliorer ?

C’est pourquoi, même en tant que maison d’édition, je compte continuer de travailler avec Amazon et KDP, je compte laisser les livres dans l’abonnement Kindle. Je vais juste rajouter de nouveaux créneaux de diffusion. Mes romans seront ainsi bientôt commandables en librairie, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent. Je vais également m’impliquer de plus en plus dans les discussions qu’il peut y avoir sur le sujet de l’auto-édition, de l’édition, du monde du livre en général. J’ai la sensation qu’il y a un virage à prendre qui n’a pas été pris. Sous quelle forme doit-il se prendre ? Je ne sais pas. Mais l’industrie du livre se plaint : les libraires se plaignent, les éditeurs se plaignent, les auteurs se plaignent… Et pourtant, le changement ne vient pas. Parce que se plaindre et blâmer Amazon pour tous les maux de la Terre, ce n’est pas ce qui va changer le milieu. Amazon est là, on ne le fera pas partir (je n’ai pas envie qu’il parte à titre personnel), alors plutôt que de se concentrer sur eux, pourquoi ne pas se concentrer sur ce que nous pouvons améliorer ? Pourquoi ne pas changer l’organisation des librairies ? Proposer des classifications différentes, pour attirer le lecteur. Plutôt que de ranger par ordre alphabétique par nom d’auteur comme c’est le cas depuis des années. Pourquoi ne pas proposer plus d’animations ? Pourquoi ne pas intégrer plus le lecteur ? Pourquoi ne pas lui proposer de laisser son avis, faire un mur d’avis dans une librairie ? Un mur de coups de cœur où chaque lecteur peut laisser son petit message pour inciter d’autres personnes à aller lire l’ouvrage ? Quand j’entre dans une librairie, c’est pour découvrir de nouveaux titres. Or, je ne trouve que les titres évidents, ceux dont tout le monde parle déjà. Je comprends pourquoi : la librairie a besoin de vendre pour vivre. Mais il y doit y avoir un moyen de faire autrement. Il doit exister un moyen de redonner de l’essor à l’industrie du livre en France.

Je ne pense pas qu’une seule personne puisse changer les choses. Mais je crois qu’il faut sérieusement réfléchir à la question, arrêter de camper sur ses positions et se demander pourquoi rien n’a changé dans l’industrie du livre depuis des années, alors que le monde évolue, que la technologie évolue, que les manières de consommer évoluent. Amazon a pris le virage, Amazon EST le virage. Pourquoi le reste de l’industrie du livre n’a-t-elle pas pris de virage ?

J’aimerais surtout changer l’opinion des gens sur l’auto-édition. J’entends des personnes se montrer condescendantes, j’entends partout “mais t’as forcément un métier à côté, on ne vit pas de l’écriture et sûrement pas en tant qu’auto-éditée” ou encore “ah t’es auto-éditée parce que t’as été refusée dans toutes les maisons d’édition ?“. Je comprends ces phrases, je comprends ce qui se cache derrière : c’est l’image de l’amateurisme dans l’auto-édition. C’est parce que la reconnaissance, selon les mœurs, passe forcément par la publication en maison d’édition. Eh bien j’aimerais dire que ce temps est révolu, car l’auto-édition est en pleine révolution, en pleine professionnalisation, parce que les écrivains ne vont plus vers l’auto-édition parce que c’est le seul choix qui leur reste aujourd’hui. Ils y vont parce que c’est plus rapide, parce qu’ils sont libres de prendre leurs décisions sur la couverture, la mise en page, le résumé, le fond de l’histoire. Ils y vont parce que les redevances par exemplaire vendu sont plus importantes. Ils y vont parce que c’est simple, c’est accessible. Ils y vont parce que c’est possible d’en vivre, c’est devenu une réalité. Et la France, quand il est question du livre, continue de vivre dans le passé. Elle voit l’auto-édition comme elle l’était il y a 15, 20 ans. Elle n’a pas suivi le changement.

Si j’ai envie de changer l’image que les gens se font de l’auto-édition, c’est pour les auteurs. Parce que même ceux qui réussissent sont en proie au doute, sont la victime de messages condescendants, qui brisent leur estime d’eux-mêmes. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas normal que des personnes qui ont eu le courage de publier leurs ouvrages et de se frotter à l’avis des lecteurs, aient peur de dire qu’ils sont écrivains auto-édités, parce que le jugement des autres les paralysent. Parce qu’ils s’attendent à des remarques du style “ah, ok, donc t’es pas vraiment édité, t’es pas vraiment écrivain“, comme si les auto-édités étaient une sous-catégorie des auteurs, une catégorie dont personne n’a envie d’entendre parler. D’où vient ce dénigrement de l’auto-édité ? Du passé. L’auto-édition n’est plus ce qu’elle était il y a des années de cela. Nous avons tous progressé ensemble, alors pourquoi est-ce que la majorité ne veut pas le voir ? Bien sûr qu’il y a des contre-exemples, mais il y en a aussi dans l’édition classique. Nous sommes en train d’ouvrir la voie aux prochains auteurs, nous sommes en train d’enfoncer les portes fermées, de faire voler en éclats les préjugés. Les gens qui nous critiquent ne sont pas au courant de comment se passe réellement l’auto-édition, du travail fourni, du nombre de personnes qui travaillent sur un ouvrage. Ils n’y voient que le manque de prestige. Parce que c’est prestigieux d’être publié en maison d’édition.

Eh bien, disons la vérité : j’ai été contactée par trois maisons d’édition française. J’ai discuté avec eux, j’ai essayé d’être ouverte d’esprit, d’être tolérante face à leur condescendance et la supériorité qu’ils affichaient. J’ai énoncé mes conditions. Ils m’ont ri au nez. Une seule est allée jusqu’à me faire une proposition financière. J’ai dit non. Je n’irai pas vers une maison d’édition qui n’est pas capable de m’offrir ce que je veux. Je veux bien faire des compromis, mais pas quand ces compromis manquent de respect. Et c’est ce que je ressens en écrivant ce billet : le manque de respect vis-à-vis des auto-édités. Il ne vient pas de tout le monde, mais il est présent. On peut lire sur Twitter des threads entiers destinés uniquement à démolir les auto-édités. On peut écouter des interviews de libraire qui crachent sur le sujet. Je dis non.

