Comment avoir son ebook dans l’abonnement Prime Reading ?

Il y a une vraie confusion qui règne quand il est question de différencier l’abonnement Prime Reading de l’abonnement Kindle. Qu’est-ce que l’abonnement Prime Reading ? Quels lecteurs y ont accès ? Et comment, en tant qu’auteur, peut-on y mettre son ebook ? On répond à toutes ces questions dans l’article ci-dessous.

Comment avoir son ebook dans l'abonnement Prime Reading ?
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    Fonctionnement de l’abonnement Prime Reading

    L’abonnement Prime dans son ensemble

    L’abonnement Prime Reading est un abonnement inclus dans les services de l’abonnement Amazon Prime, en France. Je précise en France, parce que les services inclus dans cet abonnement Amazon Prime ne sont pas les mêmes pour tous les pays. La Belgique, par exemple, n’a pas accès à Prime Reading en prenant l’abonnement Prime.

    À la base, l’abonnement Prime a été créé comme un forfait de livraison. Les utilisateurs paient un forfait de 50 euros à l’année. En échange, toutes les produits indiqués « Prime » sont livrés gratuitement chez eux (sans frais supplémentaires), et plus rapidement. Il n’y a que les livres qui ne sont pas livrés gratuitement, la livraison est à 1 centime pour ces derniers, en raison de la réglementation française qui interdit la gratuité de la livraison des livres.

    En France, l’abonnement Prime ouvre le droit à un tas d’autres fonctionnalités pour l’utilisateur. Il peut écouter une sélection de 2 millions de titres dans Amazon Music Prime. C’est loin des 90 millions de titres proposés pour les utilisateurs qui paient l’abonnement Amazon Music Prime tous les mois, mais c’est un bon moyen de tester le produit. Avec Prime, on a également accès à Prime Video et à… Prime Reading.

    Amazon books menu de l'application

    Prime Reading

    Prime Reading est une bibliothèque qui contient un nombre limité d’ebooks, sélectionnés par Amazon, et qui se renouvelle tous les six mois. Les utilisateurs de Prime ont accès, en France, à Prime Reading et peuvent lire gratuitement des titres au sein de cette bibliothèque, qui contient 1500 à 2000 titres en moyenne. Le roulement des titres s’effectue donc par période de six mois. La période s’étend de décembre à juin, puis de juin à décembre. Le catalogue est donc renouvelé à deux reprises dans l’année : en décembre, et en juin.

    C’est l’occasion pour des utilisateurs qui n’ont pas l’abonnement Kindle, de découvrir des livres numériques. Amazon promeut ainsi l’essor du livre numérique en France, sans que les utilisateurs aient à débourser un euro de plus que le forfait qu’ils ont payé (pour obtenir un tout autre service à la base). Ce programme Prime Reading étant spécifique à certains pays et pas à d’autres, on peut spéculer sur le fait qu’Amazon vise les marchés où la pénétration des liseuses numériques n’est pas très élevée par exemple. Ou bien qu’il essaie de renforcer l’adhésion à l’abonnement Prime dans les pays où un faible taux de la population a passé le pas pour l’instant.

    Différences avec l’abonnement Kindle

    Pour la partie lecteur

    L’abonnement Kindle, ou Kindle Limited, ou Kindle Select, est un abonnement spécifique qui ouvre l’accès à tous les titres qui ont accepté de figurer dans l’abonnement Kindle. Les lecteurs peuvent choisir parmi plusieurs millions de titres, tandis qu’il n’y a que 1500 à 2000 titres dans l’abonnement Prime Reading. L’abonnement Kindle est payant, son tarif est de 9,99€ par mois.

    Il est à noter que si un lecteur a l’abonnement Kindle et lit un livre inclus dans l’abonnement Prime Reading, c’est l’abonnement Kindle qui a le dessus. C’est-à-dire que la rémunération de l’auteur sera associée à l’abonnement Kindle, ce qui est bénéfique pour l’auteur.

    Pour la partie auteur

    Il suffit de cocher une case dans le formulaire KDP pour que notre ebook soit disponible dans l’abonnement Kindle. Le fonctionnement n’est pas le même pour l’abonnement Prime Reading. Comme indiqué plus haut, les titres sont sélectionnés par Amazon, comme lors des offres promotionnelles Kindle. On regarde un peu plus bas comme faire pour proposer son livre et espérer être sélectionné par Amazon.

    Liseuse numérique dans les mains d'une jeune fille

    Avantages et inconvénients de l’abonnement Prime Reading

    Mais avant de proposer notre livre dans l’abonnement, vérifions si c’est bel et bien avantageux pour l’auteur. 

