Par L'auto-édition c'est pas pour les moutons Ventes et autres chiffres qui font plaisir

Bilan des ventes de février

Avec un peu de retard, juste parce que j’ai oublié, je vous partage les chiffres de février, logiquement plus faibles que ceux des mois précédents pour plusieurs raisons :

  • Il y a moins de jours en février (et si, ça joue)
  • Il y a des vacances d’hiver, qui sont des vacances où les gens sont occupés, notamment par les sports d’hiver et ils n’ont pas forcément le temps de lire
  • J’ai eu une publication, comme tous les mois, mais il s’agit d’un tome 3, ce qui fait que les ventes ont chuté depuis le tome 1
  • Ma distribution des services presse avait ralenti depuis presque deux mois en raison d’un changement d’organisation à ce sujet, ce qui fait que les chroniqueuses n’avaient pas reçu leurs exemplaires depuis un moment, ce qui engendre moins de promotions sur les réseaux sociaux

Mais bon, le résultat reste génial :). Néanmoins, il est important de noter les facteurs qui peuvent entraîner des baisses de revenus, pour mettre en place des solutions pour s’améliorer au quotidien. Là, le seul point sur lequel je peux vraiment agir est celui des services presses et il a été résolu, avec une organisation plus pratique que jamais, grâce à ma meilleure assistante du côté (obscur) de la force, j’ai nommé Arwen. Bon évidemment, avec le contexte actuel, plus aucun envoi ne part depuis trois semaines et il faudra attendre la fin du confinement pour que les envois reprennent. L’autre point d’amélioration est l’ordre dans lequel je distribue mes séries, ou la longueur de celles-ci, c’est également un point sur lequel j’ai pris une action puisque je tente, à partir de juin, de publier une série “d’une traite” c’est à dire tome 1 en juin, tome 2 en juillet et tome 3 en août. Ce sera l’occasion d’observer l’impact sur les ventes d’une telle stratégie.

Je rappelle que mes revenus sont issus uniquement des ventes Amazon (ebook, papier et abonnement kindle). En février, j’ai publié le tome 3 de la série Archibald Skye, intitulé « Combien de lance-flammes faut-il pour brûler San Francisco ?» (si, si, c’est le vrai titre). Il s’agit de ma série déjantée, où les expressions à base de pandas, bambous, chamallows et lance-flammes se disputent la vedette.

Détails des ventes de février 2020 et des pages lues dans l’abonnement Kindle

On observe des courbes équivalentes aux mois précédents, avec un pic de ventes le 14 février en raison d’une promotion. Le nombre de ventes par jour est au-dessus de 50 (quand on cumule papier + ebook) à chaque jour. Le nombre de pages lues est largement stabilisé au-dessus de 50 000 pages lues par jour. La dynamique est donc installée à ce sujet.

Détails des ventes au format broché par titre pour le mois de février 2020
Détail des ventes par titre en ebook, ainsi que du nombre de pages lues, pour le mois de février 2020

C’est le moment de procéder à de sérieuses additions ! Passons en revue les totaux de février :

  • 2 038 ebooks vendus (contre 2 946 le mois précédent, mais ce nombre était très boosté par la promo ebook sur Alters)
  • 199 livres au format papier vendu (contre 240 en janvier)
  • 2 342 851 pages lues dans l’abonnement Kindle (contre 2 420 864 le mois dernier) ce qui peut être converti en l’équivalent de 5 206 livres lus intégralement à travers l’abonnement
  • soit un total de 7 443 livres achetés/lus dans l’abonnement pour le mois de février (contre 8 566 en janvier)

Un petit rappel au préalable concernant les revenus pour les nouveaux qui débarquent :