Même si j’ouvre ma maison d’édition, je reste auto-éditée. Ce n’est qu’une structure juridique que je dois ouvrir pour respecter les lois de l’état français, mais c’est toujours moi qui ai les rênes, c’est toujours moi qui décide de ce que je veux faire de mon histoire, de mes livres, de comment je veux communiquer dessus. Je suis auto-éditée et je suis fière de l’être. Je suis fière de vivre de ma passion depuis plus d’un an grâce à l’auto-édition. Je suis fière de voir des auteurs se lancer à leur tour et monter dans le top 100 Amazon. Je suis fière d’en accompagner certains et d’avoir pu prendre part ne serait-ce qu’un tout petit peu à leur succès, parce que c’est une aventure que nous vivons tous ensemble. Je suis fière de dire que je ne suis pas la seule à vivre de mes revenus d’auto-édités, car nous sommes beaucoup plus nombreux que ce que les mœurs, les éditeurs, les libraires et même les journalistes pensent.

L’auto-édition est en pleine évolution et révolution. Nous sommes en marche et nous allons faire voler en éclats tout ce que vous pensiez savoir et connaître des auto-édités. Nous sommes exigeants envers nous-mêmes et envers les gens avec lesquels nous travaillons. Nous faisons des erreurs, comme tout le monde, et nous nous en servons pour nous améliorer et faire mieux la fois suivante.

Je suis révoltée, amusée et admirative à la fois. Révoltée des critiques gratuites que font les gens sur un mode de publication dont ils ignorent tout. Amusée de voir ceux qui n’y connaissent rien se permettre de donner une opinion. Admirative des auteurs qui se lancent, qui se frottent aux lecteurs, qui se mettent à nu. J’ai de l’espoir pour le milieu du livre en France, j’ai de l’espoir pour les générations d’auteurs qui débarquent, qu’ils aient 70, 50, 30, 20 ou 15 ans. J’ai l’espoir que nous, les auto-édités, allons ouvrir le chemin à la prochaine génération, pour qu’au moment de choisir la manière de se publier, ils ne disent pas “ah non, l’auto-édition c’est pour ceux qui n’ont pas réussi” et qu’ils se posent vraiment la question “je m’auto-édite ou je passe par une voie traditionnelle ?“. Parce que la voie traditionnelle correspond à certains profils, je ne la renie pas et je ne la critique pas. Mais la voie de l’auto-édition correspond aussi à beaucoup de personnes, qui refusent de la regarder, de peur d’être critiqué, de peur de ne pas se sentir légitime dans leur démarche, parfois même de peur de paraître prétentieux, parce que si les maisons d’édition les refusent, c’est qu’ils n’ont pas le talent, n’est-ce pas ? Pas du tout. De la même manière qu’on peut être refusé après un entretien dans une entreprise, on peut être refusé par une maison d’édition sans que cela ne remette en cause nos compétences. Et en aucun cas ce refus ne devrait nous empêcher de tenter notre chance ailleurs, dans une autre maison d’édition ou via l’auto-édition. Les One Direction n’ont pas gagné X Factor UK. Le manuscrit de JK Rowling n’a pas été accepté dès la première sollicitation. On riait au nez d’Arnold Schwarzenegger quand il disait qu’il voulait devenir un acteur américain. Ils ont persévéré malgré tout, malgré l’avis du public ou des maisons d’édition. Et devons-nous parler de E.L. James, l’autrice de Cinquante nuances de Grey ? Elle s’est d’abord auto-éditée, avant de vendre les droits pour pouvoir toucher un public encore plus grand. Et Anna Todd, l’autrice d’After ? Elle a commencé sur Wattpad. Ces gens ont démarré sans l’appui d’une maison d’édition et ont réussi de manière merveilleuse. L’auto-édition et l’édition classique peuvent cohabiter. On peut les mêler, les mélanger, démarrer avec l’un, poursuivre avec l’autre. On peut aussi suivre la même voie tout du long de l’aventure.

Je suis auto-éditée et je suis fière de l’être.

*lance une armée de pandas sans bambou sur les haters*

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66 Commentaires

by Eny Bass décembre 10, 2019 - 5:42

Et tu as bien raison ! Il faut être fière du chemin que tu as parcouru ! Je trouve personnellement que tu as beaucoup de talent, et une âme généreuse. Tu mérites ton succès sans aucun doute, et je suis heureuse que tu puisses bientôt aider encore plus les personnes désireuses de se lancer dans l’aventure ❤️🤗

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:23

Merci 🙂

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by Eny Bass décembre 10, 2019 - 5:42

Et tu as bien raison ! Il faut être fière du chemin que tu as parcouru ! Je trouve personnellement que tu as beaucoup de talent, et une âme généreuse. Tu mérites ton succès sans aucun doute, et je suis heureuse que tu puisses bientôt aider encore plus les personnes désireuses de se lancer dans l’aventure ❤️🤗

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Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:23

Merci 🙂

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phokimchi décembre 10, 2019 - 5:47

Je suis si fière de toi!!!!!

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:23

Merci Kim !

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phokimchi décembre 10, 2019 - 5:47

Je suis si fière de toi!!!!!

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:23

Merci Kim !

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Cyana décembre 10, 2019 - 6:43

Quel bonheur de voir que tu réussis suffisamment pour lancer ta maison d’édition. Tu vas réussir, c’est évident, et tu as tout mon soutien !
Merci pour ta présence et ton article inspirants !

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:23

Merci c’est adorable et ça me fait très plaisir 🙂

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Cyana décembre 10, 2019 - 6:43

Quel bonheur de voir que tu réussis suffisamment pour lancer ta maison d’édition. Tu vas réussir, c’est évident, et tu as tout mon soutien !
Merci pour ta présence et ton article inspirants !