    L’abonnement Prime Reading est un boost pour la visibilité

    Il n’y a pas photo, être dans l’abonnement Prime Reading offre un boost de visibilité. Pourquoi ? Parce que certains lecteurs n’empruntent des livres qu’à travers cette bibliothèque. Le titre ne peut être découvert que via ce biais pour eux. Ils n’ont pas l’abonnement Kindle, par exemple. Par ailleurs, chaque emprunt dans l’abonnement Prime Reading semble compter pour le classement des ventes. J’emploie un ton hypothétique ici, car je rappelle que je ne travaille pas chez Amazon. Personne, mis à part les employés en charge de l’algorithme du classement des ventes, n’a l’information sur l’équation mathématique qui se cache derrière le classement. 

    Néanmoins, l’expérience, l’observation et les différentes formations que j’ai faites, tendent à dire que le classement est probablement un système de points. La personne qui a le plus de points est tout en haut. Et le classement prend en compte les ventes, les emprunts à travers l’abonnement Kindle et les emprunts à travers l’abonnement Prime Reading.

    En revanche, on n’a pas la main sur l’endroit où on s’affiche dans la partie réservée à l’abonnement Prime Reading. Donc visibilité, oui. Mais visibilité pour les titres mis en avant dans Prime Reading. Comme toujours, si on est à la 88e page des résultats de recherche, la visibilité n’est pas au rendez-vous.

    Y a-t-il inégalité ?

    Néanmoins, être dans l’abonnement Prime Reading est donc un atout formidable face à ceux qui ne le sont pas, car on peut bénéficier des emprunts Prime Reading, là où les autres ne peuvent pas.

    On pourrait débattre de l’inégalité que ça engendre, mais je vais tenir cinquante ans sur cet article si on fait ça.

    Si cet abonnement est fait pour durer (ce qui n’est vraiment pas certain), ce qui est à déplorer c’est plutôt le manque de visibilité de l’abonnement auprès des utilisateurs. L’accès à Prime Reading est méconnu. Mais d’un autre côté, si tout le monde était au fait de ce à quoi il a accès, on se poserait encore plus la question de la rémunération et des droits d’auteur.

    La rémunération à travers Prime Reading…

    … est faible. On ne va pas se le cacher. Je n’évoquerai pas les montants ici car il est bien stipulé sur l’email qu’on reçoit que les montants ne doivent pas être ébruités. Mais ce n’est pas grand-chose. La rémunération ne fonctionne pas de la même manière qu’à travers l’abonnement Kindle. Dans l’abonnement Kindle, l’auteur est rémunéré au nombre de pages lues. 

    Il y a un fonds monétaire KDP, qui est rempli tous les mois, sûrement grâce à une partie du montant de l’abonnement Kindle que les utilisateurs paient mensuellement. Ce fonds monétaire KDP est intégralement redistribué aux auteurs tous les mois, sur la base du nombre de pages lues. L’ensemble des pages lues dans l’abonnement par les utilisateurs correspond à 100% des pages lues. On regarde combien tu as eu de pages lues sur cet ensemble. Si tu as 1% de pages lues, tu touches 1% du fonds monétaire KDP. Dans les faits, 1% c’est énorme, donc ce sera beaucoup moins. Le fonds monétaire KDP a dépassé les 37 millions d’euros au moment où j’écris ces lignes.

    L’abonnement Prime Reading ne fonctionne pas de la même manière, et c’est bien normal. Les utilisateurs qui ont accès à cet abonnement ne paient pas un montant mensuel pour une bibliothèque de titres. Ils paient un montant annuel pour avoir accès à un service de livraison. L’abonnement Prime Reading est un « bonus » pour eux. Un à-côté sympathique s’ils sont lecteurs, ou une fonctionnalité qu’ils n’utilisent même pas s’ils ne le sont pas. Donc mettons-nous à la place d’Amazon un instant. Comment finance-t-on un service quasi-offert à l’utilisateur, tout en respectant les droits d’auteur sur les ouvrages ?

    Une solution pas idéale, mais gagnante quand même ?

    Leur solution n’est pas idéale, mais elle a le mérite de verser quelque chose aux auteurs. Ils proposent un montant fixe à l’auteur pour l’inclure dans l’abonnement Prime Reading pour la période des six mois. Ce montant est reversé à l’auteur à 60 jours fin de mois après la fin de la période Prime Reading. Donc à fin janvier ou fin juillet. Si des lecteurs ont Prime et l’abonnement Kindle, c’est l’abonnement Kindle qui prévaut. C’est-à-dire que les pages lues seront comptabilités dans le tableau de bord KDP de l’auteur, et il touchera la rémunération associée comme d’habitude.