  • je gagne 3,92€ (ou 3,93 ou 3,91 ça dépend de la taille de l’ebook, s’il est un peu plus long le coût virtuel d’acheminement jusqu’à la liseuse est plus cher d’un centime (il varie de 7 à 9 centimes selon mes livres) et ça fait baisser ma redevance de 1 centime, bien sûr ce n’est rien du tout mais c’est pour vous expliquer le détail) par ebook vendu
  • je gagne entre 2€ et 3€ par livre broché vendu, ça dépend du format, du nombre de pages (qui à eux deux déterminent le coût d’impression et dont je me sers pour déterminer le prix de vente)
  • pour l’abonnement Kindle, la rémunération se fait au nombre de pages lues, ce nombre de pages est normalisé par KDP, ce n’est pas parce que vous avez sauté 3 lignes entre chaque paragraphe que vous aurez un nombre de pages plus important, il ne correspond pas au nombre de pages affiché sur votre page produit sur Amazon, vous le trouverez dans votre compte KDP. Je suppose qu’ils s’appuient sur le nombre de mots, 100 000 mots ça fait environ 500 pages KENP. Mes romans font environ 450 pages (entre 85 000 et 105 000 mots selon la série). Il y a un fonds monétaire KDP (une partie de ce que les clients paient pour l’abonnement Kindle va dans ce fonds qui est intégralement reversé aux auteurs tous les mois) et on est rémunéré en fonction du nombre de pages lues par rapport au nombre total de pages lues dans le mois. Le fonds pour le mois de janvier est de 23 900 000 euros, si mon nombre de pages représente 0,01% du nombre total de pages lues dans le mois, je toucherai 0,01% du montant total du fonds. À noter que généralement on est entre 0,0041 et 0,0044€ la page lue. Soit entre 1,85€ et 1,98€ pour un livre de 450 pages (85 000 mots environ) intégralement lu dans l’abonnement Kindle
Revenus par marché pour le mois de février 2020

Nous sommes à un total de 18 196 euros pour ce mois de février 2020 (je vous épargne les virgules et les conversions). Il s’agit d’un montant brut. Si vous êtes auto-entrepreneur, il faut retirer 22% de cotisations sociales, puis l’impôt sur le revenu. Dans mon cas, je suis maintenant à l’AGESSA, je ne me verse pas la totalité du montant, loin de là, je n’ai pas besoin de tout ça pour vivre. J’utilise la majorité pour investir dans des traductions, pour payer les gens avec lesquels je travaille et pour financer des projets d’autres auteurs indépendants auxquels je crois beaucoup.

Les prochaines croissances de revenus viendront des traductions et de projets extérieurs. Je ne cherche pas spécialement à augmenter les revenus à l’heure actuelle, je suis beaucoup plus focalisée sur les formations (auteurs, agents littéraires) que je souhaite proposer gratuitement, et sur le fait de faire grandir ma communauté, en vue de bouger un peu les choses dans le monde du livre en France. Ce sont mes objectifs principaux à l’heure actuelle, même si bien évidemment je continue d’écrire, pour mon plus grand plaisir.

Sachez que ces revenus sont plus élevés que beaucoup de petites maisons d’édition, avec des coûts de structure bien moins importants. Je ne suis pas ambassadrice Amazon mais si tout ça est possible, c’est grâce à eux, à leur plateforme et grâce aux outils qu’ils ont mis en place pour les auteurs indépendants. Cela ne veut pas dire qu’ils sont blancs comme neige et qu’il n’y a pas des choses à améliorer dans leur système, mais sur le sujet de ce qu’ils font pour les auto-édités, à ce jour, j’ai du mal à trouver mieux. Néanmoins, pour revenir sur le sujet des revenus, le fait est que l’auto-édition n’est pas qu’une voie précaire et amateur (amatrice ? amateure ? hmm) et c’est ce que je veux vous démontrer en partageant ces chiffres. Le but n’est pas de frimer, juste d’être transparente, de vous montrer ce qu’il est possible d’accomplir, comment ça fonctionne et peut-être de vous aider à franchir le pas si vous hésitez encore.

Et si ces tableaux ne vous ont pas convaincus, il y a toujours l’email à Tata Jupi, ça marche du tonnerre ! –> courrier@pandajones.fr

Illustration par la merveilleuse @blandine.pouchoulin

Étiquettes : , , , , , , Last modified: 16 octobre 2020
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