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Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:23

Merci c’est adorable et ça me fait très plaisir 🙂

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A JACOB décembre 10, 2019 - 6:45

Je vous félicite pour avoir relevé ce challenge et réussi ! Bonnes fêtes à vous

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:23

Merci beaucoup 🙂

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A JACOB décembre 10, 2019 - 6:45

Je vous félicite pour avoir relevé ce challenge et réussi ! Bonnes fêtes à vous

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Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:23

Merci beaucoup 🙂

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Cyana décembre 10, 2019 - 6:46

A reblogué ceci sur Cyana Rohan.

Répondre
Cyana décembre 10, 2019 - 6:46

A reblogué ceci sur Cyana Rohan.

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Angéline décembre 10, 2019 - 7:22

Félicitations. Je souhaite que les pandas envahissent les librairies. Moi aussi, je suis personnellement assez contente d’amazon, car la première librairie (toute petite) près de chez moi est à plus de 20km… Sans amazon, je serai obligée de faire beaucoup de kilomètres pour acheter les livres que je souhaite.

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:24

Merci Angéline ! Aaaah heureusement qu’Amazon est là quand la librairie la plus proche est très lointaine, c’est sûr ! Il y a une librairie à douze minutes en voiture de chez moi, mais elle est assez petite et il y a rarement les titres que je cherche malheureusement.

Répondre
Angéline décembre 10, 2019 - 7:22

Félicitations. Je souhaite que les pandas envahissent les librairies. Moi aussi, je suis personnellement assez contente d’amazon, car la première librairie (toute petite) près de chez moi est à plus de 20km… Sans amazon, je serai obligée de faire beaucoup de kilomètres pour acheter les livres que je souhaite.

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Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:24

Merci Angéline ! Aaaah heureusement qu’Amazon est là quand la librairie la plus proche est très lointaine, c’est sûr ! Il y a une librairie à douze minutes en voiture de chez moi, mais elle est assez petite et il y a rarement les titres que je cherche malheureusement.

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Emeline décembre 10, 2019 - 8:34

Je suis tout à fait d’accord, il existera peut-être un jour où la tendance s’inversera et que l’auto-édition sera plus valorisé que l’édition classique. Et à juste titre assumer tout seul, toutes les casquettes d’un maison d’édition, ce n’est pas aussi facile que tout le monde le laisse paraître et rien que pour ça, ça ne devrait pas être considéré comme un travail amateur.
En attendant que nos rêves se réalisent et peut-être qu’ils se réaliseront si les auto-edités sont les seuls à surfer sur la vague du changement, vous parliez de respect dans votre article, quel est pour vous le respect minimum que vous attendez d’une maison d’édition ?
Je demande ça, parce que nombreux sont les jeunes écrivains qui flattés par l’acceptation de leurs livres par une maison d’édition, ne se posent pas de questions sur les négociations de leurs contrats et c’est pour cela que nombreux auteurs ont de mauvaises relations avec leurs premières maison d’édition.
Je trouve que ce sont des questions importantes, qu’est ce qu’un jeune auteur peut négocier dans son contrat ?Qu’est ce qu’il ne devrait pas accepter ?
Et pleins d’autres questions que j’oublie sans doute mais que peu de nouveau écrivain se posent car ils ne connaissent pas leur droits, et toutes les ficelles qui sont utilisés derrière leurs espérances de voir leur livre publié.
Je ne blâme pas les maisons d’édition ça a marché comme cela pendant des années, si l’éditeur donne moins à l’auteur il gagne plus de bénéfices c’est la loi du marché malheureusement, et en france les agents littéraires n’existent pas ce qui est vraiment dommage.
En bref merci de nous partager votre incroyable expérience et qui sait peut-être qu’une jour j’aurais la chance de lire sur votre blog les conseils de base à connaître avant d’accepter un contrat en maison d’édition 😉

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:27

Bonjour Emeline ! Merci pour ton message, tu peux me tutoyer :).
Quand je parlais de respect, je ne parlais pas forcément du montant qu’une maison d’édition doit proposer. J’avais clairement énoncé que je ne souhaitais pas vendre mes droits numériques par exemple (puisque ce sont eux qui me font vivre aujourd’hui), ce qui ne les a pas empêchés d’insister sur ce sujet au point d’en faire le centre de la discussion. Mais plus généralement le respect venait de l’attitude des différentes personnes dans la discussion. On sentait que le fait que je sois auto-éditée faisait de moi une moins que rien et qu’ils étaient tous puissants. Or, je ne suis pas d’accord avec cette attitude, surtout quand c’est la maison d’édition qui te démarche !
Mais si on devait parler financièrement, en fait je pense qu’un auto-édité qui a déjà fait “ses preuves” et a déjà fédéré une communauté autour de lui, a le droit de prétendre à plus qu’un 7% ou 10% sur le prix de vente.
Merci à toi pour ton message, qui donne à réfléchir, je ferai sûrement un article plus poussé sur le sujet pour savoir quoi accepter ou non… tout dépend de la personne bien sûr !

Répondre
Emeline décembre 16, 2019 - 8:47

Bonjour Jupiter
Ah d’accord je pensais naïvement que quand une maison d’édition te démarchait, elle faisait au moins preuve du respect minimal dû à une personne, surtout que tu n’as pas une petite communauté, tu as fait tes preuves depuis longtemps c’est navrant pour eux mais le ton méprisant montre peut être qu’au fond, ils ont sans doutes peur de toi en particulier la vague de changement que tu représentes, certains prennent la vague et d’autre reste loin derrière dommage pour eux, ils ont raté une super écrivaine !
Justement quand je parlais des jeunes auteurs qui acceptaient sans trop négocier la première fois, même si c’est ton premier roman et qu’il est souvent difficile de négocier et que peu de personnes arriveront à obtenir un meilleur pourcentage que le pourcentage initial, les nouveaux auteurs ne savent pas forcément qu’ils peuvent négocier les droits numériques entre autres.
Merci à toi tout tes conseils sont toujours géniaux et tu permet à d’autres auteurs d’en savoir plus et d’éviter certaines erreurs grâce à ton expérience merci beaucoup 🙂