    Le point le plus critiqué sur ce système de rémunération est le manque de transparence.

    Un regret sur l’opacité du système

    Et effectivement, nous n’avons pas vu sur le nombre d’emprunts effectués à travers l’abonnement Prime Reading. Nous ne savons pas combien de personnes ont lu notre ouvrage à travers cet abonnement. Difficile du coup de savoir si la rémunération que nous touchons est vraiment basse, ou si elle correspond à la réalité, puisque nous n’avons pas idée de combien de personnes nous ont emprunté.

    Mais d’un autre côté, nous n’avons pas non plus l’information sur le nombre d’emprunts à travers l’abonnement Kindle. Le système de rémunération étant basé sur le nombre de pages lues, nous n’en avons pas spécifiquement besoin. Je sais qu’en tant qu’autrice j’aime avoir le plus de données possibles sous les yeux, pour pouvoir déterminer si les gens s’arrêtent au début de mon livre par exemple. Et j’adorerais que ce soit une fonctionnalité développée plus tard. Mais en attendant, on fait sans. Et il est logique que si cette fonctionnalité n’existe pas pour l’abonnement Kindle, elle ne soit pas non plus disponible pour l’abonnement Prime Reading.

    Il y a aussi un regret de la part d’auteurs que j’ai interrogés, sur le manque de transparence quant à la sélection des titres. Comme pour les offres Kindle, il est difficile de savoir pourquoi tel titre a été sélectionné ou non. Pourquoi telle rémunération est proposée à tel titre, et pas à un autre. Néanmoins, on peut maintenant proposer son livre dans l’abonnement et ça, c’est déjà un pas en avant.

    Comment avoir son ebook dans l’abonnement Prime Reading ?

    Comme pour les offres promotionnelles Kindle, il est possible de proposer son ebook dans Prime Reading. Cela ne t’assure pas d’être sélectionné. Tu peux te rendre dans ton compte KDP et cliquer sur l’onglet « Marketing » du menu. Sur la page qui s’affiche, tout en bas, tu as la possibilité de proposer un titre dans l’abonnement Prime Reading.

    Cette action n’entraîne pas une validation automatique. Elle te permet juste de faire une suggestion. Et ce n’est pas obligatoire de passer par cette étape pour être dans Prime Reading. Amazon peut aussi te contacter directement avec une proposition.

    Dans les deux cas, si tu es présélectionné, tu vas recevoir un email avec le titre concerné, la période et le montant proposé. Si tu dis oui, tu n’es pas encore assuré d’être dans l’abonnement Prime Reading. Comme indiqué plus haut, il s’agit d’une présélection. Le système est le même avec les offres promotionnelles Kindle, comme l’offre éclair. Si tu es sélectionné, tu recevras un second email qui te confirmera que ton titre sera dans l’abonnement Prime Reading pour la prochaine période.

    Liseuse numérique

    Mon avis

    Faut-il, ou non, mettre son ebook dans l’abonnement Prime Reading ?

    La question ne se pose pas vraiment, pour moi la réponse est oui. Tout boost de visibilité est bon à prendre. S’il s’agit d’un titre one shot, des nouveaux lecteurs découvriront ton nom d’auteur, et pourront potentiellement s’intéresser à tes autres titres. Tu gagneras en visibilité dans le classement payant. Et tu obtiendras de nouvelles évaluations et de nouveaux commentaires, ce qui est super. Si tu mets un tome 1 de saga, je pense que c’est encore mieux : si les lecteurs de Prime Reading ont accroché à l’ouvrage, ils peuvent aller se procurer la suite.

    Je ne suis pas choquée par la rémunération, parce que la visibilité proposée en échange est un véritable boost. Et à nouveau, sans cette visibilité sur les emprunts, difficile de dire si l’auteur est véritablement lésé ou non. Quand bien même il le serait… est-ce que la visibilité gagnée ne compense pas ?

    Je ne sais pas si l’abonnement Prime Reading va rester encore quelques années. J’ai des doutes à ce sujet, car la confusion entre les deux abonnements est importante, tant pour les lecteurs que les auteurs. Mais en attendant, je pense que c’est un outil promotionnel et marketing comme un autre. Si on a l’opportunité de l’utiliser, il ne faut pas hésiter.

    Pour aller plus loin

    Je parle de l’abonnement Prime Reading dans l’épisode 20 du podcast Jupi construit son empire si tu veux aller plus loin sur le sujet.

    Tu peux aussi t’intéresser au fonctionnement de l’offre éclair Kindle et savoir comment en bénéficier ici. C’est un outil promotionnel qui offre un énorme boost de visibilité !

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