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Et les mauvaises critiques, on en fait quoi ?

Par Jupiter Phaeton

On les jette à la poubelle ?

On les enfouit très profondément dans son esprit ?

On les ressasse à l’infini ?

On se remet en question tout de suite ?

On retire son roman d’Amazon parce que, mon Dieu, si quelqu’un a dit que c’était nul, ça veut forcément dire que ça l’est ?

Nope.

Déjà, je vais t’avouer quelque chose : je ne lis plus les commentaires que je reçois. Je les lisais au début, tous, les bons comme les mauvais et les premiers jours après la publication de Ryvenn, mon premier roman, je t’assure qu’au moindre commentaire négatif, je plongeais au cinquième dessous, je m’arrachais les cheveux, je déprimais pendant trois jours et je me disais « OH MON DIEU, QU’EST-CE QUE C’EST NAZE CE QUE J’AI ÉCRIT ! »

Bien sûr, c’était le syndrome de l’imposteur qui parlait, celui qui est là, à ton oreille, et qui chuchote régulièrement « attention, les gens vont se rendre compte que tu n’es pas légitime dans ce que tu fais, attention ils vont te démasquer et découvrir que tu n’as pas le talent nécessaire pour être écrivain », et ce petit syndrome fort sympathique, si tu lui donnes en plus les arguments d’un lecteur pour s’étaler de long en large dans ton cerveau, ne t’inquiète pas, il s’en donne à cœur joie.

Il farfouille, il plante les graines du doute (comme si tu ne doutais déjà pas assez), il creuse, creuse encore, jusqu’à te miner le moral, jusqu’à ce que tu veuilles te rouler en boule dans un coin en fermant fort les yeux, pour ne plus jamais les ouvrir, parce que si tu lis un seul autre commentaire négatif, c’est certain, tu vas arrêter d’écrire.

Voilà.

Je suis passée par là, moi aussi.

Mais maintenant, pour être honnête, les commentaires négatifs, quand je tombe dessus (et je tombe rarement dessus parce que je ne lis plus les commentaires, c’est quand des fans me les remontent, outrés qu’on ait osé dire quelque chose de négatif, qu’ils se sentent obligés de me faire une jolie capture d’écran, que je tombe dessus, ça part d’une bonne intention hein, ils veulent me montrer qu’ils me soutiennent et tout, mais bon, c’est marrant quand même), bref quand je tombe dessus, ils roulent sur moi, ils glissent comme une jolie cascade d’eau et POF ! Ils disparaissent de mon esprit.

Pourquoi ?

Parce que j’ai compris qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, j’ai compris que j’écris pour une cible et pas pour le grand public, j’ai compris que forcément mes livres vont tomber dans de mauvaises mains, c’est-à-dire des gens qui ne sont pas dans ma cible, et que ces gens-là ne vont probablement pas aimer et c’est NOR-MAL.

Enfin, moi, tu me mets un thriller entre les mains, il peut être super bien écrit, je t’assure que je ne vais pas aimer. Tu me mets un livre d’horreur sur ma liseuse, et je hurle, voilà.

Est-ce que ça veut dire que le livre est mauvais ? Nope, ça veut juste dire qu’il n’est pas à mon goût, et c’est OK.

En tant que lectrice, je ne peux pas aimer toutes mes lectures. Alors pourquoi est-ce qu’en tant qu’auteur, tu te dis que ton roman doit plaire à tout le monde et tu t’affoles dès que tu as une note en dessous de 5 étoiles (qui, rappelons-le, est une note parfaite) ? Hein, dis-moi donc ?

Parfois, il y a même des romans que j’ai choisis, qui sont dans mon genre littéraire habituel de lecture, qui me débectent. Genre je ne vais même pas jusqu’au bout et pourtant je peux te dire que c’est difficile pour moi d’abandonner un livre en cours.

Comme beaucoup de gens, j’ai BESOIN d’aller au bout pour me dire « OK, je l’ai fini ».

Mais pourquoi se forcer à aller au bout d’un livre qu’on n’aime pas, hein ? Oui, c’est stupide, je suis d’accord avec toi.

Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos lectures. Je compte quantité de titres qui sont classés dans les catégories qui me plaisent habituellement, que je n’ai pourtant pas aimés : je n’ai pas aimé Un palais d’épines et de roses de Sarah J. Maas, pourtant encensée par la critique, je n’ai pas aimé Diabolic, de S.J. Kincaid, je n’ai pas aimé La passe-miroir, de Christelle Dabos, et pourtant je peux te trouver au moins 100 bookstagrameuses qui disent que c’est un coup de cœur pour elles. Des bookstagrameuses que je suis, en plus, ce qui signifie que leurs goûts sont similaires aux miens.