Répondre
Emeline décembre 10, 2019 - 8:34

Je suis tout à fait d’accord, il existera peut-être un jour où la tendance s’inversera et que l’auto-édition sera plus valorisé que l’édition classique. Et à juste titre assumer tout seul, toutes les casquettes d’un maison d’édition, ce n’est pas aussi facile que tout le monde le laisse paraître et rien que pour ça, ça ne devrait pas être considéré comme un travail amateur.
En attendant que nos rêves se réalisent et peut-être qu’ils se réaliseront si les auto-edités sont les seuls à surfer sur la vague du changement, vous parliez de respect dans votre article, quel est pour vous le respect minimum que vous attendez d’une maison d’édition ?
Je demande ça, parce que nombreux sont les jeunes écrivains qui flattés par l’acceptation de leurs livres par une maison d’édition, ne se posent pas de questions sur les négociations de leurs contrats et c’est pour cela que nombreux auteurs ont de mauvaises relations avec leurs premières maison d’édition.
Je trouve que ce sont des questions importantes, qu’est ce qu’un jeune auteur peut négocier dans son contrat ?Qu’est ce qu’il ne devrait pas accepter ?
Et pleins d’autres questions que j’oublie sans doute mais que peu de nouveau écrivain se posent car ils ne connaissent pas leur droits, et toutes les ficelles qui sont utilisés derrière leurs espérances de voir leur livre publié.
Je ne blâme pas les maisons d’édition ça a marché comme cela pendant des années, si l’éditeur donne moins à l’auteur il gagne plus de bénéfices c’est la loi du marché malheureusement, et en france les agents littéraires n’existent pas ce qui est vraiment dommage.
En bref merci de nous partager votre incroyable expérience et qui sait peut-être qu’une jour j’aurais la chance de lire sur votre blog les conseils de base à connaître avant d’accepter un contrat en maison d’édition 😉

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Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:27

Bonjour Emeline ! Merci pour ton message, tu peux me tutoyer :).
Quand je parlais de respect, je ne parlais pas forcément du montant qu’une maison d’édition doit proposer. J’avais clairement énoncé que je ne souhaitais pas vendre mes droits numériques par exemple (puisque ce sont eux qui me font vivre aujourd’hui), ce qui ne les a pas empêchés d’insister sur ce sujet au point d’en faire le centre de la discussion. Mais plus généralement le respect venait de l’attitude des différentes personnes dans la discussion. On sentait que le fait que je sois auto-éditée faisait de moi une moins que rien et qu’ils étaient tous puissants. Or, je ne suis pas d’accord avec cette attitude, surtout quand c’est la maison d’édition qui te démarche !
Mais si on devait parler financièrement, en fait je pense qu’un auto-édité qui a déjà fait “ses preuves” et a déjà fédéré une communauté autour de lui, a le droit de prétendre à plus qu’un 7% ou 10% sur le prix de vente.
Merci à toi pour ton message, qui donne à réfléchir, je ferai sûrement un article plus poussé sur le sujet pour savoir quoi accepter ou non… tout dépend de la personne bien sûr !

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Emeline décembre 16, 2019 - 8:47

Bonjour Jupiter
Ah d’accord je pensais naïvement que quand une maison d’édition te démarchait, elle faisait au moins preuve du respect minimal dû à une personne, surtout que tu n’as pas une petite communauté, tu as fait tes preuves depuis longtemps c’est navrant pour eux mais le ton méprisant montre peut être qu’au fond, ils ont sans doutes peur de toi en particulier la vague de changement que tu représentes, certains prennent la vague et d’autre reste loin derrière dommage pour eux, ils ont raté une super écrivaine !
Justement quand je parlais des jeunes auteurs qui acceptaient sans trop négocier la première fois, même si c’est ton premier roman et qu’il est souvent difficile de négocier et que peu de personnes arriveront à obtenir un meilleur pourcentage que le pourcentage initial, les nouveaux auteurs ne savent pas forcément qu’ils peuvent négocier les droits numériques entre autres.
Merci à toi tout tes conseils sont toujours géniaux et tu permet à d’autres auteurs d’en savoir plus et d’éviter certaines erreurs grâce à ton expérience merci beaucoup 🙂

Répondre
giselefoucher décembre 10, 2019 - 9:27

Quel vent de fraicheur ! Merci pour cette bourrasque qui emporte les préjugés, ça fait du bien ! Et vive l’auto-édition !

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:28

Merci Gisèle !

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giselefoucher décembre 10, 2019 - 9:27

Quel vent de fraicheur ! Merci pour cette bourrasque qui emporte les préjugés, ça fait du bien ! Et vive l’auto-édition !

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Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:28

Merci Gisèle !

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Kea Ring décembre 11, 2019 - 10:07

Génial ce coup de gueule ! Je suis également auto éditée et fière de l’être ! J’avais longtemps tergiversé entre le tradi et l’AE et puis j’ai tranché, je m’en sentais capable donc j’ai publié seule et je ne le regrette pas du tout. C’est même la meilleure décision que j’ai prise. Parfois, on a quelques doutes parce qu’on se dit ne pas être légitime car pas publié mais ce sont des conneries, on mérite tout autant notre place dans l’univers du livre. Je pense juste que les différents acteurs du livre prennent un malin plaisir à nous défoncer pour éviter que d’autres auteurs choisissent la voie de l’AE. J’ose espérer qu’un jour l’AE devienne aussi respecté que le cinéma indépendant.
PS : j’adore cette idée d’armée de pandas ☺️

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:29

Merci pour ton message 🙂 Bravo pour ton auto-édition. J’espère aussi que l’AE sera plus respectée à l’avenir, je suppose que ce sera le cas puisque ça commence déjà à être le cas aux USA. La France met juste plus de temps à intégrer le changement…
PS : l’armée de pandas est liée à une de mes séries un peu déjantée 🙂

Répondre
Kea Ring décembre 11, 2019 - 10:07

Génial ce coup de gueule ! Je suis également auto éditée et fière de l’être ! J’avais longtemps tergiversé entre le tradi et l’AE et puis j’ai tranché, je m’en sentais capable donc j’ai publié seule et je ne le regrette pas du tout. C’est même la meilleure décision que j’ai prise. Parfois, on a quelques doutes parce qu’on se dit ne pas être légitime car pas publié mais ce sont des conneries, on mérite tout autant notre place dans l’univers du livre. Je pense juste que les différents acteurs du livre prennent un malin plaisir à nous défoncer pour éviter que d’autres auteurs choisissent la voie de l’AE. J’ose espérer qu’un jour l’AE devienne aussi respecté que le cinéma indépendant.
PS : j’adore cette idée d’armée de pandas ☺️

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Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:29

Merci pour ton message 🙂 Bravo pour ton auto-édition. J’espère aussi que l’AE sera plus respectée à l’avenir, je suppose que ce sera le cas puisque ça commence déjà à être le cas aux USA. La France met juste plus de temps à intégrer le changement…
PS : l’armée de pandas est liée à une de mes séries un peu déjantée 🙂

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Frédéric Dessault décembre 11, 2019 - 2:33

Bien dit. 😉 Pour ma part je me sens souvent comme un imposteur puisque, en effet, j’ai d’abord été refusé par des ME avant de me diriger vers l’auto-édition. Et je dois admettre que, manquant parfois de confiance, j’ai beaucoup de mal à faire de la com’ sur mon livre, ce qui, de fait, ne lui permet pas de trouver un plus large public.
Bravo à toi et c’est une très bonne idée de lancer ta ME. Peut-être te proposerais-je mes écrits quand tu te sentiras prête à accueillir d’autres auteurs dans ta maison d’édition.
Et puis super idée, le nom et le logo de ta ME. 🙂

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:29

Merci pour ton Frédéric, ça me fait très plaisir !

Répondre
Frédéric Dessault décembre 11, 2019 - 2:33

Bien dit. 😉 Pour ma part je me sens souvent comme un imposteur puisque, en effet, j’ai d’abord été refusé par des ME avant de me diriger vers l’auto-édition. Et je dois admettre que, manquant parfois de confiance, j’ai beaucoup de mal à faire de la com’ sur mon livre, ce qui, de fait, ne lui permet pas de trouver un plus large public.
Bravo à toi et c’est une très bonne idée de lancer ta ME. Peut-être te proposerais-je mes écrits quand tu te sentiras prête à accueillir d’autres auteurs dans ta maison d’édition.
Et puis super idée, le nom et le logo de ta ME. 🙂

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Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:29

Merci pour ton Frédéric, ça me fait très plaisir !

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gigivitsavie décembre 14, 2019 - 6:36

En ce moment, je me sens submergée par l’écriture de mon nouveau roman, alors que je ne vends pas le premier. Je ne peux pas sereinement m’inscrire sur Amazon car il refuse les comptes en banque Polynésien. Il y a comme un vent de désespoir qui pointe en moi, malgré les séances de dédicaces en librairie que je m’apprête à faire pour noël.
Ce qui fait que je ne lis pas ou plus beaucoup les articles des autres blogs.

Et là, je tombe sur ton panda. Ma fille adore les pandas, je ne pouvais passer à côté et l’ignorer.

C’est carrément génial ! Je suis trop contente pour toi. Je te souhaite de réussir et de faire connaître plein de nouveau écrivain(e)s.

Bise

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:30

Aaah cette histoire de compte polynésien c’est quand même terrible ! Tu leur as écrit pour voir comment trouver une solution ? Et combien de séances de dédicace est-ce que tu vas faire ? C’est une super nouvelle ces séances de dédicace, je suis super contente pour toi !

Répondre
gigivitsavie décembre 16, 2019 - 7:26

Je rentre en France en juillet. Je m’occuperais de cela une fois là-bas. Ici je finis l’écriture de mon 2e livre, pour bénéficier de ma correctrice tahitienne et de mon traducteur en reo tahiti.
Avec noël, j’ai fait une séance de dédicace samedi (j’y ai vendu 1 exemplaire).
J’en ferais une lundi.
e pars pour Maupiti (oui, autant profiter encore de la Polynésie) pour quelques jours.
Je ferais une dernière séance de dédicaces vendredi en nocturne.

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gigivitsavie décembre 14, 2019 - 6:36

En ce moment, je me sens submergée par l’écriture de mon nouveau roman, alors que je ne vends pas le premier. Je ne peux pas sereinement m’inscrire sur Amazon car il refuse les comptes en banque Polynésien. Il y a comme un vent de désespoir qui pointe en moi, malgré les séances de dédicaces en librairie que je m’apprête à faire pour noël.
Ce qui fait que je ne lis pas ou plus beaucoup les articles des autres blogs.

Et là, je tombe sur ton panda. Ma fille adore les pandas, je ne pouvais passer à côté et l’ignorer.

C’est carrément génial ! Je suis trop contente pour toi. Je te souhaite de réussir et de faire connaître plein de nouveau écrivain(e)s.

Bise

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Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:30

Aaah cette histoire de compte polynésien c’est quand même terrible ! Tu leur as écrit pour voir comment trouver une solution ? Et combien de séances de dédicace est-ce que tu vas faire ? C’est une super nouvelle ces séances de dédicace, je suis super contente pour toi !

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gigivitsavie décembre 16, 2019 - 7:26

Je rentre en France en juillet. Je m’occuperais de cela une fois là-bas. Ici je finis l’écriture de mon 2e livre, pour bénéficier de ma correctrice tahitienne et de mon traducteur en reo tahiti.
Avec noël, j’ai fait une séance de dédicace samedi (j’y ai vendu 1 exemplaire).
J’en ferais une lundi.
e pars pour Maupiti (oui, autant profiter encore de la Polynésie) pour quelques jours.
Je ferais une dernière séance de dédicaces vendredi en nocturne.