Et pourtant, je n’ai pas accroché. Est-ce que ça veut dire que ce sont de mauvais titres ? Est-ce que ça veut dire que c’est de mauvaise qualité et que l’auteur devrait raccrocher sa plume ?

ABSOLUMENT PAS.

Et je suis certaine que ça te paraît évident en lisant ces lignes, je suis certaine que tu ne remets pas en cause la qualité de ces ouvrages alors que je viens de te dire que je ne les ai pas aimés.

Pourquoi ?

Parce que ça ne te concerne pas directement, alors tu as du recul. Mais quand c’est à toi que ça arrive, tu n’as plus de recul.

Deux conseils aujourd’hui pour toi :

  1. Fais la liste de tous ces livres, ou films, ou séries télévisées qui ont été encensés par la critique et que tu n’as pas aimés de ton côté, admets que tous les goûts sont dans la nature et que même si ça semblait « fait pour toi », tu n’as pas accroché et que c’est OK, ça ne veut pas dire que c’est mauvais ;
  2. Si vraiment tu es dans la déprime après la lecture d’un mauvais commentaire, va lire les mauvais commentaires de tes auteurs préférés, ou d’auteurs ultras célèbres comme JK Rowling, Tolkien, George R.R. Martin, ou encore Musso, Levy, Nothomb… fonce, fonce, tu vas te régaler, cherche les bons commentaires salés « 1 étoile » et apaise ton esprit : ABSOLUMENT TOUT LE MONDE reçoit des critiques négatives. Même ceux qui vendent 1 million de livres. Personne n’est épargné.

Au prochain commentaire négatif que tu te prends, ne le ressasse pas pendant des jours, accepte que ça n’ait pas plu à la personne, que ce soit OK, que ça plaise à d’autres gens et que ce soit pour ces gens à qui ça a plu que tu écris.

Tu n’écris pas pour l’ensemble de la population, tu écris pour une cible précise.

Tu écris pour tous ceux qui te laissent de splendides commentaires, qui parlent de tes romans sur les réseaux, qui ont envie de faire partager leur lecture à d’autres.

Tu écris pour ceux qui reçoivent tes mots avec plaisir.

Et puis tu écris pour toi, aussi, pardi !

Alors, ceux qui n’ont pas aimé ton roman, c’est complètement OK.

Je n’ai pas aimé La passe-miroir, tu te rends compte ? Est-ce que c’est un mauvais roman pour autant ? Non. Est-ce que Christelle Dabos est une mauvaise autrice qui devrait arrêter d’écrire ? Certainement pas.

Laisse le commentaire couler sur toi.

Comme a dit Jupiyogi, une disciple bouddhiste qui arpente la montagne à la recherche de la voie sacrée (oui, j’ai le cerveau pété, aujourd’hui), « si tu t’arrêtes au premier mauvais commentaire que tu reçois, tu n’iras pas très loin ». Oui, ce n’est pas très philosophique, mais Jupiyogi débute, faut pas lui en vouloir.

Mais bon, jusqu’où tu veux aller ? Parce que sur ta route, je te préviens, le chemin est pavé de commentaires négatifs.

Il y en aura des dizaines.

Est-ce que tu comptes faire une pause de trois mois à chaque mauvais commentaire que tu reçois et tomber dans la dépression à chaque fois ?

Ou est-ce que tu comptes te prendre en main, accepter qu’on ne puisse pas plaire à tout le monde et que ce soit comme ça dans tous les aspects de la vie ?

Je crois que la question, elle est vite répondue, hein… (oh oh oh, très heureuse de l’avoir casée, celle-là, telle une Jupiyogi).

Et sinon, si tu as un coup de mou, tu peux aussi aller faire un tour du côté des formations jupiterriennes, il y a aussi des modules spéciaux pour « coup de boost » et « comment remonter ton moral ».

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1 Commentaire

Obtenir des commentaires sur sa page produit de roman sur Amazon - Jupiter Phaeton août 6, 2021 - 2:09

[…] page produit, et quelques-uns, comme tout le monde, qui sont durs à encaisser, tu peux aller lire cet article qui t’apprend à gérer les mauvais commentaires, ou regarder mes vidéos IGTV  ici et ici, […]

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