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Stéphane G de G décembre 14, 2019 - 6:48

J’étais toujours été un peu amer de ne pas avoir connu Einstein, mais j’ai la joie de connaître Jupiter Phaéton (quel bel oiseau !) de mon vivant ! Encore un formidable billet d’humeur en forme de coup de gueule. Oui, tapons dans la fourmilière des certitudes littéraires à grands coups de Pandas, montrons-leur que tous les styles sont dans la nature et sont susceptibles de correspondre à un nombre plus important de lecteurs que ce que pensent les biens-pensants statufiés dans leurs rigidités neuronales.
Tel Moïse je te vois très bien guidé la foule excitée des auto-édités et rendre un tas de personnes heureuses. Car c’est bien le but recherché, tu veux offrir du bonheur à ceux dont la déception du refus à ALTERer le goût pour l’écriture. J’ai hâte de suivre tout ça.
Pour terminer ma litanie, je reviens sur ton précédent message. Tu ne me connais pas, je vis au Québec, je suis juste un admirateur de l’autre côté de l’Atlantique et fais partie de l’immense tribu de 8 milliards d’individus fans de Jupi Panda !
Amitiés salées.

Répondre
Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:32

Hahah Stéphane, ta prose, ta poésie et tes commentaires sont toujours très attendus, je me demande ce que tu vas inventer à chaque fois :).
Le Québec, vraiment ? Si tu savais combien de fois j’ai mis les pieds là-bas… qui sait ? On s’est peut-être croisés ! Merci pour tes messages, toujours plein de boost !

Répondre
Stéphane G de G décembre 14, 2019 - 6:48

J’étais toujours été un peu amer de ne pas avoir connu Einstein, mais j’ai la joie de connaître Jupiter Phaéton (quel bel oiseau !) de mon vivant ! Encore un formidable billet d’humeur en forme de coup de gueule. Oui, tapons dans la fourmilière des certitudes littéraires à grands coups de Pandas, montrons-leur que tous les styles sont dans la nature et sont susceptibles de correspondre à un nombre plus important de lecteurs que ce que pensent les biens-pensants statufiés dans leurs rigidités neuronales.
Tel Moïse je te vois très bien guidé la foule excitée des auto-édités et rendre un tas de personnes heureuses. Car c’est bien le but recherché, tu veux offrir du bonheur à ceux dont la déception du refus à ALTERer le goût pour l’écriture. J’ai hâte de suivre tout ça.
Pour terminer ma litanie, je reviens sur ton précédent message. Tu ne me connais pas, je vis au Québec, je suis juste un admirateur de l’autre côté de l’Atlantique et fais partie de l’immense tribu de 8 milliards d’individus fans de Jupi Panda !
Amitiés salées.

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Jupiter Phaeton décembre 15, 2019 - 10:32

Hahah Stéphane, ta prose, ta poésie et tes commentaires sont toujours très attendus, je me demande ce que tu vas inventer à chaque fois :).
Le Québec, vraiment ? Si tu savais combien de fois j’ai mis les pieds là-bas… qui sait ? On s’est peut-être croisés ! Merci pour tes messages, toujours plein de boost !

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Macchan de la Lune janvier 5, 2020 - 2:48

Quel charmant parcours 🙂 Si auto-publier tes livres te rend heureuse, alors tant mieux, c’est un beau projet que tu tiens. Je me suis aussi souvent demandé s’il serait intéressant de tenter l’auto-édition, mais je pense plutôt confier mes écrits à une maison d’édition. J’étudie en création littéraire au cégep (québécoise) et suis encore très jeune, mais il ne saurait tarder à essayer de partager mes créations.

Sur ce, passez une excellente soirée (ou nuit, dépendamment d’où vous venez). Il me fait envie de vous lire, ces romans semblent intéressants d’après leur synopsis.

Marie-Pier

Répondre
Jupiter Phaeton janvier 6, 2020 - 10:29

Merci Marie-Pier, je te souhaite de trouver une maison d’édition qui te conviendra et je te souhaite plein de succès.

Répondre
Macchan de la Lune janvier 6, 2020 - 7:21

Merci à toi ! 🙂

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Macchan de la Lune janvier 5, 2020 - 2:48

Quel charmant parcours 🙂 Si auto-publier tes livres te rend heureuse, alors tant mieux, c’est un beau projet que tu tiens. Je me suis aussi souvent demandé s’il serait intéressant de tenter l’auto-édition, mais je pense plutôt confier mes écrits à une maison d’édition. J’étudie en création littéraire au cégep (québécoise) et suis encore très jeune, mais il ne saurait tarder à essayer de partager mes créations.

Sur ce, passez une excellente soirée (ou nuit, dépendamment d’où vous venez). Il me fait envie de vous lire, ces romans semblent intéressants d’après leur synopsis.

Marie-Pier

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Jupiter Phaeton janvier 6, 2020 - 10:29

Merci Marie-Pier, je te souhaite de trouver une maison d’édition qui te conviendra et je te souhaite plein de succès.

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Macchan de la Lune janvier 6, 2020 - 7:21

Merci à toi ! 🙂

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Marine janvier 31, 2020 - 1:14

tout a fait d’accord avec toi ! Je te souhaite beaucoup de succès en 2020 et merci amazon ^^

Répondre
Marine janvier 31, 2020 - 1:14

tout a fait d’accord avec toi ! Je te souhaite beaucoup de succès en 2020 et merci amazon ^^

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Maeva Bonachera mars 6, 2020 - 10:16

Hello ! je découvre ta philosophie, ton style et tes dessins (OMG ces pandas, je craque !) Et tu pourras probablement vite me compter comme une nouvelle lectrice ( on vend tes éloges sur FB xD) avec ta saga Archi Skye qui me semble la plus percutante à mes yeux (j’aime les romans qui se démarquent!) .

Par contre, j’ose espérer que je ne suis pas une hater… mais j’avoue que ça me repousse un peu, l’auto-édition 🙁 Déjà j’ai du mal avec les couvertures un peu “amateur”, j’aime avec des couvertures toutes plus belles les unes que les autres et, régulièrement en auto, les couvertures n’envoient pas de frissons.

Perso je ne connaissais pas l’auto, puis j’ai découvert avec une auteure et une seconde. Alors je ne m’y oppose pas et je comprends la démarche de celles qui y vont. Par contre, pour des gens comme moi, me contenter d’une correctrice par exemple, ça me sort par les yeux. Non seulement je fais des fautes, mais je n’ai pas l’experience pour écrire de “bon roman”. Et ça, je pense que ça ne s’invente pas.

Je suis en ME actuellement et c’était mon rêve pour découvrir le travail éditoriale. Je voulais qu’on me pointe du doigt mes erreurs, mes lourdeurs, mes tournures inhabituelles ou mes incohérences. Et, bon sang, si mon roman était “potable” quand j’y travaillais seule, dorénavant j’ose esperer qu’il deviennent “bon”, grace à ces professionnels de la littérature qui sont tout de même supposés savoir ce qu’ils font, et COMMENT bien écrire un roman.

C’est un peu mon problème, car quand j’écoute certains auto-édités, il suffit juste de corriger les fautes, et je ne suis pas d’accord. Je trouve qu’à partir du moment où on demande à des lecteurs de PAYER pour acheter notre livre, on se doit, au minimum, de rendre l’achat attrayant et justifiable. Si le style est bon mais que les lourdeurs s’enchaînent et qu’on craque avant la fin du roman, on est déçu.

Et CA, c’est ce qui me bloque le plus dans l’auto-édition. Avoir la responsabilité de me dire ” Ben voilà, j’ai fait seule, avec à la limite 2 pro, un graphiste et un correcteur, mais derrière, mon roman est toujours un bijou brut”. Et dans l’autre sens, en tant que lectrice, je me fais la même réflexion.

Je ne suis pas anti auto, clairement, par contre, j’aime quand les gens se posent toutes les questions qu’il faut.

Dans quelques années, quand j’aurai pigé comment on réussi un bon roman du premier coup sans professionnel de l’édition, j’y songerai à nouveau.

En attendant, pour moi, l’auto c’est pour une minorité d’auteures, puisque la plupart ne sont pas forcément prêt à investir beaucoup d’argent là-dedans. :/

Bref, je ne sais pas pourquoi j’ai lancé un débat, peut-être pour donner un nouveau point de vu sur les gens comme moi, un peu “réfractaire” à l’idée.

Cela dit, je viendrai te voir quand j’aurai fini Archi Skye, et j’aurai peut-être encore un nouvel avis grâce à toi sur l’auto 8P

Merci pour ton blog, merci pour ta philosophie, merci de prendre le temps pour les autres, tu as l’air d’être sacrément exceptionnelle (parmi tant d’autres :p :p )

A bientôt ! <3

Répondre
Jupiter Phaeton mars 23, 2020 - 9:34

Hello Maeva !
Merci pour ton message et désolée pour mon délai de réponse. Non, tu n’es pas une hater, je te rassure. Chacun ses goûts, ses avis, ses opinions :). Effectivement, l’auto-édition est encore un milieu très amateur et moi-même je pense que j’ai encore un bout de chemin à faire pour proposer des ouvrages de bien meilleure qualité à l’avenir. C’est ça que je trouve génial : j’ai la possibilité de m’améliorer à chaque nouvel ouvrage que je sors. Un peu comme les applications qu’on télécharge, même Netflix tiens, qui doit être un exemple qui parle à tout le monde : il y a des mises à jour régulières qui sont faites pour améliorer la navigation, corriger les bugs existants… Je le vois comme ça. Après, je ne suis pas toute seule dans cette aventure de mon côté, j’ai une grosse équipe autour de moi qui fait de son mieux pour qu’on sorte tous ensemble l’ouvrage le plus qualitatif possible :). Comme tout le monde, comme les ME d’ailleurs, on fait parfois des erreurs, et on les corrige après coup :).

Il y a des avantages et des désavantages dans les deux cas : dans l’auto-édition et dans la ME. Il faut choisir ce qui nous convient :).

je t’embrasse,
Jupi

Répondre
Maeva Bonachera mars 6, 2020 - 10:16

Hello ! je découvre ta philosophie, ton style et tes dessins (OMG ces pandas, je craque !) Et tu pourras probablement vite me compter comme une nouvelle lectrice ( on vend tes éloges sur FB xD) avec ta saga Archi Skye qui me semble la plus percutante à mes yeux (j’aime les romans qui se démarquent!) .

Par contre, j’ose espérer que je ne suis pas une hater… mais j’avoue que ça me repousse un peu, l’auto-édition 🙁 Déjà j’ai du mal avec les couvertures un peu “amateur”, j’aime avec des couvertures toutes plus belles les unes que les autres et, régulièrement en auto, les couvertures n’envoient pas de frissons.

Perso je ne connaissais pas l’auto, puis j’ai découvert avec une auteure et une seconde. Alors je ne m’y oppose pas et je comprends la démarche de celles qui y vont. Par contre, pour des gens comme moi, me contenter d’une correctrice par exemple, ça me sort par les yeux. Non seulement je fais des fautes, mais je n’ai pas l’experience pour écrire de “bon roman”. Et ça, je pense que ça ne s’invente pas.

Je suis en ME actuellement et c’était mon rêve pour découvrir le travail éditoriale. Je voulais qu’on me pointe du doigt mes erreurs, mes lourdeurs, mes tournures inhabituelles ou mes incohérences. Et, bon sang, si mon roman était “potable” quand j’y travaillais seule, dorénavant j’ose esperer qu’il deviennent “bon”, grace à ces professionnels de la littérature qui sont tout de même supposés savoir ce qu’ils font, et COMMENT bien écrire un roman.

C’est un peu mon problème, car quand j’écoute certains auto-édités, il suffit juste de corriger les fautes, et je ne suis pas d’accord. Je trouve qu’à partir du moment où on demande à des lecteurs de PAYER pour acheter notre livre, on se doit, au minimum, de rendre l’achat attrayant et justifiable. Si le style est bon mais que les lourdeurs s’enchaînent et qu’on craque avant la fin du roman, on est déçu.

Et CA, c’est ce qui me bloque le plus dans l’auto-édition. Avoir la responsabilité de me dire ” Ben voilà, j’ai fait seule, avec à la limite 2 pro, un graphiste et un correcteur, mais derrière, mon roman est toujours un bijou brut”. Et dans l’autre sens, en tant que lectrice, je me fais la même réflexion.

Je ne suis pas anti auto, clairement, par contre, j’aime quand les gens se posent toutes les questions qu’il faut.

Dans quelques années, quand j’aurai pigé comment on réussi un bon roman du premier coup sans professionnel de l’édition, j’y songerai à nouveau.

En attendant, pour moi, l’auto c’est pour une minorité d’auteures, puisque la plupart ne sont pas forcément prêt à investir beaucoup d’argent là-dedans. :/

Bref, je ne sais pas pourquoi j’ai lancé un débat, peut-être pour donner un nouveau point de vu sur les gens comme moi, un peu “réfractaire” à l’idée.

Cela dit, je viendrai te voir quand j’aurai fini Archi Skye, et j’aurai peut-être encore un nouvel avis grâce à toi sur l’auto 8P

Merci pour ton blog, merci pour ta philosophie, merci de prendre le temps pour les autres, tu as l’air d’être sacrément exceptionnelle (parmi tant d’autres :p :p )

A bientôt ! <3

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Jupiter Phaeton mars 23, 2020 - 9:34

Hello Maeva !
Merci pour ton message et désolée pour mon délai de réponse. Non, tu n’es pas une hater, je te rassure. Chacun ses goûts, ses avis, ses opinions :). Effectivement, l’auto-édition est encore un milieu très amateur et moi-même je pense que j’ai encore un bout de chemin à faire pour proposer des ouvrages de bien meilleure qualité à l’avenir. C’est ça que je trouve génial : j’ai la possibilité de m’améliorer à chaque nouvel ouvrage que je sors. Un peu comme les applications qu’on télécharge, même Netflix tiens, qui doit être un exemple qui parle à tout le monde : il y a des mises à jour régulières qui sont faites pour améliorer la navigation, corriger les bugs existants… Je le vois comme ça. Après, je ne suis pas toute seule dans cette aventure de mon côté, j’ai une grosse équipe autour de moi qui fait de son mieux pour qu’on sorte tous ensemble l’ouvrage le plus qualitatif possible :). Comme tout le monde, comme les ME d’ailleurs, on fait parfois des erreurs, et on les corrige après coup :).

Il y a des avantages et des désavantages dans les deux cas : dans l’auto-édition et dans la ME. Il faut choisir ce qui nous convient :).

je t’embrasse,
Jupi

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Alicia Besson avril 22, 2020 - 3:16

Bonjour Jupiter,

Je t’ai découverte hier dans le Podcast “Le Typoteur” de Christelle Lebailly, et j’ai réécouté l’épisode aujourd’hui car tu as un effet boost sur mon moral !

Je suis en plein dans la réécriture de mon premier roman, je pensais l’envoyer aux maisons d’édition, mais à force d’entendre beaucoup d’auteurs en parler, je pensais à l’auto-édition. T’avoir entendue et lue à ce sujet m’a aidé à me décidé, c’est ce que j’ai envie de faire !
Bon, j’ai juste vachement les pétoches parce que ça fait beaucoup; beaucoup de choses à apprendre et à gérer. Mais comme tu dis, même si je me goure quelque part, il n’y aura pas mort d’hommes.

Alors Merci, Merci pour ta bonne humeur communicative, pour tes conseils, ta douceur, ton état d’esprit et ton mode de vie ultra inspirant. Merci du fond du cœur.

Je t’écrira peut-être pour te demander quelques conseils si je suis vraiment perdue dans les démarches pour publier sur Amazon =)

Belle fin de journée,
Merci d’avoir embelli la mienne.

Alicia

Répondre
Jupiter Phaeton avril 26, 2020 - 5:11

Coucou Alicia,
Merci beaucoup pour ton message ! Bravo pour avoir fini ton roman, c’est extra, je te félicite, prends le temps de savourer cette victoire. Tu n’es pas toute seule dans le monde de l’auto-édition, tu m’écris quand tu veux et si je peux t’aider, je n’hésiterai pas. Fonce 🙂

Répondre
Alicia Besson avril 22, 2020 - 3:16

Bonjour Jupiter,

Je t’ai découverte hier dans le Podcast “Le Typoteur” de Christelle Lebailly, et j’ai réécouté l’épisode aujourd’hui car tu as un effet boost sur mon moral !

Je suis en plein dans la réécriture de mon premier roman, je pensais l’envoyer aux maisons d’édition, mais à force d’entendre beaucoup d’auteurs en parler, je pensais à l’auto-édition. T’avoir entendue et lue à ce sujet m’a aidé à me décidé, c’est ce que j’ai envie de faire !
Bon, j’ai juste vachement les pétoches parce que ça fait beaucoup; beaucoup de choses à apprendre et à gérer. Mais comme tu dis, même si je me goure quelque part, il n’y aura pas mort d’hommes.

Alors Merci, Merci pour ta bonne humeur communicative, pour tes conseils, ta douceur, ton état d’esprit et ton mode de vie ultra inspirant. Merci du fond du cœur.

Je t’écrira peut-être pour te demander quelques conseils si je suis vraiment perdue dans les démarches pour publier sur Amazon =)

Belle fin de journée,
Merci d’avoir embelli la mienne.

Alicia

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Jupiter Phaeton avril 26, 2020 - 5:11

Coucou Alicia,
Merci beaucoup pour ton message ! Bravo pour avoir fini ton roman, c’est extra, je te félicite, prends le temps de savourer cette victoire. Tu n’es pas toute seule dans le monde de l’auto-édition, tu m’écris quand tu veux et si je peux t’aider, je n’hésiterai pas. Fonce 🙂

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